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MAÇONS RECONVERTIS EN FOSSOYEURS: Ils vivent grâce aux…morts

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Ils sont nombreux à exercer ces petits métiers qui tournent autour de la mort. Eux, ce sont des fossoyeurs, des balayeurs, des maçons, des vendeurs de briques, de marbres...



Ils sont plus de 16 à travailler comme fossoyeurs dans le cime­tière de Yoff. Le plus vieux d'entre eux, c'est Niakoul Diop. À 74 ans, ce vieux exerce ce métier depuis 1985. «je suis un maçon converti en fossoyeur, comme d'ailleurs plus de la moitié des travailleurs d'ici», raconte le vieux Niakoul Diop.

En effet, dans ce groupe de tra­vailleurs du cimetière de Yoff, ils sont nombreux à avoir quitté la maçonnerie pour devenir fos­soyeurs. Et ils en sont fiers. Car, jugent-ils, «c'est un métier comme les autres». Ces hommes aux visages noircis par le soleil en ont vu des choses. Et la mort ne leur fait plus peur. Nous en avons croisé quelques-uns qui venaient juste de creuser un tombe. En toute sérénité, ils se dirigent vers la sortie en parlant à voix basse. «Nous avons l'habitude de voir des cadavres tous les jours », lance l'un d'entre eux. «Nous ne comptons que sur l'aumône des gens qui sont venus accompagner le cadavre», renseignent-ils. Pourtant, c'est la mairie de Dakar qui est supposée prendre en charge les fossoyeurs. Seulement, précise lbrahima Diassy, gestionnaire du cimetière de Yoff, «la mairie ne paye aucun d'entre eux, elle prend seulement en charge quatre gardiens.»

Mais ces fossoyeurs ne rentrent jamais cher eux les mains vides. Car des hommes meurent tous les jours et des cadavres viennent de tous les coins de Dakar. Interrogés sur la préférence supposée entre les corps de riches et pauvres plus le cortège funèbre est riche, plus l'aumône est consistante, les fos­soyeurs se défendent : «C'est faux, car tout le monde est égal devant Dieu.»

Des gens viennent-ils leur demander de faire des pratiques mystiques pour telle ou telle autre chose ? Enterrer des objets auprès des tombes par exemple ? «Oui», avouent nos interlocuteurs. Mais, précise-t-il, «ce sont surtout les femmes et les hommes riches qui demandent cela.» La preuve : le vieux Niakoul Diop se souvient avoir surpris une jeune femme en train d'enterrer une bouteille.

De l'avis d'Abdou Aziz Kébé, islamologue, il est interdit d'enter­rer des choses sur une tombe. «Quoi qu'il puisse se passer; c'est formellement interdit», insiste Abdou Aziz Kébé.

Quant à ceux qui pensent qu'il faut maîtriser le Coran ou avoir des connaissances surnaturelles pour être fossoyeur, ils peuvent déchanter. La plupart des hommes que nous avons rencontrés n'ont pas une maîtrise du Livre Saint, encore moins un quelconque pou­voir surnaturel.

Quant aux maçons ou ven­deurs de briques, ils sont égale­ment très présents àYoff où ils ont aménagé un espace, pour pouvoir mener leurs activités. Ce sont eux qui vendent les briques. Et il faut dire que cela rapporte. Pour «construire» une tombe, il faut au moins 15 briques coûtant 150 francs l'unité. Ce sont aussi les maçons qui vendent les tableaux en fer ou en marbre. Leur seul pro­blème, c'est que nombreux sont les clients qui commandent sans payer.

Ndeye Ngoné Ciss
Source Walf Grand Place

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Jeudi 3 Septembre 2009





1.Posté par modou modou le 03/09/2009 10:39
quel français ? J'en ai même le vertige!

2.Posté par maty le 03/09/2009 14:58
Hahahaha! modou modou, daniou woor waay, boul niou daji!

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