Si lors de la marche initiée par l'Anamis, le 19 février passé, les éléments du Groupement mobile d'intervention (Gmi) de la police avaient violemment réprimé les manifestantes avec à la clé quelque 8 blessés dont un évacué dans une structure sanitaire, la manifestation d'hier s'est déroulée dans le calme. Exprimant la colère de ces camarades, Mme Awa Diop, porte-parole des manifestantes, a expliqué que leurs familles vivent «un calvaire» qu'elle ne saurait décrire avec de simples mots. A en croire Mme Diop, à la précarité des conditions de vie des orphelins des militaires tombés au champ d'honneur s'ajoute «l'exclusion». Parce que, révèle-t-elle, «rares sont les enfants des membres de l'Anamis qui continuent leurs études à cause d'un manque de moyens».
Abdoul Aziz Seck
Source Le Populaire