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Les travailleurs de l’Asecna suspendent leur grève

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Le Collectif des syndicats de l’Asecna suspend à son mot d’ordre de grève, suite à la mission de bons offices du conseiller spécial de Me Wade.



Les travailleurs de l’Asecna suspendent leur grève
L’aéroport Léopold Sédar Senghor sort de la zone de turbulence. Du moins, pour l’instant. Les travailleurs de l’Asecna, qui avait menacé de «paralyser» l’aéroport, viennent, en effet, d’y renoncer. Une décision qui faite suite à la mission de bons offices entreprise par Mahmoud Saleh, conseiller spécial du président de la République, lit-on dans un communiqué parvenu, hier, à la rédaction. Le Collectif des syndicats de l’Asecna au Sénégal réunissant le Sntac, le Sydcas, le Sdts-Sp/Ac, le Sacs, et le Satas estime qu’«après avoir longuement échangé avec lui(Mahmoud Saleh) sur la situation et mis à sa disposition tous les éléments pour une bonne compréhension des causes de la crise» et «prenant acte de son engagement de mettre à la disposition du président de la République les informations fournies par le collectif des syndicats de l’Asecna», décide de suspendre leur préavis de grève. «En attendant, poursuit-il, les résultats de l’audience prévus avec le président de la République».

Joint au téléphone, Mahmoud Saleh dit avoir pris une «initiative propre» dans «l’intérêt du pays». «Je n’ai eu aucun mandat. J’ai pris la décision de rencontrer les travailleurs (de l’Asecna) qui ont bien voulu me recevoir. On a échangé et ils m’ont donné des éléments pour une bonne compréhension de la crise», tient à préciser le leader du Nouveau parti. Des éléments qu’il compte transmettre à son patron «à son retour».

Cette décrispation fait suite à un long bras de fer qui oppose le ministre des Transports aériens, Farba Senghor et les travailleurs de l’Asecna. Un bras de fer qui découle de la décision de l’Etat de «confisquer» depuis le 12 mai dernier les redevances de balisage et d’atterrissage estimées à 46 milliards. Montant qui devait initialement, être reversé à l’Asecna. Ce que les travailleurs ne veulent pas entendre.

Source: le Quotidien

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Lundi 23 Juin 2008





1.Posté par ça deug- deug le 23/06/2008 14:00
Ou doit on se positionè entre LASECNA et le PAYS pour avoir rèagie après 8 ans ou bien maintenant dans les caisses son vides les POULETS de CHAIRES on tous boufè dans les 45 jour donc pret pour LABATOIR .

2.Posté par karim wade le 23/06/2008 15:25
Asecna :
Comment le Sénégal a tué la poule aux oeufs d’or
lundi 23 juin 2008


Le Témoin - Tuer la poule aux œufs d’or. D’après un de ces contes qu’on nous a racontés à l’école primaire et dont de vagues souvenirs nous restent encore, il y avait un quidam dont la poule pondait effectivement des œufs en or mais l’homme était tellement cupide que, pour contraindre le volatile à pondre plus d’œufs encore, il avait entrepris de l’étrangler. Et ce afin d’accroître inconsidérément sa fortune. Ce qui devait arriver arriva, puisque la poule mourut, notre homme perdant tout.
A vouloir trop gagner, il avait tout perdu. Eh bien, c’est la mésaventure qui risque d’arriver au Sénégal à qui les dizaines de milliards de nos francs qu’il ferait gagner chaque année à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique (Asecna) ont fait perdre la tête au point qu’il a décidé de se retirer de cette organisation communautaire sans laquelle, pourtant, notre pays ne serait rien. En matière de sécurité de la navigation aérienne en tout cas.

Après un préavis de six mois notifié aux autorités de l’organisation communautaire depuis le mois de novembre dernier, notre pays gère donc tout seul comme un grand ses aéroports depuis le 10 mai dernier. Et collecte toutes les redevances aéroportuaires, y compris les droits d’atterrissage et de balisage d’aéronefs à l’aéroport Léopold Sédar Senghor en violation flagrante des règlements de l’Asecna et de la Convention de Dakar de 1974 dont notre pays est justement le dépositaire en tant que pays hôte du siège. Car, faut-il le dire, si la piste d’atterrissage de Dakar-Yoff appartient au Sénégal, beaucoup d’équipements (éclairage, matériel de lutte anti-incendie, balises) ainsi que de services (assistance météorologique d’aérodrome, services de communication en vol, d’aide en route, au décollage et à l’atterrissage etc.), eux, sont fournis par l’Asecna qui doit donc être rémunéré pour cela. C’est pourquoi les textes communautaires ont organisé une clef de répartition des redevances qui est appliquée dans les 18 pays membres de l’Asecna, dont les 17 se trouvent sur notre continent, le 18ème étant la France.

