Référence multimedia du sénégal
.
Google

Liberté de presse : nivellement par le bas (Editorial)

Article Lu 1780 fois

L'agression contre le groupe de presse sénégalais Wal-Fadjri (privé) ce vendredi 25 septembre 2009, les arrestations répétées de journalistes au Niger depuis le référendum du 4 août , ou encore en Mauritanie depuis le semblant d'élection "démocratique", la récente arrestation de journalistes de la presse gambienne, etc. tout ceci nous pousse à republier in extenso cet éditorial déjà publié il y a un peu plus d'un an, plus exactemlent le vendredi 18 juillet 2008. Juste pour dire que presque rien n'a changé sous nos cieux, si ce n'est en pire et qu'il importe de dénoncer de manière vigoureuse ces régimes dictatoriaux qui nous governent de Banjul à Niamey en passant par Nouakchott et Dakar.



Liberté de presse : nivellement par le bas (Editorial)
L'intégalité de l'éditorial d'Ouestafnews du 18 juillet 2008, par Hamadou Tidiane SY*

La presse sénégalaise a décidé d’observer une journée « presse morte » le 21 juillet prochain en signe de protestation contre l’agression violente dont ont été victimes deux de nos confrères.
Pour manifester son engagement dans la défense de la liberté de presse et de la liberté tout court, Ouestafnews observera cette journée sans presse – qui sauf erreur de notre part constitue une première au Sénégal.
Je passe outre les commentaires sur le résultat des « enquêtes » du ministère de l’Intérieur du seul fait que l’on ne peut être juge et partie à la fois. Pour plus de crédibilité, cette enquête aurait dû être menée par une commission « indépendante ».
De telles démarches (la nécessité de commissions indépendantes en cas de besoin) doivent d'ailleurs être une nouvelle exigence citoyenne au sein de nos Etats pour la consolidation des acquis démocratiques.
Pour une structure à vocation sous régionale comme la nôtre (Ouestafnews), il serait toutefois impardonnable d’oublier qu’avant les deux confrères sénégalais, il y a eu le Nigérien Moussa Kaka qui depuis septembre 2007 croupit toujours en prison au Niger, en dépit de toutes les demandes adressées aux autorités de Niamey (y compris une humiliante demande de clémence non exaucée).
Il y a eu en décembre 2004 l’affaire du Gambien Deyda Hydara, lâchement assassiné et dont les meurtriers courent toujours.
Il y a eu avant Deyda, l'assasinant de Norbert Zongo, calciné au Burkina Faso un jour de décembre 1998, meurtre dont les auteurs et commanditaires restent impunis.
Il y a eu encore l’affaire d’un autre Gambien « Chief » Ebrima Manneh, enlevé depuis deux ans par les services de sécurité de son pays… qui refusent de le relâcher en dépit d’une injonction de la Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest faite à son pays de le libérer..
Nous passerons sur l’arrestation rocambolesque en juin 2007 des quatre directeurs de publication du Mali suite à la ridicule et non moins rocambolesque affaire dite de « la maîtresse du président… »
Et voilà aujourd’hui la liste des Etats-compagnons du Sénégal sur les peu glorieux sentiers de la régression démocratique, mais surtout dans un domaine où le Sénégal faisait naguère figure de « pionnier » et de « modèle », sa presse.
Tous les observateurs et analystes sérieux en sont convaincus, la liberté de presse au Sénégal, recule. Et elle recule sérieusement et très dangereusement.
En l’espace de huit ans, nombre d’acquis ont été remis en question. Nombre de confrères et consoeurs ont été interpellés, humiliés, menacés, tabassés, traduits en justice, emprisonnés.
Ce sont là des faits indéniables. C’est une situation injuste. Cela constitue une intolérable régression.
Mais que l’on ne s’y trompe point : cette régression dans le domaine des libertés (liberté de presse et libertés publiques en général) est à l’image de ce qui se passe dans toutes les autres sphères de la vie publique.
A moins de considérer la presse comme un champ isolé ou un domaine à part qui évoluerait dans une tour d’ivoire - j’allais dire dans une tour virtuelle - la presse donc ne peut aucunement espérer faire exception.
En réalité ici, comme dans bien d’autres secteurs, le Sénégal a depuis quelques années choisi le nivellement par le bas, préférant se comparer à d’autres nations qui il n’y a guère enviaient au Sénégal son image de « vitrine démocratique » reconnue par tous.
C’est ce Sénégal envié et adulé par tous, qui a permis d’écrire la belle page d’un soir du 19 mars 2000, page aujourd’hui il est vrai défraîchie, écornée et lamentablement jaunie – à en juger par la nature et la qualité des sujets qui dominent le débat.
Raison donc pour se mobiliser.
Mais au delà du Sénégal, cette mobilisation doit porter sur l’ensemble de la sous région ouest africaine de Bamako à Abuja en passant par Ouagadougou, Freetown, Lomé, Bissau, Abidjan…un espace qui, qu’on le veuille ou pas, a désormais son destin lié. C'est notre conviction à Ouestafnews.
Il serait illusoire de vouloir construire un Bénin ou une Guinée Bissau qui serait un îlot de quiétude, de paix et de progrès, dans un océan en ébullition.
Ceux qui ont tué Deyda se sont certainement inspirés du cas Zongo et de l'impunité qui s'en est suivie.
Demain, les mêmes pourraient inspirer d’autres encore si la riposte n’est pas à la mesure des assauts et des pertes subis. Entre temps, il est vrai, d’autres martyrs seront tombés. Et d’autres nations seront tentées par « l’expérience » sénégalaise, à savoir : le nivellement par le bas.
Oui, ils n’aspirent tous qu’à cela : nous mener vers le bas, toujours plus bas. Aucun citoyen Ouest africain ne doit l’accepter.
(Première publication, vendredi 18 juillet 2008)

