Vêtue d'un ensemble pagne taille basse en Khartoum, un voile noir noué au cou, la tête tressée en life, 1'interrogatoire a permis de ressortir la timidité de Sophie. La tête toujours pensive, immobile, la honte se lisait dans ses yeux. Par ailleurs, la tristesse de n'avoir pas vu ses enfants depuis quatre ans, la déprime. Car, à ces derniers, son oncle qui la considère comme sa fille et qui gère depuis tout ce temps leur scolarité, leur a fait croire que leur maman a voyagé. Que depuis quatre ans, elle vit à Touba avec sa famille et compte revenir bientôt. Sophie est également touchée par la mort de son père, il y a de 2 ans. Et, l'accusée d'arguer que de son vivant, celui-ci venait lui rendre visite à la prison tous les jours. Depuis lors, elle se contente des visites de sa mère vivant à Touba, de son oncle Macodou Niang et de ses autres proches. Commerçante de profession, elle indique avoir toujours utilisé ses bénéfices pour soutenir sa famille vivant à Touba. En prison, elle a appris la coiffure et se place parmi les meilleures élèves de sa classe. Regrettant ce qui s'est passé, Sophie Bèye espère et souhaite de tout cœur que son mariage tienne.
A. THIOYE
Source Walf Grand Place