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MACKY SALL REFUSE DE DEMISSIONNER

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L’actuel président de l’Assemblée nationale pourrait opérer un revirement de jurisprudence. En effet, si Habib Thiam et Daouda Sow avaient quitté le perchoir, contraints et forcés, tel pourrait ne pas être le cas pour Macky Sall qui compte user, jusqu’à la corde, de toutes les garanties que lui offrent la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour ne pas céder à la pression.



MACKY SALL REFUSE DE DEMISSIONNER
Depuis quelques jours, c’est la même musique sur air de destitution qui est entonnée dans les chaumières libérales : ‘La fédération x donne mandat au secrétaire général national de supprimer le poste de numéro deux’. Parce que, justifie la même mélodie, ‘ce poste est source de conflits’. Et au rythme où elles évoluent, les choses pourraient se corser davantage pour le maire de Fatick, défavorisé par le fait que tout se joue sur un terrain éminemment politique.
Toutefois, c’est au niveau de l’Assemblée nationale où tout est encadré par le droit que le jeu semble risqué pour les anti-Macky qui, par doses homéopathiques, veulent administrer l’élixir mortel. A la lumière du droit parlementaire et de l’utilisation que les légalistes entendent en faire, force est de constater que ceux qui croyaient qu’avec une simple pétition, Macky Sall était bien en position d'être immolé, auront vite fait de déchanter. A l'apparence, Macky Sall et ses fidèles compagnons entendent démontrer qu’ils ne sont pas disposés à se laisser mener à l'abattoir. Ceci, en démontrant que ‘la pétition n’a aucune valeur juridique, en ce qu’aucun texte ne la prévoit pour l’Assemblée nationale’, renseigne-t-on au sein de son entourage. Et de sonner la charge : ‘Il est faux de prétendre qu’un quelconque taux de trois cinquièmes, pas plus d’ailleurs que les 149 députés sur cent cinquante, pourrait contraindre le président de l’Assemblée nationale à la démission’. Au surplus et pour clore le débat, ‘il (Macky Sall) a décidé de ne pas démissionner même si la pétition est signée par 149 députés’.

Certains de ses pourfendeurs avaient misé sur le registre de l’affectif pour désarmer la troisième personnalité de l’Etat. A entendre leurs déclarations, il est à désespérer que les pro-Macky cèdent par les sentiments. ‘On ne saurait parler d’humiliation au cas où une majorité des députés voterait cette pétition qui n’est qu’un épouvantail politique’, font-ils remarquer. En effet, ‘la vacuité juridique d’une pétition s’accompagne d’un défaut de base morale en la circonstance’. Le ‘blocage des institutions’ avancé comme argument pour se défaire de Macky Sall ne saurait, non plus, prospérer, aux yeux de ses proches. ‘Les signataires d’un tel document (la pétition, Ndlr) ne peuvent brandir aucune faute commise par le président de l’Assemblée nationale. L’institution marche, elle est en pleine activité de session budgétaire, dans des séances plénières présidées par le président Macky Sall’, jurent-ils.

Quid de l’intention prêtée au maire de Fatick d’installer à l’Assemblée nationale une sorte de shadow cabinet pour combattre le président de la République ? ‘L’une des preuves que Macky Sall n’est d’aucune coterie, qu’il n’a implanté aucun réseau pour sa personne, c’est que la première vague d’opportunistes qui lui ont planté un couteau dans le dos, est constituée d’individus jusqu’ici catalogués comme étant ses proches. Au surplus, l’image que renvoient dans l’opinion les porteurs d’eau de la sale besogne renseigne parfaitement sur où se trouve la cause juste’, rétorque-t-on simplement. Si tous ces arguments sont battus en brèche, le citoyen peut, fort légitimement, se demander ce qui s’est passé entre le jour de l’élection de Macky Sall à la tête de l’institution - par un score de 143 votes positifs contre deux abstentions et aucun bulletin contre - et maintenant ? ‘Rien.

Sinon une Assemblée nationale revigorée, des commissions actives, des députés dynamiques avec des questions orales pertinentes’, rétorque-t-on dans l’entourage du président de l’Assemblée nationale. Que peut-on alors reprocher à Macky Sall ? ‘D’avoir transmis à qui de droit, en l’occurrence le ministre chargé des relations avec les Institutions, une demande d’audition des responsables de certaines structures ? Une demande initiée par Iba Der Thiam, lors de travaux d’une commission comprenant, entre autres, Doudou Wade, et présidée par Mamadou Seck’, répondent-ils.

En tous les cas, ses proches restent convaincus que ‘les messes basses de députés à la conviction aussi mobile qu’une girouette ne sauraient émouvoir Macky Sall qui, en homme d’Etat responsable, ne peut céder à une pression quelconque’. Alors, dans quel état d’esprit est-il ? ‘Serein, il regarde toute cette agitation avec distance, et la seule chose qu’il en tire, ce sont des enseignements sur la nature humaine. Ceux qui espèrent sa démission, devront y repasser. Il reste droit dans ses bottes, solide dans ses convictions et inflexible sur les principes de fidélité, de morale et de dignité’.

Source: Walfadjri

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Jeudi 15 Novembre 2007

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