La saison de lutte est close, depuis le 9 août dernier, avec comme dernière affiche le combat, controversé, qui avait opposé Modou Lô à Baye Mandione. N’empêche, des semaines après, malgré le mois de Ramadan, la majorité des lutteurs allient le jeûne aux entraînements. Ceux-ci se déroulent vers dix-sept heures et quelques temps après la rupture. Ainsi, ils peuvent dormir, presque toute la journée. Chacun y va avec son régime, qui est fonction de la capacité financière. C’est le cas de Dolph de Rock Energie, qui avale au crépuscule un kilo de pain bourré de « Ndeumé » et de mayonnaise. Son co-sociétaire Modou Lô consomme, certainement, mieux. Ce qui est sûr, c’est que tous font des clins d’œil aux promoteurs, pour éviter des saisons blanches. Pour illustration, le terrible « lion » Laye Gaïndé tient à en découdre avec Gouye-gui, le Baobab qui se plaît à tout déraciner. Mais, celui-ci pense appliquer son art contre les « Vip » que sont l’inventeur du concept dans l’arène, Tyson, le « roi » Yékini » ou Bombardier. En somme l’actuelle crème. Gouye-Gui a précisé qu’il affrontera, à part ces trois lutteurs, tout « espoir » qu’on lui proposera ; exception faite de Balla Gaye II et de Lac de Guiers II. Car, ce sont de « vrais amis ». L’arène ne méconnaît donc pas les sentiments. Pour sa part, le colosse du Baol, Tapha Tine, démarche Eumeu Sène, la terreur de Pikine ; à défaut du nouveau « tigre » de Fass, Gris Bordeaux.
Pour un retour en force dans l’arène, où il a perdu cette année face à Tapha Tine, Tcheik projette d’aller se préparer en Angleterre, aux côtés de l’international sénégalais Elhadj Diouf, dont il est l’un des gardes de corps. Une manière pour les uns et les autres de revenir aux bons souvenirs des promoteurs, qui écoutent, prennent des contacts et échafaudent leurs projets. Comme quoi, on ne peut se nourrir que de son art.
La Redaction