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Libye : Les infirmières et le médecin bulgares échappent à la peine de mort

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Les infirmières et le médecin bulgares, accusés depuis huit ans d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à des enfants, ont échappé à la peine de mort, la sentence ayant été commuée mardi en peine de prison à vie par la plus haute instance judiciaire de Libye. Cette décision sonne comme un dénouement heureux dans cette affaire qui a empoisonné les relations de la Libye avec la communauté internationale. Elle pourrait permettre l'extradition en Bulgarie des condamnés pour qu'ils y purgent leur peine en vertu d'un accord bilatéral de 1984. Le Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes, qui dépend directement du ministre de la Justice, n'a cependant pas clarifié le sort immédiat des six condamnés.



‘Le Conseil supérieur a décidé de commuer la peine de mort en prison à vie’, a indiqué à l'Afp une source officielle sous couvert de l'anonymat. Cette instance avait le pouvoir de modifier ou d'annuler le verdict de la Cour suprême qui avait confirmé le 11 juillet la condamnation à mort des six praticiens, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés. Deux heures auparavant, les familles des victimes avaient indiqué avoir renoncé à la peine de mort contre les six praticiens. Elles avaient en effet ‘reçu’ des ‘dédommagements’ d'un million de dollars par victime, a déclaré à l'Afp leur porte-parole, Idriss Lagha. ‘Nous avons renoncé à la peine de mort contre les infirmières, après que toutes nos conditions ont été remplies’, a insisté M. Lagha.
Certaines familles avaient commencé dès le matin à retirer l'argent à la banque. Le nombre de victimes s'élèverait à près de 460, dont une vingtaine de mères ayant été contaminées par leurs enfants, selon le porte-parole. Un document signé a été transmis à la Fondation Kadhafi, cheville ouvrière des négociations avec les familles, selon la même source. Celle-ci l'a ensuite remis au Conseil supérieur des instances judiciaires, avant l'examen du dossier. Cette Fondation, présidée par le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a précisé que l'argent provenait du Fonds spécial d'aide de Benghazi, créé en 2005 par Tripoli et Sofia, sous l'égide de l’Union européenne. Les Etats-Unis y participent également, selon la Fondation.

Le dernier acte de cette affaire a été repoussé d'heure en heure: la réunion du conseil devait initialement se tenir lundi matin, mais avait été repoussée au soir puis au lendemain dans l'attente de l'indemnisation des familles, ou ‘diya’, le prix du sang. En effet, les familles avaient jusque-là refusé de signer le moindre document tant que l'argent ne leur serait pas effectivement versé. La Fondation Kadhafi avait assuré que ‘toute la procédure devrait être achevée mardi’.

Le voeu de la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, qui avait espéré un ‘dénouement positif, si possible’ mardi a donc été exaucé de même que celui du Premier ministre bulgare, Serguei Stanichev, qui misait sur un dénouement ‘dans les plus brefs délais’ et ‘dans la dignité’.

Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj -un Palestinien qui a obtenu la nationalité bulgare en juin--ont toujours clamé leur innocence, affirmant que leurs aveux avaient été arrachés sous la torture. Dans leur procès à rebondissements, ils ont reçu le soutien de deux des chercheurs les plus éminents sur le virus, les spécialistes français Luc Montagnier et italien Vittorio Colizzi, pour qui la contamination résultait des mauvaises conditions d'hygiène de l'hôpital.

Toutefois, pour mettre toutes les chances de leur côté, les accusés avaient déposé une ‘demande de pardon et de clémence’ auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires, demande signée samedi en présence d'ambassadeurs de pays européens accrédités à Tripoli. Ils se sont en outre engagés par écrit à ne pas poursuivre l'Etat pour leurs années passées dans les geôles libyennes. Tous ces documents semblent avoir été pris en considération par le Conseil supérieur des instances judiciaires.

Source: Walfadji

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Mercredi 18 Juillet 2007


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