*Fondateur Ouestafnews

Source Ouestaf.com

Article Lu 1780 fois

Samedi 26 Septembre 2009





1.Posté par vérité le 26/09/2009 21:25
imaginez un peu qu'un journaliste se fait tabasser à aprés chaque article ? donc c'est maintenant qu'il faut réagir ;primo la dissolution de toute ses milices et secundo exiger une justice indépendante et enfin punir les commanditaires de ses actes barbares même s'ils sont des marabouts de je ne sais d'ou !

2.Posté par ABDOU le 26/09/2009 21:54
LES MOURIDES SONT DES BANDIS SURTOUT LE MUSICIEN MBALAKH MAN KARA NOUREYNI

3.Posté par astou le 26/09/2009 22:55
linga wakh yaw abdou eup n dèh mouride moy mandou

4.Posté par marnouche le 26/09/2009 23:02
suivez declaration du General de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacke Noreyni
surnb le lien : http://www.karacom.org/index.php?option=com_content&view=article&id=113

la paix est avec celui aui suit le droit chemin
Dieredieufé Serigne Touba

suivez declaration du General de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacke Noreyni
surnb le lien : http://www.karacom.org/index.php?option=com_content&view=article&id=113

la paix est avec celui aui suit le droit chemin
Dieredieufé Serigne Touba

suivez declaration du General de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacke Noreyni
surnb le lien : http://www.karacom.org/index.php?option=com_content&view=article&id=113

la paix est avec celui aui suit le droit chemin
Dieredieufé Serigne Touba

5.Posté par vérité le 26/09/2009 23:37
allez cueillir ce kara et le foutre en prison si vous voulez la paix

6.Posté par xam leep wakh leep le 27/09/2009 06:47
Des passeports diplomatiques seront dèlivrès aux agresseurs de walf pourqu'ils quittent le senegal et rendra impossible de mener l'enquete c'est ce qui justifie pourquoi le procureur a pris du temps pour initier le dossier alorqu il s'agit d'infraction à main armèe et en reunion avec prèmidation doublèe du refus de l'etat à porter secours pour personne en danger ,ce dernier dèlit permet d'assigner l'etat senegalais au pres de la cour pènale internationale et assigner wade pour haute trahison pour non respect de sa prestation de serment d'autant plusque nous avons captè par liaison tèlephonique un ministre du gouvernement en discutaitau moment des faits avec notre gorgui au moment des faits.
le ministre de l'interieur,de la justice,le prefet de dakar doivent d'etre de leur fonction.
soyons vigilants cette affaire n'a pas besoin d'enquete.

