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MALICK NDIAYE SOMME PAR L’HUISSIER DU GROUPE BOLLORE DE CONFIRMER SES DIRES: « Je n’ai rien à vous dire… »

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Le Pr. Malick Ndiaye du Front des citoyens pour la défense de la République (Fcdr) a reçu une sommation interpellative des soins de Me Mademba Guèye, Huissier de justice à Dakar, le 13 juin dernier, sur la requête solidaire du Groupe Bolloré et de sa filiale, la Société Delmas & Vieljeu (Sdv-Sénégal). Les plaignants lui ont enjoint de répondre à la question de savoir s’il continuait à revendiquer la paternité des dires à lui prêtés à l’issue de sa conférence du 4 juin passé ? Et si oui, était-il en mesure de rapporter la preuve de ses allégations ? Le sociologue a répondu à l’huissier, « je n’ai rien à vous dire Monsieur, au revoir… »



MALICK NDIAYE SOMME PAR L’HUISSIER DU GROUPE BOLLORE DE CONFIRMER SES DIRES: « Je n’ai rien à vous dire… »
Le Groupe Bolloré et sa filiale, la Société Delmas & Vieljeu (Sdv), ont servi, le 13 juin dernier, une sommation interpellative au Pr.Malick Ndiaye par les soins de Me Mademba Guèye, huissier de justice requis par Me Ndèye Maty Djigueul, avocat à la Cour dont les plaignants ont élu domicile en son étude. L’animateur en vue du Fcdr qui s’entretenait avec la presse sur la naissance de son mouvement et sur ses objectifs le 4 juin dernier, s’en était vivement pris dans son texte liminaire comme dans ses réponses aux journalistes contre les tenants des Assises nationales qu’il qualifiait « d’opposition boycotteuse » et contre des forces étrangères tapies dans l’ombre qui chercheraient à déstabiliser le Sénégal. « (…) Il y a une convergence insolite, voire peu fortuite, entre le procès de harcèlement international du Président démocratiquement élu du Sénégal en fonction, et la pression sur les institutions sénégalaises par des organismes internationaux traditionnellement discrets quand ils parlent des pays hôtes.

Sans parler de la coïncidence et des silences troublants entre ces attaques multiformes contre le Sénégal et le regain d’activisme d’une Opposition « boycotteuse », qui n’offre, en fin de compte, comme issue à sa propre crise de désorientation, que la convocation de prétendues Assises « nationales » , destinées dans les faits à créer des organes de pouvoir alternatifs dont nous récusons le principe, la méthode et l’orientation comme les attendus », avait-il sentencieusement déclaré.

Avant d’ajouter pointant du doigt sur ces forces étrangères : « nul doute que le partenariat stratégique des autorités sénégalaises avec de grands groupes internationaux comme JAFSA, DPW, etc., dérange des intérêts bien connus, en particulier les vieux intérêts coloniaux qui empêchent l’économie de respirer de quelque manière, et par suite, il n’est pas exclu qu’il y ait une convergence d’intérêts ou une entente sinon une coalition ( !) entre des BOLLORE amers et revanchards et des cinquièmes colonnes de l’intérieur et de l’extérieur, qui cognent dans le mur et essaient de raccourcir à n’importe quel prix leur séjour dans l’Opposition, ou rester indéfiniment au Pouvoir, au détriment de la stabilité du pays et de l’intérêt supérieur du Sénégal et de la sous région. Le schéma ivoirien de crise artificielle frappe à notre porte. Les citoyens doivent dire Non et se faire entendre clairement ».

Selon nos confrères de Walfadjri qui rendaient compte de la conférence de presse dans leur édition du 5 juin dernier, et dont Malick Ndiaye lui-même affirmait hier, lundi 23 juin que leur compte-rendu était exhaustif et fidèle : « (…) il se concocte un projet de succession du président Wade par un fonctionnaire international, dans les coulisses de l’impérialisme français et au niveau des organismes internationaux », avait assuré l’interpellé du Fcdr. Qui avait poursuivi, notaient toujours nos confrères de Walfadjri dans l’édition précitée, « (…) Et, les comploteurs (…) ont trouvé une cohérence politique de leur projet à travers les assises. Malick Ndiaye de citer nommément le groupe Bolloré qui, accuse-t-il, est ‘l’exemple le plus illustrant’.

Après avoir perdu le Port autonome de Dakar, ‘le patron de Bolloré explique partout que ses droits ont été lésés et que les procédures n’ont pas été correctes. Il s’est réfugié à Abidjan d’où il mène une campagne anti-sénégalaise », accuse le sociologue. Qui rappelle, à cet effet, les menaces de Vincent Bolloré a l’encontre de Karim Wade, à travers la presse. La cause : Abdoulaye Wade, après Gbagbo, a pris le chemin de la deuxième décolonisation et certains intérêts tapis dans l’ombre ont décidé de l’abattre ».

Sommé cependant le 13 juin dernier d’assumer les propos à lui prêtés dans les parutions des Quotidiens « Walf Grand Place » du 5 juin et « Messager » du 6 juin, alléguant que « les Assises organisées par l’opposition ont été commanditées par M. Bolloré et son groupe dans la perspective de créer un pouvoir alternatif au détriment de la stabilité du pays et de cautionner le pire des complots pour déclencher des coups d’Etat et des guerres civiles si tant est qu’ils mènent au pouvoir, en un mot mener une campagne anti-sénégalaise », Malick Ndiaye qui dit s’être entendu là-dessus avec son défenseur, Me Doudou Ndoye, a simplement répondu à l’huissier : « je n’ai rien à vous dire Monsieur, au revoir ».

Tactique de défense certainement qui laisse entendre que « ku wax waxul ku jootali wo wax » (c’est celui qui a relayé les propos qui en est le responsable. Traduction approximative de l’auteur). Toujours est-il que l’intéressé paraissait ainsi mettre dans la cause d’un probable et possible procès contre lui, la presse, « seule responsable ? » qui a relaté son point de presse.

Interrogé néanmoins, hier, lundi 23 juin, Malick Ndiaye déclare ne rien retirer de ses propos tenus le 4 juin. Mieux, il revendique la paternité du texte liminaire de sa conférence de presse en question. « On les attend au tribunal », a-t-il conclu. Du côté du Groupe Bolloré et de sa filiale Sdv, on rappelle « que d’honnêtes citoyens sénégalais sont actionnaires du groupe et y ou travaillent dans l’une ou l’autre des filiales. On ne peut décemment les considérer comme des antipatriotes. Jamais le groupe Bolloré, encore moins la Sdv, sa filiale ne se sont mêlés de politique et ne se mêleront de politique ». On s’y réserve le droit de toute suite judiciaire à donner à cette affaire.

Source: Sud Quotidien

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Mardi 24 Juin 2008


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