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Les véritables raisons de leur brouille: Pourquoi Wade en veut à Jacques Diouf

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Entre le président de la République, Me Abdoulaye Wade, et le directeur général de la Fao, ce n’est plus le grand amour. Les deux hommes s’affrontent par presse interposée sur fond de crise alimentaire. La raison serait, selon notre confrère Jeune Afrique, la volonté prêtée au patron de l’organisation onusienne de vouloir se présenter à la présidentielle de 2012.



Les véritables raisons de leur brouille: Pourquoi Wade en veut à Jacques Diouf
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade se plaisait, à l’époque, de rappeler qu’il a participé à l’élection et à la réélection de son compatriote Jacques Diouf à la tête de la Fao. Entre le président et le diplomate, ce fut la parfaite entente. Puis viennent les intentions qu’on prêterait à M. Diouf de vouloir se présenter à la présidentielle de 2012 et plus tard une crise alimentaire mondiale qui n’a pas épargné le Sénégal. Et ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le désamour commença. Selon notre confrère Jeune Afrique, dans sa dernière livraison, Jacques Diouf sera le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2012. L’hebdomadaire soutient que l’entourage de Wade qui croit à cette thèse se baserait sur les sorties du directeur général de la Fao. Celles-ci seraient répétées et non favorables au chef de l’Etat. Morceau choisi : ‘La Fao n’est ni le Sénat ni le Conseil économique du Sénégal, que l’on peut supprimer ou rétablir au gré des humeurs’, a dit sèchement un Jacques Diouf soutenu par son patron Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies.
Le problème, c’est que Jacques Diouf a une virginité politique. Un atout de plus pour la présidentielle de 2012 si on sait que l’image que la société s’est fait du politique est de moins en moins reluisante. L’autre atout de Jacques Diouf, c’est qu’en tant que directeur général de la Fao, une organisation onusienne, il dispose d’une tribune internationale sans commune mesure. Ses récentes sorties en sont une illustration parfaite. D’ici 2012, si toutefois il décide de se présenter à la présidentielle, il pourra faire une campagne sur mesure. A son avantage et, avant la date. L’autre atout de Jacques Diouf et non des moindres, c’est d’être le patron d’une organisation onusienne. Pour cela, il jouit à la fois d’une immunité et d’un matelas financier qui ne font que renforcer son indépendance. Mais, s’il ne se retire pas à temps de la tête de la Fao, il pourrait être écarté par le simple fait de ne pas résider de façon permanente au Sénégal pour une certaine période avant l’échéance de 2012.

Wade, en fin politique, n’écarte pas l’hypothèse Jacques Diouf. Et selon Jeune Afrique, c’est ce qui fonderait son courroux contre les Ong en général et la Fao en particulier. Même s’il dit à qui veut l’entendre que dans cette affaire ce n’est pas Jacques Diouf intuiti personae qui l’intéresse. Il a donc critiqué l’institution non sans plaider pour sa dissolution. A la place, il a proposé l’intégration de ses actifs dans le Fonds international pour le développement agricole (Fida). Selon Wade, ce fonds devrait servir le développement agricole. Sur fond de crise alimentaire donc, cette guéguerre entre deux potentiels candidats pour 2012 se poursuit. ‘En le débarquant de son trône onusien, Wade annihilerait du même coup les rêves qu’à tort ou à raison on lui prête… ’, conclut Jeune Afrique. Même si officiellement Jacques Diouf n’a pas encore annoncé sa candidature.

Quoi qu’il en soit, un rapport datant de septembre 2007 n’a pas été tendre avec la Fao. Tout en reconnaissant que ‘le monde a besoin de la Fao’, les auditeurs ont déploré ‘la dispersion de ses actions, son manque de stratégie globale pour répondre aux crises et l’inefficacité de sa bureaucratie’. Ils ont aussi appelé à ’une réforme plus profonde’ d’une institution qui va devoir apporter des réponses concrètes au déclin de la production vivrière face à l’essor des cultures de rente et à l’engouement pour les biocarburants. A l’époque, M. Diouf avait soutenu que le rôle de la Fao ‘n’était pas de servir d’agence financière mais d’aider les Etats à définir leur politique agricole’. La Fao a entamé une ‘sérieuse cure d’amaigrissement’ depuis 1994. Pour 2008-2009, le budget de fonctionnement de cette structure, qui compte environ 3 500 employés éparpillés dans les quatre coins du monde, est de 867 millions de dollars Us. La plupart de ses projets sont aussi financés par des bailleurs de fonds extérieurs.

Source: Walfadjri

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Jeudi 15 Mai 2008





1.Posté par fam le 15/05/2008 15:55
peace

2.Posté par jazz le 15/05/2008 15:57
wade kholam bmo bone ....jacques dou moromame si len.......va au diable vieux chauve.......

3.Posté par zou le 15/05/2008 18:04
L’article de Walfadjiri, un vrai un compte de fée ! !