7.Posté par Mousquetaire le 27/09/2009 10:36
SAVOIR RAISON GARDER.
samedi 26 septembre 2009.

L’existence de milices, religieuses, médiatiques et politiques, privées et fanatisées à outrance, est en soi une insulte à la République. Ce qui s’est passé dans les locaux du Groupe Walfadjri mérite donc une condamnation sans appel, définitive et pénale.

En même temps, le traitement de l’information, le rapport du groupe Walfadjri aux règles d’éthique et de déontologie mérite réflexion. La manipulation constante de l’opinion, la victimisation à outrance, la paranoïa perpétuelle de son PDG, sont autant d’agression contre l’honorabilité et la dignité de tant de gens sujets, voire objets, de leurs émissions et de leurs articles. C’est en cela que Walf agit comme une milice médiatique.

C’est pourquoi, s’il faut être solidaire de Walfadjri quand il est agressé, il faut aussi le condamner sans ambiguïté lorsque c’est lui Walfadjri qui agresse, insulte, accuse sans fondement, attise le conflit inter-confrérique ou s’en prend délibérément aux symboles de l’Etat, dont Monsieur le Président de la République ou sa famille et ses proches collaborateurs.
Traiter un proche collaborateur du Chef de l’Etat publiquement et scandaleusement de façon injurieuse, alors que sur ces mêmes faits de mœurs on dispose de contentieux dont certains ont été relayés par la presse et d’autres tus mais sus, c’est courir le risque de braquer l’Etat contre soi. Or, il faut savoir que l’Etat a les moyens de se battre et de gagner ses batailles. De tels agissements s’ils devaient continuer ne resteraient pas sans conséquences pour son auteur.

Tout le monde sait que Walf TV est quand même une œuvre née de la volonté, de la générosité ou des calculs du Chef de l’Etat puisque c’est M. Sidy Lamine Niasse lui-même qui nous a appris, au sortir d’une audience avec le Président Wade, la décision de Me Wade de lui accorder l’autorisation de diffuser en bande hertzienne. Donc cette façon maladroite et abusive de saper l’autorité de l’Etat en s’attaquant, pour un oui ou pour un non, à son chef alors que les images, les faits, et les auteurs sont explicites, est une insulte au bon sens.

Comment comprendre cette attitude de duplicité qui consiste à tendre la main à l’Etat pour se financer, pour avoir une dizaines de fréquences, une autorisation d’émettre, une indemnisation du matériel de construction de son siège, une exonération de taxes pour ses investissements, la prise en charge de soins médicaux, des lettres de recommandations et une tournée avec le Chef de l’Etat, pour finalement se présenter comme l’homme à abattre du régime ?

On ne peut pas se précipiter dans les locaux du Ministre des Finances pour réduire ses impôts (de plus de 300 millions à 30 millions de FCFA), appeler le Garde des Sceaux Ministre de la Justice, et par ailleurs partenaire et actionnaire, pour « autosaisir » le Procureur de la République, dédicacer un livre-réponse au Président Wade (remis à Yaya Sakho), et en même temps se présenter comme la victime expiatoire d’un Etat malveillant.

On ne peut pas traiter de façon racoleuse ce qui a trait à la foi des hommes, à la vie des communautés religieuses (« Serigne Bara couvre les trafiquants », « Touba sème la division », « les héritiers de Serigne Mourtalla se déchirent » etc …), juste pour vendre du papier à tout prix, sans se soucier de l’impact de tels agissements cupides sur ceux dont on parle. La revue de presse, dénaturée dans son esprit et dans sa lettre, est juste une réclame, une pub qui ne se soucie même pas de la décence du verbe, et qui, au contraire, se nourrit d’une vulgarité crasse dont le but premier est de faire dans le sensationnel. Les professionnels peuvent-ils rester sans réagir face à tous ces manquements ?

La Démocratie, que nous voulons bâtir, ne peut advenir sans une presse responsable, honnête, professionnelle. Elle ne peut non plus se faire, sans une claire distinction entre le spirituel et le temporel, entre la sphère politique et celle de la société civile. Or de plus en plus, des hommes portant le masque du journalisme poursuivent des buts politiciens, utilisant leurs organes pour se préparer une carrière en politique.

