Avec 11 % de sa population née à l’étranger, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE (9 %). Néanmoins les indicateurs de précarité des étrangers sont bien plus élevés en France que dans les autres pays : leur taux de pauvreté est de 21,1 % (contre 17,3 % dans les autres pays) et leur taux de chômage de
14,5 % (contre 11,9 %). « La situation est bien plus complexe que ce que dit l’étude », tempère Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités qui regrette que le critère de qualification professionnelle n’ait pas
été retenu. « Il faut tenir compte du fait que 5 millions d’emplois sont interdits aux étrangers », indique-t-il en référence aux métiers de la fonction publique.
Concentration en milieu urbain
Plus grave, les inégalités sont davantage marquées en France : le taux de pauvreté des immigrés y est quatre fois supérieur à celui de la population majoritaire, contrairement aux autres pays de l’OCDE où le rapport n’est que de un à deux en moyenne. « La France n’est certainement pas plus raciste », soutient Louis Maurin, qui dénonce « une situation d’inégalité sociale qui s’accentue ». « Derrière les immigrés, ce sont les couches populaires qui subissent », poursuit-il. Autre enseignement, les immigrés vivent en grande majorité en milieu urbain : avec 70,9 % des étrangers qui habitent en ville, la France est, avec l’Autriche, le pays où l’écart avec le reste de la population est le plus important. « La concentration des étrangers en ville est due au fait qu’ils sont souvent très pauvres et vivent dans des grandes cités, qui sont plus disséminées dans les autres pays », précise Louis Maurin. Selon lui, « le facteur migratoire joue à la marge, le facteur social étant plus prégnant », insiste-t-il. « Et, avec la crise économique, on renvoie la responsabilité sur les derniers arrivés », déplore-t-il tout en estimant que « ce rejet est entretenu par des hommes politiques, alors que notre pays se targue d’être l’un des plus égalitaires ».
Metro Mustapha sandid
14,5 % (contre 11,9 %). « La situation est bien plus complexe que ce que dit l’étude », tempère Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités qui regrette que le critère de qualification professionnelle n’ait pas
été retenu. « Il faut tenir compte du fait que 5 millions d’emplois sont interdits aux étrangers », indique-t-il en référence aux métiers de la fonction publique.
Concentration en milieu urbain
Plus grave, les inégalités sont davantage marquées en France : le taux de pauvreté des immigrés y est quatre fois supérieur à celui de la population majoritaire, contrairement aux autres pays de l’OCDE où le rapport n’est que de un à deux en moyenne. « La France n’est certainement pas plus raciste », soutient Louis Maurin, qui dénonce « une situation d’inégalité sociale qui s’accentue ». « Derrière les immigrés, ce sont les couches populaires qui subissent », poursuit-il. Autre enseignement, les immigrés vivent en grande majorité en milieu urbain : avec 70,9 % des étrangers qui habitent en ville, la France est, avec l’Autriche, le pays où l’écart avec le reste de la population est le plus important. « La concentration des étrangers en ville est due au fait qu’ils sont souvent très pauvres et vivent dans des grandes cités, qui sont plus disséminées dans les autres pays », précise Louis Maurin. Selon lui, « le facteur migratoire joue à la marge, le facteur social étant plus prégnant », insiste-t-il. « Et, avec la crise économique, on renvoie la responsabilité sur les derniers arrivés », déplore-t-il tout en estimant que « ce rejet est entretenu par des hommes politiques, alors que notre pays se targue d’être l’un des plus égalitaires ».
Metro Mustapha sandid
Les étrangers mal intégrés en France