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Les surpriorités du second mandat du président Wade

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Les surpriorités du second mandat du président Wade
Le Premier ministre et son équipe donneront probablement aux Sénégalais une image des grandes orientations politiques et économiques du second mandat du président de la République,Me Abdoulaye Wade. Il semble important aux yeux de franges significatives de notre société que le chef de l’Etat prenne désormais en charge certaines préoccupations majeures du Sénégal que l’alternance n’a pas suffisamment prises en charge depuis sept ans. La hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité qui ne cessent de monter et ceux du loyer dans la région de Dakar figurent au cœur du vécu quotidien de nos populations. Les lamentations cristallisent si besoin en est, la souffrance contenue de bien des pères de famille et de travailleurs qui ne savent plus où donner de la tête face à l’insupportable par les budgets familiaux. C’est à la limite une question de survie qui se pose de manière brûlante au regard de l’inflation galopante. Le traitement de cette question éminemment sociale va dans une large mesure influer sur le comportement des organisations syndicales mais également les mouvements oeuvrant à la défense des consommateurs au cours des prochains mois. Le dernier trimestre du premier mandat de l’ancien chef de l’opposition sénégalaise fortement marqué par les revendications des enseignants et certains secteurs publics témoignent de l’état d’esprit des travailleurs. Ils attendent un signal fort allant dans le sens d’atténuer la souffrance des populations et de rassurer ceux qui ont reconduit le président sortant. C’est là, un espoir qu’il ne faudra point ôter aux populations réclamant la régulation des prix et une meilleure adéquation entre le pouvoir d’achat et la consommation. L’urgence, c’est aussi, le règlement énergique de la crise de l’énergie. Il ne fait l’ombre d’un doute que notre économie souffre gravement des délestages, de la hausse de l’essence et du gaz. La relance de la machine économique dépendra à bien des égards des capacités de la prochaine équipe gouvernementale à renverser cette tendance qui risque de compromettre tous les efforts consentis par les entreprises stratégiques et les acteurs évoluant dans les Petites et Moyennes Entreprises. De ce point de vue, aucune erreur n’est permise dans la gestion de la Senelec et de ce secteur vital à plus d’un titre. La troisième préoccupation est l’emploi des jeunes et des femmes qui ne cessent de se plaindre de leur sort. Elle est incontournable. Les initiatives en matière de création d’emplois seraient un indicateur significatif de la volonté du chef de l’état de prendre ce taureau par les cornes. Il faut aller plus loin et plus vite que le plan Reva et l’insertion par le biais des projets du ministère de la jeunesse. La prise en charge de la formation professionnelle et la recherche d’une meilleure articulation entre notre système éducatif et son environnement économique sont aujourd’hui des perspectives capables de redonner confiance aux jeunes hantes par leur avenir après la formation. L’avenir de notre nation dépendra des offres que le gouvernement présentera aux générations actuelles dont on ne soulignera jamais assez le mal vivre dans les villes et dans nos campagnes. Il faut inventer une nouvelle politique économique. Evidemment, l’éducation demeure une question centrale. Il faut réformer notre système éducatif. Il existe un malaise manifeste dans l’enseignement supérieur. Les moyens financiers sont insuffisants. Face à cette question récurrente de ressources financières depuis des décennies, il semble urgent de définir de nouvelles options stratégiques allant dans le sens de doter nos universités de ressources financières additionnelles. Elles doivent désormais chercher, seules, les moyens de leur autofinancement. L’implication des compétences de nos universités dans l’œuvre de notre développement est une nécessité absolue. Que dire des cycles moyen, primaire et secondaire ? Il y a franchement lieu d’engager des négociations sérieuses sur la valorisation de la fonction de l’enseignant et le nouveau partenariat entre l’Etat,le patronat et les syndicats en vue de nouer un pacte social entre ces trois composantes condamnés à entretenir un climat de confiance indispensable à la paix sociale et à la stabilité politique de notre pays. Le cycle infernal des perturbations annuelles affecte gravement toute la chaîne de l’éducation. Au total, la résolution des questions touchant à la hausse des prix, du loyer,de l’énergie, de l’emploi et de l’éducation est un impératif national pour ne pas dire des sur priorités au cours des cinq prochaines années.

Mamadou SY ALBERT
Source: L'actuel

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Mercredi 20 Juin 2007

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