Me Wade a donné un chalumeau à un pompier-pyromane, au moment où le pays est une poudrière qui n’attend qu’une étincelle. Cette télé est devenue un outil de chantage et de promotion d’une ambition cupide et politicienne.

La presse doit faire son travail, dans des conditions de dignité, de sécurité, de respect des règles d’éthique et de déontologie. En même temps que ses droits seront respectés scrupuleusement, elle doit remplir pleinement ses devoirs. L’instrumentalisation permanente et abusive de la télévision à des fins judiciaires, fiscales ou politiciennes par un patron de presse doit être dénoncée, et frappée de l’indignité et de l’immoralité d’une traitrise à la profession.

8.Posté par bechirwade le 27/09/2009 18:21
un article peint dans l'encre du mensonge et de la pure diffamation à l'encontre d'un patrimoine de communication du peuple meurtri par le règime de criminels de wade.sidy est un hèros national

9.Posté par FALL ITALIE le 27/09/2009 21:45
NOUS CONDAMNONS FERMEMENT TOUTE FORME DE VIOLENCE,QU\ELLE SOIT PHYSIQUE OU MORALE.MAIS LE GROUPE QALF PLUS PRECISEMMENT SON PDG DOIT RESPECTER LES REGLES DU METIER.LE JOURNALISME EST L\AFFAIRE DE PROS.SIDY EST IL VRAIMENT UN JOURNALISTE?EN TOUT LATIF DIT LE CONTRAIRE.LE SENEGAL EST UN PAYS DE PAIX,QUICONQUE VEUT LE METTRE A FEU ET A FLAMME SERA LE PREMIER A EN PERIR.

10.Posté par LE DEVELOPPEMENT? UN ESPRIT, UNE VOLONTE, DANS L'INTEGRITE le 27/09/2009 23:34
JULES DIOP AVAIT RAISON IL YA UN AN
POUR RAPPEL LISEZ CE QUI SUIT.
[Seneweb.com : Jeudi 26 Juin 2008 ]

[ Chronique ] SPORT EXTREME

« Il n’y au monde que deux manières
de s’élever, ou par sa propre industrie,
ou par l’imbécilité des autres »
LA BRUYERE



