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Les frères Guissé : Une complicité qui fait le bonheur des mélomanes

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Les frères Guissé : Une complicité qui fait le bonheur des mélomanes
Bien connus sur les scènes et boîtes dakaroises, les Frères Guissé ont su, au fil des ans, exporter leur musique dans le monde entier. Leur complicité dans la vie et sur scène fait le bonheur des mélomanes On ne présente plus ces talentueux musiciens adeptes de l’acoustique. Ils ont donné beaucoup de plaisir au public avec notamment « Fama » et « Siré ». Après une grande tournée internationale, ils reviennent en force et promettent de mettre prochainement sur le marché « Nina », leur nouvel album enregistré en Hollande.

Si vous deviez raconter l’histoire des Frères Guissé, que diriez-vous ?

C’est l’histoire de trois frères originaire du Fouta et qui ont fait leur entrée musicale en 1995 avec un style très particulier : un mélange d’acoustique et de sonorités étrangères. Il y a de cela 12 ans aujourd’hui ...Djiby, l’aîné, auteur et compositeur à la guitare et au chant. Alioune, aux percussions et Cheikh, le plus jeune, à la guitare rythmique et au chant.

Comment à débuté votre carrière ?

"Nous avons débuté notre carrière il y a de cela vingt ans, dans des théâtres populaires de quartiers. A l’époque, le seul moyen d’exprimer son art se faisait à travers les associations sportives et culturelles (ASC). C’est pourquoi nous avons intégré l’ASC de Casanga où nous avons affirmé nos talents d’artistes. Par la suite, nous avons pu intégrer l’orchestre de « Jiw Bagne » qui signifie semence du refuge. C’est de là que nous avons pris notre envol avant de rencontrer des producteurs.

Pourquoi avoir choisi votre frère aîné comme manager ? Est-ce qu’il s’agit d’une affaire de famille ?

Non. Nous avons choisi notre frère comme manager parce qu’à nos débuts, c’était très dur de trouver quelqu’un d’expérimenté. Il était présent. Il cherchait à décrocher des contrats et autres. Il a toujours été là. Nous avons fait tout ce bout de chemin avec lui.

Une grande complicité à trois existe entre vous. Expliquez-nous un peu cela ?

Tout d’abord, nous sommes des frères et nous avons toujours vécu ensemble. Cette complicité, nous n’arrivons pas à l’expliquer nous-mêmes et c’est sûrement notre force. Elle nous aide à surmonter beaucoup d’épreuves et à rester unis quoi qu’il advienne.

A ce jour, combien d’albums avez-vous sortis ?

En ce qui concerne le Sénégal, nous n’avons pas sortis que des cassettes. Elles sont au nombre de quatre (« Siré », « Fouta », « Ndèye » et « les Lions de l’Afrique »). Au plan international, nous avons sorti quatre albums qui sont en vente exclusivement sur CD baby. Si nous avons décidé de sortir que des cassettes au Sénégal, c’est parce qu’ici, il n’existe aucune réglementation relative à la vente d’albums. Les cassettes sont vendues n’importe comment, elles se vendent devant les feux rouges comme on vendrait du thé ou encore du pain. Nous sommes membres d’une association qui se bat pour que soit adopté une loi qui réglemente le marché musical. Nous avons déposé une requête auprès du gouvernement le 31 janvier passé et elle a été acceptée. Nous espérons avoir une suite favorable.

Pourquoi avoir choisi le folk quand on sait qu’au Sénégal le public reste profondément attaché au mbalax ?

Nous avons toujours voulu trouver un style musical qui s’exporte. Le mbalax est un style très populaire, mais qui ne peut se vendre qu’au Sénégal. Nous avons choisi l’acoustique qui fait notre originalité"

Est-ce que les titres « Fama » et « Siré » sont des histoires vécues ?

Oui. Dans la mesure où dans chaque famille sénégalaise on trouve une Fama et une Siré.

Et en ce qui vous concerne, qu’en est-il ?

Ah non, n’entrons pas dans ces détails. S’il vous plait, parlons d’autre chose.

Vous avez participé au Festival des Arts du Maroc, comment le public vous a-t-il accueilli ?

Nous avons, cette année, participé pour la deuxième fois au Festival des arts du Maroc. Les producteurs de cette manifestation ont vu sur scène Cheick à Ziguinchor à l’occasion du Fesnak. Ils ont tout de suite voulu rencontrer les autres membres du groupe pour nous inviter au festival. C’est ainsi qu’a débuté l’aventure et depuis, tous les ans, nous nous y rendons. On y retrouve un public extraordinaire, très ouvert et, surtout, très chaud.

Vous revenez d’une grande tournée internationale aux USA et en France, racontez-nous un peu comment cela s’est passé ?

Nous avons d’abord été en France où nous étions invités en Martinique au mois de juin dernier pour fêter les 94 ans d’Aimée Césaire. Ensuite, nous sommes allés en Hollande où nous avons enregistrés un album avec Leoni Jansen. L’album « Nina » qui sortira très prochainement a été enregistré à cette occasion. Nous avons également enregistré un autre album avec un jazzman hollandais, Paul Van Kemenad. Enfin, nous nous sommes rendus aux USA à New York et à Indiana au mois d’août, pour l’Indiana Black Expo. Dans l’ensemble, la tournée a été très bénéfique, très positive.

Vous avez un public très féminin, est-ce que les Frères Guissé sont des sex-symbols ?

(Rires), Non, non. La musique acoustique est une musique très douce qui pénètre l’individu. Les femmes étant très sensibles se retrouvent plus à travers ce style. C’est pourquoi les fans des Frères Guissé sont certainement en grande majorité des femmes.

Avez-vous des activités parallèles en dehors de la musique ?

Pour le moment, nous ne faisons que de la musique et rien d’autre. Une fois à la retraite, nous envisageons de consacrer notre temps à des associations caritatives.

Des albums et des projets en vues ?

Comme je le disais tantôt, nous avons déjà enregistré des albums dont l’album intitulé « Nina » qui doivent sortir sur le marché sénégalais. Nous attendons le moment propice. Nous comptons également sortir un album international. Nous prévoyons d’aller en tournée, le mois prochain.

Est-ce que les Frères Guissé sont mariés ?

Cheuteee...restez-en là s’il vous plait !

Mais allez-y...

Cheikh est marié, Alioune également. Mais moi, je suis toujours un cœur à prendre.

Et qu’est que vous attendez pour faire le grand saut ?

Tout arrive à point...


Propos recueillis par Lala Ndiaye (stagiaire)
Source: Le Soleil

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Jeudi 27 Septembre 2007

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