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MALGRE L’INTERDICTION D’IMPORTATION: L’huile de palme coule toujours à flot à Tilène

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Pas de rupture. L’huile de palme continue à «inonder» les marchés dakarois, malgré l’interdiction d’importation de ce produit qui a fini par gagner les foyers sénégalais. Commerçants et consommateurs trouvent «ridicule» cette décision des autorités qui risque de «faire souffrir beaucoup de Sénégalais», si elle est appliquée à la lettre.



MALGRE L’INTERDICTION D’IMPORTATION: L’huile de palme coule toujours à flot à Tilène
Mardi 1er décembre 2009. Il est 11 heures passées de quelques minutes. Le soleil peine encore à apparaître sous les nuages, en cette matinée brumeuse. Rien d’aussi inquiétant pour empêcher les mouvements des Dakarois, vaquant à leurs occupations quotidiennes. Au marché «Tilène» où nous avons fait un tour, la vie reprend petit à petit son rythme habituel dans cet espace, aux lendemains de la fête de Tabaski qui a fini par vider Dakar de sa population. Malgré la faible affluence, le marché retrouve petit à petit son ambiance. Clients, vendeurs et passants se disputent les espaces. Les uns font les derniers achats pour le repas de midi et les autres se fraient un passage pour regagner leur domicile. Différentes sortes de marchandises se partagent les étals tout au long du marché. Et parmi ces marchandises, on y retrouve, regroupées sur plusieurs étals, des récipients contenant de l’huile de palme provenant, pour la plupart, des pays comme la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau et même de la Casamance. L’interdiction d’importer ce produit n’a aucun effet. L’huile de palme continue d’inonder ce marché comme tant d’autres de la capitale. La demande des consommateurs oblige. Mariama Diouldé Bâ, importatrice, explique : «Vous savez, les gens racontent ce qu’ils veulent. Nous continuons à importer de l’huile de palme de qualité comme d’habitude, parce que les populations en demandent», renseigne-t-elle.

Rencontrée sur les lieux, Maïmouna Samb, la bouteille d’huile de palme déjà achetée à 1 000 FCfa et gardée soigneusement dans son panier, trouve «ridicule» la décision des autorités sénégalaises d’interdire l’importation de cette huile, parce qu’il «favoriserait les maladies cardio-vasculaires». Les explications fournies indiquent que l’huile de palme importée serait saturée à plus de 50% de corps gras, alors que le seuil de la norme fixée par le Sénégal est de 30% de corps gras. Des arguments battus en brèche par les commerçants et certains grands consommateurs du produit.

Les clients achètent sans gêne

Très concentré devant son étal bien rempli de bouteilles d’huile de palme et de quelques sacs de riz et de pomme de terre à côté, Boubacar Diallo, commerçants guinéen retrouvé en plein cœur du marché «Tilène», se dit surpris par cette décision de l’Etat qui, dit-il, «si elle est bien fondée, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle devrait être prise, puisque l’huile de palme est consommée par les Sénégalais depuis des années». Heureusement, soutient-il, les Sénégalais ont compris que cette décision à un caractère politique visant à favoriser certains huiliers, comme la Suneor, se désole-t-il. Aujourd’hui, informe son voisin d’à côté, Alpha Tall, commerçant : «Cela n’a changé en rien l’approvisionnement du marché de ce produit. On vend comme d’habitude et les clients continuent, sans gêne, d’acheter notre huile de palme.» Commerçants comme consommateurs n’ont pas manqué de vanter les qualités de l’huile de palme qui, disent-ils, «contrairement aux autres huiles, participe dans la fortification des os». M. Gadio, pour sa part, trouve «criminelle» la décision des autorités. Il soutient que c’est «malheureux que l’Etat veuille arrêter la consommation de l’huile de palme». Car, dit-il, «c’est le peuple qui va en souffrir et surtout les gens qui seront envoyés en chômage à cause de cette mesure». Il faut, note-t-il, «toujours une politique alternative à chaque décision». Entourée de quelques clients venus marchandés devant son étal, Dieynaba Barry trouve normale que le gouvernement contrôle les aliments que consomment les populations. Mais, précise-t-elle, «si nous vendions de l’huile de palme qui n’est pas bon, il n’y aurait pas une forte demande au quotidien des populations».

Mathieu Bacaly
Source L'Observateur

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Mercredi 2 Décembre 2009





1.Posté par DYJA le 02/12/2009 16:27
La mesure ne concerne pas l'huile de palme rouge ou "tir" mais l'huile raffinée claire tirée du même fruit. Ane pas confondre.
Vous les journalistes essayez de faire des recherches avant de publier vos articles s'il vous plait.

2.Posté par la passante le 02/12/2009 16:53
Faites tres attention a l'huile rouge.pleine de cholesterol....J''adore cette huile...mais depuis que je vis aux USA j'ai appris a l 'eviter....ce ne sont pas des histoires...les medecins specialistes me l'ont deconseillee....en plus dans le soupou kandia..les crevettes et autres fruits de mer n'arrangent pas les choses Je crois qu'il faudrait mieux expliquer cela aux populations....Attention ce n'est pas de la blague !!!

3.Posté par diop le 02/12/2009 17:51
l'huile de palme est à utiliser avec bcp de modération. C'est de l'huile saturé donc susceptible de donner bcp de maladie cardiovasculaire, cholestérol...
Faites très attention. Si c'est possible de l'éviter je vous conseil vivement de le faire.
Bonne fin de journée.

4.Posté par Youssoufa le 02/12/2009 17:54
La passante je ne suis pas d'accord avec ton raisonnement. Nos ancetres ont consommé cette huile depuis des siècles. Ils n'ont jamais eu ces maladies bizarres d"aujourd'hui(cancers, alzeimer, hypertensions etc...) Ce n'est pas l'huile raffinée qu'on nous vend ici(les niani et autres ninal) qui sont meilleurs que cette huile naturelle vitaminée et bio.

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