Quand Talla Sylla a été sauvagement lynché le 5 octobre 2003, les journalistes ont attendu « les résultats de l’enquête » comme on attend le résultat d’un match. Avec leur déontologie soudée à la cheville, ils s’en sont tenu « aux faits », leur corps arbitral. Quand le témoin privilégié de l’assassinat de Mamadou Lamine Badji s’est imprudemment « suicidé », même démarche professionnelle : « aucune attaque, limitez-vous aux faits, rien que les faits ». C’est la sage attitude que la Presse nationale a adoptée quand un délinquant présumé est décédé dans les locaux de la police de Kolda, visiblement torturé à mort. Les autorités de l’Etat n’ont jamais présenté la moindre excuse, et là où des enquêtes ont été menées, elles n’ont jamais donné de résultat. Quand il l’a pu, le président de la République a lui-même verrouillé à double-tour certaines « affaires », pour qu’on n’en parle plus.
Il y a quelques jours, des syndicalistes dont la seule faute est d’avoir déposé un préavis de grève ont été entendus, menacés. Là aussi, même noble attitude de la part des journalistes : « monsieur Mbaye a été convoqué à la Dic ». Un point, un trait. Nous nous croyons trop au-dessus des autres segments de la société pour pouvoir dire ce que nous estimons juste ou injuste. Nous disons « les faits ». C’est ce dogmatisme journalistique que nous sommes en train de payer par un terrorisme d’Etat. Le journalisme a rejoint la politique parmi les sports dangereux qui peuvent tuer au Sénégal, même en dehors des aires de jeu.
Vous serez étonnés de l’entendre, mais ces voyous sont les mêmes qui avaient organisé l’expédition punitive contre Talla Sylla. Le leader du Jëf-Jël en était sorti avec l’arcade zygomatique fêlée, pour qu’il ne chante plus ; le journaliste de Futurs Medias s’en tire avec une boîte crânienne ouverte. Sans doute « pour qu’il n’oublie pas ». D’autres anonymes sont morts dans la plus grande indifférence. Si nous avions crié à l’époque à l’injustice et exigé que les criminels soient punis, marché un samedi comme nous projetons de le faire, saisi les organisations internationales comme nous le faisons aujourd’hui, nous aurions évité à Campbell Dieng ce tacle brutal. Quand l’autorité morale la plus haute, soit le président de la République, a été interrogé récemment sur cette affaire, il a déclaré que dans nos traditions, l’injure se venge par le sang, « comme au Moyen-âge en Europe ». Les journalistes en ont ri. Ils en pleurent maintenant. Les Sénégalais s’en mordent les doigts. Voilà tout.
Ce qui s’est passé samedi au stade Leopold Sédar Senghor est un précédent dangereux. Mais nous avons laissé faire. Il y a quelques mois, Ousmane Ngom a envoyé le même groupe de policiers arrêter d’autorité la diffusion de la répression qui s’était abattu sur les marcheurs « contre la faim ». L’alerte devait venir de là. La Presse, dernier refuge de la moralité urbaine, a continué à s’en limiter « aux faits ». Les faits ont fini par la rattraper, alors qu’elle devait être la première colonne dans la lutte contre l’arbitraire.
Et je ne pense pas que nous ayons pris une claire conscience de la dérive policière qui guette. Ce n’est pas une menace contre les journalistes. C’est une menace contre le pays entier. Il serait dangereux d’enlever la responsabilité à la puissance publique pour habiller un joueur, sous le prétexte qu’il aurait « voulu se venger ».
Après la chute de Saddam Hussein, les grandes démocraties avaient dessiné une nouvelle carte de la dictature mondiale, dont elles prophétisaient le début de la fin. Elles avaient dressé la liste des derniers maîtres du monde. On y trouvait, en bonne place, Robert Mugabe et… Laurent Gbagbo. Le Sénégal y était peint dans les mêmes couleurs que les Etats-Unis et la France. Une grande démocratie où régnait une transparence enviable à tout point de vue. Puis arrivait le chef des chefs, Kim Jong-il. Son pays y était présenté comme une dictature : son économie en banqueroute, sa population affamée. La population y souffrait d’un froid sibérien en raison de la « pénurie d’Energie ». C’est exactement ce qui se passe sous Wade. Le président sénégalais y ajoute un culte de la personnalité sans pareil. Personne ne peut se mettre à sa hauteur. Il a même érigé une grosse affiche dédiée à son culte, à côté du Port Autonome. Deux agents de police s’y relaient nuit et jour, pour garder intacte l’image rajeunie du Grand Timonier. Une démocratie selon son bon vouloir, quitte à la faire dans le sang.

