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MALGRÉ LA TABASKI À L’HORIZON: Les prostituées de Mbour font de bonnes affaires

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En cette veille de Tabaski, les travailleuses de sexe font vraiment de bonnes affaires à Mbour. C’est le moins qu’on puisse dire quand on passe devant le bar Mama Ndagne qui est leur domaine de prédilection.



Le regain d’activités de ces prostituées pourrait s'expliquer par le contexte de veille de fête. Elles n’ont que leurs corps à offrir en échanges de quelques billets de banque et passer une bonne fête. Mama Ndagne est bien connu dans la Capitale de la Petite Côte. Situé en face de la mairie, c’est un haut lieu de l’alcoolisme mais aussi du sexe. Le contact entre prostituées et clients doit, dans les normes se faire dans le bar. Mais il arrive que ces dames sortent pour s’exhiber dans la rue, s’offrir au regard des passants. On appelle cela le racolage. Ce soir, il n’y avait pas l’ombre d’un policier pour disperser les prostituées et épargner aux passants cette image de « street girls » attendant que viennent les prendre les clients. Habillées en jeans serrés et en « bodies », ces femmes d’un type particulier, cigarette à la bouche, visage dépigmenté par des produits éclaircissants, s’alignent le long de la chaussée.
Devant elles, des jeunes rôdent pour faire un bon choix et des taxis sont garés. Dès qu’un marché est conclu, les deux contractants s’engouffrent dans un véhicule en direction de chez la travailleuse de sexe. Il existe une véritable complicité entre les taximen et cochers et les prostituées. « Je ne comprends pas l’attitude de Modou. Depuis deux ans, je travaille avec lui. C’est lui qui me transporte pour toutes mes courses. Voilà que maintenant il prend faits et causes pour une autre et m’abandonne alors que je ne me rappelle pas lui avoir fait tort. On a dû lui dire du mal de moi. Je ne comprends pas » se lamente une habituée des lieux. Cette femme qui habite Dakar et qui est venue gagner sa vie à Mbour n’est pas très jeune. Elle dissimule son âge par un accoutrement de jeune fille et un trop plein de maquillage. À Mama Ndagne, il y en a pour tous les goûts. Des grosses cylindrées aux tailles fines.
L’une d’elles, apparemment ivre comme un Polonais, sort d’une voiture, s’avance et se met à parler de l’intimité avec son client. « Cet homme est vraiment viril » dit-elle en substance car ce serait une faute que de traduire littéralement ces propos. Une autre, lasse d’attendre un client prétexte qu’il est plus sûr de rejoindre le bar d’en face. Apparemment, il n’y a aucune animosité entre ces travailleuses de sexe. Les Nigérianes qu’elles accusaient de leur faire la concurrence déloyale semblent avoir disparu. Aujourd’hui la passe, inflation oblige, est passée à 4000 voire 5000f pour les Sénégalais, alors que, pour les toubabs, on raisonne en termes de 100 Euros pour une partie de plaisir. C'est la loi à Saly qui regorgent de jeunes filles en quête d'Européens qui n'aient pas la poche trouée. Beaucoup de jeunes filles n’ont qu’un rêve, trouver un gus, fût-il plus âgé que leur père, qui puisse leur offrir des espèces sonnantes et trébuchantes à tout prix.

Source: le matin

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Lundi 10 Décembre 2007

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