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Lutte : Le CNG lance ses « grands travaux »

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Le Comité national chargé de la Gestion de la Lutte (CNG) a posé, ce week-end trois jalons qui participent de sa volonté d’élargir le cercle de ses partenaires, d’honorer les précurseurs et serviteurs de cette discipline et enfin de vulgariser la lutte à travers le continent avec la Gambie comme rampe de lancement.

Pour ce faire, le CNG a annoncé la couleur le week-end dernier au stadium Iba Mar Diop avec un tournoi de lutte qui a regroupé 16 lutteurs en lutte simple et en lutte avec frappe. Le Dr Alioune Sarr, président de cette structure s’en explique : " Nous avons décidé au niveau du CNG, à partir de cette année, de développer et de pérenniser les journées du souvenir. Pour immortaliser des personnes qui ont appuyé, aidé et soutenu par leurs moyens financiers, leur intelligence, leur participation physique (les lutteurs) et qui ont fait de la lutte sénégalaise ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Il ne faut pas que la génération actuelle pense que tous ces fruits sont le produit de son travail. Loin de là.

« Pendant les années de braise, des hommes et des femmes se sont investis pour que la lutte sénégalaise soit plus attrayante comme aujourd’hui ». Et de citer de mémoire le Président Maguette Diop, El Hadj Moustapha Ndiaye, Matar Diop et Samba Tall, Bou Diaw, le Vieux Sarr Programme, sans oublier Moussa Diamé, El Hadj Doudou Baka Sarr et Jacques Diène disparu récemment et tant d’autres ».

L’autre esprit de ces "Journées du Souvenir", toujours selon le Dr Alioune Sarr, est de " « rappeler à la jeunesse ce que ces précurseurs et serviteurs disparus ont fait pour la promotion de la lutte. S’il y a des fruits mûrs aujourd’hui c’est parce qu’au préalable des gens ont planté et arrosé et veillé à ce que l’arbre porte ses fruits et que d’autres en profitent. Il est donc tout à fait indiqué de se souvenir de ceux qui sont partis, à travers cette compétition où nous sommes accompagnés par nos partenaires que sont la RTS et l’agent marketing Pamodzi ».

Pour l’ouverture vers l’extérieur qui, à terme, vise à vulgariser et promouvoir la lutte avec frappe nos cousins gambiens se sont déjà manifestés. Le Dr Alioune Sarr s’en explique : « Je félicite et encourage le nouveau président Matar Diédhiou que j’ai connu comme lutteur aux Jeux d’Hararé. Ce partenariat existait déjà parce que le Sénégal était déjà aux côtés de la Gambie. Je les remercie et les félicite pour leur humilité en venant vers nous pour, disent-ils, profiter un peu de notre expérience. Un partenariat va dans les deux sens et nous allons ainsi échanger pour améliorer notre forme de lutte avec frappe qui ne se pratique qu’au Sénégal ». Pour davantage asseoir cette coopération entre Gambiens et Sénégalais, des tournois et des ateliers de formation seront organisés.

Comme à son habitude, le Dr Alioune Sarr a encore plaidé pour la promotion de la lutte traditionnelle et le succès retentissant du “Tournoi du Souvenir” vaut plus qu’un plébiscite.

Pr RAYMOND DIOUF, VICE-PRESIDENT DU CNG, CHARGE DE LA LUTTE TRADIITONNELLE : « Une première à pérenniser »

Pr On peut imaginer votre joie pour cette première journée du Tournoi du Souvenir. Surtout pour la lutte traditionnelle avec un cachet de 4.000.000 de frs CFA au vainqueur.

Je suis heureux que la lutte sans frappe arrive à ce niveau, grâce à Pamodzi et avec la volonté du CNG. Mais je pense que c’est simplement un début. Et je dois préciser qu’au stade des quarts de finale, chaque lutteur a reçu 250.000 frs et recevra le reste après. Ceux qui ont accédé aux demi-finales auront 750.000 frs et les finalistes recevront 1.000.000 de francs CFA, et peut-être plus. C’est là une première et nous comptons faire plus avec des tournois inter-zone et avec la Gambie, etc. C’est donc là une première et je m’en réjouis.

On a remarqué que même durant ce tournoi, les lutteurs ont plutôt opté pour la lutte pure, même ceux qui ont évolué en lutte avec frappe...

En général, les médiats font beaucoup de publicité pour la lutte avec frappe. Mais ceux qui connaissent la lutte savent que chaque semaine dans les régions, un village organise un tournoi. Donc, les gens luttent tout le temps et les amateurs de lutte traditionnelle sont beaucoup plus nombreux que les amateurs de lutte avec frappe. Mais il est établi que cette dernière forme de lutte draine beaucoup plus d’argent avec l’apport des sponsors. Cependant, aujourd’hui, je peux affirmer que la majorité des gens qui sont présents à Iba Mar Diop sont des amateurs de lutte sans frappe.

Qu’est-ce qui explique l’attraction que la lutte exerce de plus en plus, notamment sur le public et les sponsors ?

La lutte, c’est d’abord notre patrimoine culturel. En plus, cela montre beaucoup de choses. Ce n’est pas comme l’athlétisme, par exemple, où les gens courent et puis c’est fini. Dans la lutte il en est autrement, car vous avez les aspects sportif, culturel et poétique.

Source: Le Soleil

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Mardi 19 Février 2008

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