Tout le monde se pose des questions sur l’utilité de la FAO. Et c’est dans ce cadre uniquement, que le Président Wade à demander au patron de l’ONU, d’intégrer les actifs de la FAO dans le fonds international pour le développement agricole (FIDA), pour plus d’efficacité. Alors, soutenir une autre thèse serait tout simplement verser dans le dilatoire.

Le Président Wade, connu pour son franc parler n'a fait que dénoncer ce qui se disait tout bas. Ainsi, il urge, que la communauté internationale se penche encore et sérieusement sur la vraie mission de cette institution (la FAO), dès lors que Mr Diouf et ses collaborateurs ont failli à leur mission. Aujourd'hui, les Etats africains n'ont producteurs de l'or noir, comme le notre, souffrent gravement de la hausse du prix du baril de pétrole qui se répercute par la flambée des prix des denrées à grande consommation. Et partant de là, il devient impérieux que les leaders Africains se lèvent comme un seul Homme, afin de mettre fin à ces difficultés qui, vont de mal en pis.

4.Posté par Wade change de version le 15/05/2008 19:22
Sénégal | Sur RFI, Wade demande la réforme de la Fao et non sa suppression
Publié le 15 mai 2008 à 13h06
Dans une interview qu’il a accordée à Radio France Internationale (RFI) , le président Wade a accusé les journalistes de l’opposer à son compatriote Jaques Diouf actuel Président du Fonds des Nations Unis pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO). Le Chef de l’Etat a aussi fait savoir qu’il opte pour la réforme de la FAO et non sa suppression.



Le Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, accuse les journalistes de vouloir le mettre en mal avec son compatriote Jacques Diouf, président du Fonds des Nations Unis pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO). M. Wade a fait savoir sur les ondes de Rfi que ses attaques répétées ne visaient pas personnellement Jacques Diouf mais plutôt l’organisme (FAO) que ce dernier dirige : "Vous savez, les journalistes ont beaucoup trop d’imagination. Je regrette vraiment qu’ils aient transposé mon propos dans une espèce d’adversité avec Jaques Diouf. Jaques Diouf est un Sénégalais", professe le Président.

Et pour prouver sa bonne foi, le Président sénégalais rappelle dans ses propos avoir soutenu Jacques Diouf lors de sa seconde candidature au Fao, puis ajoute que M. Diouf est son parent par alliance pour avoir épousé sa nièce. "Il a été élu pour la première fois avec à l’appui d’Abdou Diouf. Et la seconde fois parce qu’il était mon candidat. Donc, moi je n’ai pas de problème avec Jaques Diouf. Si je l’ai soutenu deux fois c’est parce que je reconnais ses qualités personnelles. Il est un technocrate".

Le Chef de l’Etat, par ailleurs, a fait savoir toujours au cours de cet entretien, que ces appréhensions contre le FAO ne datent pas d’aujourd’hui : "J’ai écrit contre le Fao, il y a longtemps et au moment où M. Jacques Diouf allait à la Fao, pour la deuxième fois, je lui ai dit : "Jacques, cette organisation qui dépense 80% d’administration et 20% d’opération, il faut que tu la changes. Il m’a dit je ne peux pas. Je lui ai dit qu’il faut essayer. Et il a réussi à changer un petit peu le rapport, mais pas dans le sens que je voulais moi –même", explique Abdoulaye Wade.

Comme à son habitude, il a réitéré sa plaidoirie en faveur de l’implantation du FAO comme de la Banque mondiale en Afrique. "C’est un organisme (FAO) qui devrait être en Afrique, auprès des Africains. La Fao compte aujourd’hui plus de 3500 fonctionnaires. Combien d’Africains compte t-elle ? Les 3500 fonctionnaires de la Fao qui disent qu’ils aident l’Afrique, qu’est ce qu’ils ont de plus que les Africains aujourd’hui ? », s’interroge le Président sénégalais face à ses interlocuteurs avant de poursuivre : "C’est de gratte-papiers. Nous en avons (en Afrique)", lance t-il.

A la question de savoir s’il faut supprimer le FAO, il affiche quatre fois un non catégorique. Il opte plutôt pour la réforme de l’organisme onusien. Quoique désireux de voir l’organisme délocalisé en Afrique, il ne plaide pas pour son accueil au Sénégal. Car, d’après lui "Dakar est trop excentrique pour le travail de la Fao". En même temps, il propose un pays comme le Mali ou le Rwanda à titre d’exemple pour abriter cet organisme.

A propos de sa Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), il a rassuré qu’une partie des semences se trouve sur place et explique qu’il va prêter des semences qu’il remboursera dans six mois. "Au lieu de prendre de l’argent pour aller acheter les semences, je dis je vais perdre du temps. Je demande à ceux qui ont des stocks de me les vendre immédiatement et dans les six mois je le rembourse ; voilà le Sénégal rembourse".

Depuis le mois d’Avril, le Président Wade n’a cessé de multiplier les critiques acerbes à l’endroit du FAO. Il a même menacé de porter plainte contre cette institution .

Frédéric ATAYODI


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