A titre d’exemple, notre pays n’a droit qu’à 50 %, soit la moitié, de l’argent rapporté par les redevances d’atterrissage. Or le Sénégal, depuis le 10 mai dernier, veut tout prendre à lui tout seul et ne pas payer à l’Asecna les services qu’elle lui fournit encore moins l’utilisation des équipements qu’elle a installés ! Et ce après avoir réquisitionné tout le personnel de l’Agence travaillant à l’Aéroport, y compris le Représentant. Obnubilé par l’argent que brasserait l’agence et qu’il lui ferait gagner, le Sénégal, rompant avec les principes de solidarité et d’équité qui ont toujours fait la force de l’Asecna depuis 49 ans qu’elle existe —elle a été créée en décembre 1959, à la veille de notre accession, à la souveraineté internationale par 12 pays africains et la France —, à l’instar de Madagascar, veut en sortir pour faire cavalier seul au motif que l’Asecna a toujours vécu sur son dos. Dans l’esprit obtus de nos dirigeants, en se désengageant de l’Agence, ils vont toucher le jackpot puisqu’ils n’auront plus à partager les redevances perçues à l’aéroport Léopold Sédar Senghor que le Sénégal gardera donc pour lui tout seul. Et tant pis pour la nécessaire solidarité avec des pays moins bien lotis financièrement que nous. Or, ce qui a toujours fait la force de l’Asecna, ce qui l’a toujours caractérisée et a constitué sa marque de fabrique, c’est l’admirable solidarité entre ses 18 Etats membres, la gestion commune des espaces aériens qu’ils ont toujours réussie au point d’être cités en exemple partout à travers le monde par l’Oaci (Organisation de l’Aviation civile internationale).

Champion autoproclamé de l’intégration africaine au point de prôner la constitution hic et nunc, c’est-à-dire ici et maintenant d’un gouvernement continental, chantre du Nepad dont il est un des pères fondateurs, le Sénégal est en porte-à-faux par rapport à toutes ses proclamations panafricanistes en plantant un couteau dans le dos de l’Asecna, plus vieille organisation communautaire africaine. Et un peu française. Or, en plus de tuer la poule aux œufs d’or — nous l’allons montrer tout à l’heure —, le Sénégal, plus grave, pose insensiblement les germes d’un futur "Joola" aérien. Dieu nous en préserve mais cette perspective est à redouter car, tout à son obsession pour l’argent, les milliards de l’Asecna, le Sénégal risque d’oublier d’investir dans l’acquisition et la maintenance d’équipements chaque année toujours plus perfectionnés pour assurer la sécurité de la navigation aérienne dans notre ciel. Or, en tant que structure investie d’une mission de service public et n’étant pas tenue de distribuer des dividendes, l’Asecna, à part ses frais de fonctionnement et la constitution d’une réserve devant servir à rembourser les emprunts, est tenue de consacrer tous ses produits d’exploitation à l’acquisition d’équipements lui permettant de mener à bien sa mission. Elle investit aussi beaucoup d’argent dans la formation, afin de disposer de ressources humaines de qualité, au fait des dernières innovations technologiques en matière de sécurité et de sûreté du transport aérien.

Boulimique qu’il est, et pratiquement en cessation de paiement, l’Etat du Sénégal risque d’utiliser la cagnotte de l’Asecna — si cagnotte il y a — pour boucher les trous de son budget et boucler ses fins du mois, plutôt que d’acheter des équipements ou de rétribuer les services d’assistance de l’Asecna. A moins de se passer de ceux-ci, ce qui accroîtrait les risques de crash dans notre espace aérien qui a toujours été préservé de ce type de catastrophe grâce justement à l’excellente gestion du ciel africain par l’Asecna.

L’autre grand risque que court notre pays, et c’est sans doute là que se situe le plus grave danger, c’est de se voir retirer les deux Fir (régions d’information en vol) qu’il gère actuellement pour le compte de l’organisation communautaire. Le concept des Fir (Flight Information Régions) vient de la convention de Chicago qui a créé l’Oaci en 1944. Le Sénégal gère en effet les Fir "Dakar terrestre" et "Dakar Océanique". La première comprend les espaces aériens de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. La seconde est composée de l’espace aérien en haute mer (au-delà de 12 milles marins) des côtes gambiennes, guinéennes, bissau-guinéennes, ivoiriennes, sénégalaises, sierra-léonaises et libériennes. N’étant plus membre de l’Asecna, n’ayant plus accès aux services qu’elle fournit, choisissant de tourner le dos aux autres pays africains qui la composent, il y a fort à parier que, par mesure de rétorsion ou, tout simplement, pour des raisons de sécurité et de sûreté, l’Oaci, dont la région Afrique se réunit en novembre prochain en Afrique du Sud, retire au Sénégal la gestion de ces deux Fir. Auquel cas, adieu veau, vache, couvée !

