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Levée de son immunité parlementaire et poursuites judiciaires : La botte secrète de Wade pour liquider Macky Sall

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Levée de son immunité parlementaire et poursuites judiciaires : La botte secrète de Wade pour liquider Macky Sall
Si le président de l’Assemblée nationale fait de la résistance - ainsi que l’affirment ses proches - un plan beaucoup plus machiavélique qu’une simple pétition sera déclenchée à son encontre. Une source proche du palais de la République est formelle : l’immunité parlementaire de Macky Sall sera levée et des poursuites seront ouvertes contre lui. Hier, les faucons du palais avaient inventé l’atteinte à la sûreté de l’Etat pour jeter Idrissa Seck en prison, demain, ils pourraient remettre ça ou trouver autre chose pour liquider son successeur à la primature.

(Correspondant en France) - Ainsi que ses proches l’ont affirmé et martelé, Macky Sall ne démissionnera pas du poste de président de l’Assemblée nationale. L’ex-secrétaire général national adjoint du Pds - il vient d’être épinglé sur les cimaises de la riche collection des numéros deux déchus du président Wade - entend user de toutes les prérogatives que lui confère la Constitution pour se maintenir à son poste. Une pétition n’ayant aucune valeur juridique, le président de l’Assemblée nationale n’est pas tenu de se démettre même si, comme le serinent avec force ses proches, un brin ironique, les ‘149 députés l’avaient signée’. L’Assemblée nationale en compte 150.
Ils n’ont pas tort. Seulement, au Palais de la République, on n’a pas qu’une seule corde à son arc. Une source rencontrée à Paris et très introduite au palais de la République du Sénégal, révèle qu’un autre plan beaucoup plus machiavélique que des feuillets d’une pétition, est en gestation. Selon notre interlocuteur, si Macky Sall fait de la résistance, il verra son immunité parlementaire levée et il sera traduit en justice. ‘Les mêmes députés signataires de la pétition, voteront cette mesure, précise notre source, qui passera comme lettre à la poste’. A la vérité, au palais de la République, on n’ignore pas que la réduction du mandat du président de l’Assemblée nationale de cinq ans à un an - laquelle porterait atteinte à l’image de l’institution parlementaire - pourrait ne pas se révéler efficace.

Mais, le chef de l’Etat n’a pas fait mystère de l’usage de la voie judiciaire - au cas où Macky Sall refuserait de rendre le tablier - lors de son audience avec le président de l’Assemblée nationale. Me Wade, indique notre interlocuteur, aurait clairement signifié à son ex-adjoint qu’il a un dossier contre lui. Et qu’au besoin, il n’hésiterait pas actionner le procureur de la République pour déclencher une procédure judiciaire. Le différend entre le président Wade et Macky Sall pourrait donc atterrir sur le terrain judiciaire. Ce qui rappelle le cas Idrissa Seck. Le crime d’atteinte à la sûreté nationale avait été inventé de toutes pièces pour jeter en prime le prédécesseur de Macky Sall à la primature et au poste de numéro deux du Pds, qui avait passé six mois à Rebeuss dans son bras de fer avec le chef de l’Etat. A la différence que Macky Sall ne semble pas, jusqu’ici en tout cas, s’inscrire dans la logique d’une bataille frontale. Depuis le début de ses grabuges avec le camp du palais de la République, conduit par Karim Wade, non sans l’onction de son président de père, sa tactique a épousé les contours d’un relief jurassien, laquelle a consisté à s’aplatir sur le val pour laisser ses proches sur les crêtes à la merci des flèches de l’adversaire. Il garde le silence en envoyant dans le même temps ses affidés au front.

Mais, Me Wade n’a pas tardé à découvrir ce jeu. ‘Il l’a attendu au tournant’, révèle notre source qui ajoute : ‘C’est bien avant les élections législatives que le président Wade a décidé de se débarrasser de lui. En témoigne la campagne timorée du chef de l’Etat qui ne s’est presque pas investi dans celle-ci, laissant Macky Sall aller au charbon’. Résultat : le Sénégal a enregistré l’un de ses plus faibles taux de participation (34,7 %) à des législatives. Macky Sall n’a pas relevé le défi de la participation que le Front Siggil Sénégal avait lancé à Me Wade. Moins par une mobilisation des Sénégalais en faveur du boycott appelé par cette frange de l’opposition que par les votes-sanction initiés par des caciques du Pds écartés lors des investitures. Par la suite, la commission de discipline qui avait commencé des auditions pour sanctionner les contrevenants a, vite, abandonné cette démarche. Curieusement, c’est Khoureïchy Thiam, l’une des victimes de ce procès, qui a été le premier à avoir demandé la démission de Macky Sall du poste de numéro deux du Pds et de la présidence de l’Assemblée nationale. Dès lors, il est aisé de deviner que quelque chose se tramait en haut lieu contre le maire de Fatick. A propos justement de la mairie de Fatick, notre source révèle que Macky Sall pourrait ne pas être investi sur les listes du Pds aux élections locales. ‘En tout cas, il est certain qu’il ne conduira pas la liste de son parti à ces joutes électorales’, affirme notre interlocuteur.

Source: Walfadjri

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Mardi 20 Novembre 2007


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