Quand, au début de l’année, les unités d’élite du GIGN et de la BIP devaient être formées pour les besoins du sommet de l’Oci, elles ont pris la direction de la Jordanie. C’est un grand changement dans la philosophie qui a guidé jusqu’ici la formation des spécialistes de la protection rapprochée et des groupes d’intervention. Notre élite policière suivait une formation en France, et par la suite allait se perfectionner en Louisiane, aux Etats-Unis. On lui apprenait les techniques de la garde rapprochée, les techniques d’intervention, dans un Etat de droit. Les policiers et gendarmes y apprenaient le respect de la personne humaine. Ils sont allés cette année se former dans une monarchie du Golfe où on leur apprend d’abord à réprimer. C’est l’une des populations les plus dociles du monde, qui nous prépare peut-être à notre monarchie naissante.
Mais cette tendance est aussi vieille que l’alternance. Quand Abdoulaye Wade est arrivé au pouvoir, il a démobilisé tous les professionnels de la Brigade d’intervention polyvalente et du Gign qui assuraient la sécurité du président Diouf et de ses ministres, sous le prétexte qu’ils servaient son « ennemi ». Il n’avait confiance qu’en ses calots bleus, contre des professionnels aguerris qui ne demandaient qu’à servir. C’est ainsi que d’anciens chômeurs comme Lamine Faye, qui n’ont eu aucune formation, ont été bombardés « capitaine de police ». Les moins chanceux qui étaient dans l’entourage des anciens responsables du Pds ont été projetés sans sommation « auxiliaires de police », avec des contrats qui finissent « avec le mandat du président de la République ». Au sein de la gendarmerie, les jeunes qui allaient se perfectionner en France après leurs trois mois de formation ont été directement pris dans l’entourage du président Wade et de sa famille. Des jeunes comme Victor Kantoussan se sont retrouvés du jour au lendemain en costume-cravate sans avoir jamais combattu, parfois sans avoir tiré le moindre coup de feu. Ce sont ces calots bleus, souvent d’anciens délinquants, qui ont investi les unités d’intervention de la police, et sont devenus les « hauts gradés du Sopi ». Ils boivent les paroles de Wade comme des versets du Coran et s’exécutent comme de vrais talibans.
Le président de la République sait, le premier, que leur impunité est la première garantie de leur obéissance aveugle. On veut faire croire qu’ils ont tabassé Campbell pour se venger d’une délation lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Mais ils ont tabassé un ancien Premier ministre, Moustapha Niasse, qui ne faisait que marcher ! Je n’ai pas vu une autorité de l’Etat regretter cet incident qui a fait le tour du monde, photo à l’appui. C’est pourquoi il ne faut pas espérer une punition contre ces bandits. Ils ont un parrain trop puissant, Abdoulaye Wade. Depuis 8 ans, il rêvait d’en foutre une à un plumitif. C’est maintenant fait. Ceux qui l’ont côtoyé ces derniers jours, même parmi ses collaborateurs, sont stupéfaits. A chaque fois que le journaliste hurle à l’heure du journal de la RFM, le président se surprend en train de rire. Son silence est d’ailleurs parlant. Rien ne l’empêche de condamner cet acte ignoble et de promettre des sanctions contre les coupables. Mais on sait quels résultats de telles promesses ont donné par le passé. Suite au décès de Mamadou Lamine Badji, il avait promis la justice à sa famille, et 50 millions à ceux qui l’aideraient à trouver le coupable. Le premier qui pouvait mener aux criminels « s’est suicidé » comme par enchantement.
Cette correction est malheureuse, mais c’est une leçon pour tous ceux qui pensaient qu’on pouvait encore espérer de Wade un minimum de bon sens. Les journalistes oublient souvent qu’ils ne peuvent pas constituer un quatrième pouvoir. Ils peuvent au mieux être un contre-pouvoir. Et c’est parce qu’ils sont un contre-pouvoir que leur rôle ne doit pas se limiter à dire « tel a volé ». Ils doivent ajouter que voler est puni par la loi, et que la loi doit s’appliquer en toute circonstance. S’ils ne jouent pas ce rôle de critique, ils participent à réunir les conditions qui rendent impossible l’exercice même de leur métier. Il n’y a aucune pudeur à combattre Abdoulaye Wade, à partir du moment où son projet est clairement de faire taire tout le monde pour faire ce qu’il veut. Sans le professionnalisme de cette presse qu’il lynche quotidiennement, il ne serait jamais devenu président. Nous lui avons déroulé le tapis rouge et il nous a craché dessus. Il y a deux ans, il avait retenu un budget voté par l’Assemblée nationale pour la presse, sous le prétexte que son argent ne va pas à des gens qui « l’insultent ». Il le disait au moment-même où il instruisait une presse de caniveau pour insulter d’honnêtes citoyens qui ont servi ce pays. Au plus fort de ce combat, pendant que les Sénégalais étaient dans le noir, « Il est midi » avait même bénéficié d’un groupe électrogène acheté à 20 millions avec l’argent du contribuable. Même dans le noir, les journalistes martelaient encore les faits, rien que les faits. Jusqu’en enfer.




Auteur: Souleymane Jules Diop


11.Posté par DEUGUE le 28/09/2009 03:05
Nous sénégalais condamnons tous ces actes de voyous,mais il faut aussi arreter d'inventer des histoires sur tout et souvent sans de réelles sources.Faisons une sorte de moratoire avec les journalistes du pays pour qu'ils vérifient bien leurs écrits.L'état doit prendre ses responsabilités et traduire les voyous devant la justice.Arretez aussi de monter la tete à une partie du pays.Le Sénégal n'appartient pas à une majorité ni une minorité.C'est SUNUGAL(qui est devenu Sénégal) ne vous y trompés pas chers compatriotes.Main dans la main et avançons le monde évolue à bon entendeur.....wassalam

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State