Inutile de dire qu’alors, les redevances qu’escomptait le Sénégal vont fondre comme beurre au Sénégal. Surtout que, s’agissant de l’autre mamelle nourricière de l’Asecna (85 % des ressources), la perception de droits de survol des aéronefs, notre pays risque de se retrouver avec la portion congrue en cas de retrait. Ces redevances sont en effet calculées en tenant compte du poids de l’appareil et de la distance parcourue dans le pays. Or, le Sénégal ayant un territoire particulièrement étroit (200.000 m2 seulement), les aéronefs le traversent en un clin d’œil contrairement à ce qui se passe dans des pays comme la Mauritanie et le Mali qui, du fait de leur étendue géographique, nécessitent des temps de survol plus longs. Et donc perçoivent des droits de survol plus importants. A noter que l’Asecna gère 380 000 vols par année (statistiques de 2005) dont 65 % en trafic intra-africain, 25 % entre l’Europe et l’Afrique et 7 % entre l’Europe et l’Amérique.

Scier la branche sur laquelle on est assis

Surtout, en quittant l’organisation communautaire, le Sénégal, en plus de lâcher la proie pour l’ombre, risque de tuer la poule aux œufs d’or. Car notre pays, qui a le privilège exceptionnel d’abriter le siège de l’agence, est, de tous les Etats membres, celui qui profite le plus de l’Asecna. Sur les 5559 agents de l’Asecna, en effet, les 692 sont des Sénégalais (soit 12,5 % de l’ensemble des agents) dont 256 cadres. Rien que le budget de la Représentation au Sénégal est de 4,5 milliards de francs cfa par an tandis que la masse salariale y est de 3,3 milliards. Au titre des activités communautaires, notre pays a bénéficié au cours des deux dernières années de dépenses d’investissement s’élevant à près de 16 milliards de nos francs. Pour ce qui est des activités aéronautiques nationales, le Sénégal a bénéficié de dépenses d’investissement pour plus de 38 milliards en cinq ans, c’est-à-dire de 2001 à 2005. En 2006, le budget d’investissement des Activités aéronautiques Nationales du Sénégal (Aans) s’est élevé à 11,3 milliards Cfa. Pour ce même exercice 2006, les frais de gestion facturés par l’Asecna aux Aans se montaient à 508 millions de francs mais le Sénégal n’est pas à jour pour ce qui est du paiement de ces frais de gestion puisqu’il devait la somme de 2.769.000.000 francs cfa à l’Asecna à ce titre.

Et il semble que pour les deux premiers mois au cours desquels elle a eu à gérer l’aéroport de Dakar, la nouvelle société nationale n’a pas encore versé un rond à l’Agence. Autant dire que ça commence bien, ce qui justifie sans doute les inquiétudes des syndicats qui menacent d’aller en grève. Quelques autres chiffres sur l’impact et les effets induits de la présence du siège de l’Asecna au Sénégal. Pratiquement la totalité du budget de fonctionnement des structures du siège, soit 77 milliards par an !, sont dépensés à Dakar. Et encore, ce chiffre ne comprend pas les dépenses de personnel. Sur le plan des ressources humaines, comme mentionné plus haut, sur un effectif global de 5559 agents, l’Asecna emploie 692 de nos compatriotes qui perçoivent une masse salariale globale de plus de sept milliards de nos francs. Notre Trésor public si indigent aujourd’hui a encaissé deux milliards cfa en 2006 au titre de l’impôt sur les revenus de nos compatriotes travaillant à l’Asecna. Quant aux organismes sociaux, ils ont touché 324 millions de francs la même année au titre de cotisations sociales. Quant à l’argent versé aux institutions de prévoyance maladie, il s’élevait à 870 millions fcfa. Last but not least, 300 agents d’autres nationalités travaillent et résident au Sénégal où ils dépensent presque tout leur argent.

Bref, c’est sur tout cela que le Sénégal voudrait cracher en se retirant de l’Asecna. Et ce pour les intérêts mesquins de quelques dirigeants politiques et cadres des Aaans qui voudraient se partager le magot de l’Asecna. Et tant pis si les intérêts économiques globaux de notre pays s’en trouvent sacrifiés au moment où tous les Etats se battent pour accueillir les sièges d’organisations comme l’Asecna. Et tant pis si le ciel nous tombe sur la tête, ou si les aéronefs s’écrasent dans notre pays du fait d’une mauvaise surveillance de notre espace aérien ou d’une défaillance des équipements de nos aéroports faute d’entretien et de maintenance. L’essentiel c’est que Farba Senghor & Co mettent la main sur ce qu’ils croient être le fabuleux magot de l’Asecna. Au risque de tuer la poule aux œufs d’or…

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