Référence multimedia du sénégal
.
Google

Le terrorisme et l’anti-terrorisme après le 11 septembre 2001 : Quel(s) résultat(s)

Article Lu 14823 fois

Huit ans déjà quand les attaques ont été dirigées contre les tours de World Trade Center et le Pentagone, commanditées, selon certaines sources, par Oussama Ben Laden et son réseau Al-Qaïda. Ces actes de barbarie ont plongé le monde dans un profond émoi. Le président des Etats-Unis au moment des événements, George W. Bush, avait déclaré que ’le 11 septembre, les ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre les Etats du monde’. Depuis lors, la communauté internationale s’est fortement mobilisée, en mettant en œuvre des mesures idoines pour combattre ces actes de violence commis par des groupes supposés terroristes.



Le terrorisme et l’anti-terrorisme après le 11 septembre 2001 : Quel(s) résultat(s)
Il faut noter que, dans ces attaques mettant en péril la paix et la sécurité internationale, plus de 80 pays ont perdu des ressortissants, c’est ainsi qu’un appel fut lancé par le président G.W. Bush. Ainsi, un grand nombre de pays et d’organisations internationales, soucieux de la paix et de la sécurité, notamment l’Otan, l’Union européenne, l’Organisation des Etats américains, l’Association des Nations du Sud-est asiatique, l’Oua, la Ligue arabe, l’Organisation de la conférence islamique, et l’Assemblée générale et le conseil de sécurité de l’Onu, ont répondu à l’appel du président Bush qui voulait créer une coalition mondiale pour lutter contre le terrorisme.

Le Conseil de Sécurité a, en effet, adopté à l’unanimité une résolution historique (résolution 1373 du 28 septembre 2001) qui a demandé aux Etats de devenir parties aux instruments de lutte contre le terrorisme et de prendre des mesures législatives réprimant les actes terroristes. C’est d’ailleurs dans ce contexte que l’instrument régional africain relatif à la prévention et à la répression du terrorisme, appelé la convention d’Alger adoptée en juillet 1999, lors de la 35e session ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Oua, est entrée en vigueur le 6 décembre 2002.

Dans la même perspective de combattre ce fléau, un projet de protocole fut lancé le 17 octobre 2001, lors du sommet de Dakar, pour viser l’établissement d’un ‘mécanisme pour la lutte contre le terrorisme’, car la convention d’Alger n’en prévoit aucun. Le projet a finalement été adopté comme protocole additionnel à la convention de l’Oua sur la prévention et la lutte contre le terrorisme par la conférence de l’Ua lors de sa 3e session ordinaire, qui s’est tenue du 6 au 8 juillet 2004 à Addis Abéba en Ethiopie. La conférence de l’Ua a demandé à la commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer son entrée en vigueur.

Toutefois, force est de constater qu’avant l’adoption de la résolution 1373 et de la création du comité contre le terrorisme, la communauté internationale avait déjà promulgué douze des treize instruments internationaux contre le terrorisme aujourd’hui en vigueur. Mais il faut mentionner que rares étaient les Etats membres de l’Onu qui avaient adhéré à ces instruments internationaux relatifs à la lutte contre le terrorisme.

C’est après les événements du 11 septembre qui ont placé la lutte contre le terrorisme au cœur des préoccupations sécuritaires des Nations Unies que la situation s’est améliorée : 121 Etats membres ont ratifié dix des treize instruments ou au moins y ont adhéré et tous les Etats ont signé au moins un de ces instruments ou sont devenus parties.

Cette guerre contre le terrorisme est devenue une des priorités de l’ensemble des Etats et un des thèmes majeurs au sein des différents comités intergouvernementaux. Elle a connu une accélération vertigineuse à travers les nombreuses mesures et décisions prises tant à l’échelon international, régional et national. En effet, de nombreux Etats ont adopté ou annoncé des mesures pour combattre le terrorisme alors que d’autres, déjà confrontés à des menaces réelles, ont continué à appliquer des mesures anti-terroristes adoptées avant le 11 septembre.

Il faut rappeler qu’il est de principe que tout Etat, au regard du droit international, a le droit et le devoir de combattre et de réprimer les actes criminels, qui par leur nature, objectifs ou moyens déployés pour leur commission sont réputés ou qualifiés d’actes terroristes. De la même manière, les Etats doivent se doter d’instruments et de moyens nécessaires pour combattre ce fléau. Toutefois, ils doivent le faire dans le cadre de l’Etat de droit, du respect des principes du droit international et des dispositions du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire Le constat est que les instruments de lutte contre le terrorisme, que ce soit au plan international, régional ou national ne donnent pas une définition claire de l’acte terroriste et c’est ce qui fait que les Etats commettent des dérives dans l’éradication de ce fléau. Plusieurs Etats, dans leur volonté de combattre le terrorisme, n’hésitent pas à saper les libertés publiques dans le but de museler l’opposition politique ou sociale. Cette situation peut gravement porter atteinte aux libertés fondamentales. Il faut signaler qu’elles sont essentielles pour le bon fonctionnement de la démocratie. Si ces libertés peuvent être soumises à certaines restrictions, cela doit être fait dans le cadre des principes généraux du droit et de primauté du droit.De telles restrictions ne sont acceptables que si elles sont expressément fixées par la loi et qu’elles sont nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui ou pour la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public de la moralité publique ou de la santé publique. Cependant le constat est tout autre : au cours des semaines qui ont suivi les attaques du 11 septembre, le bureau d’enquête (Fbi) a ordonné la détention de milliers de personnes. Et pourtant, la Constitution des Etats-Unis protège les personnes contre les arrestations et détentions non motivées.

Il faut le dire, toutes les mesures adoptées par l’Onu après le 11 septembre pour lutter contre le terrorisme se sont soldées par un échec parce que les moyens et les mécanismes sont jugés insuffisants, car ne tenant pas véritablement en compte les droits humains. En effet, les enjeux de la lutte contre le terrorisme sont souvent présentés en termes d’éradication par la répression et la coopération judiciaire et policière, mais depuis le 11 septembre l’action militaire. Depuis cette date, des mesures au plan national ont été prises ou annoncées dans plusieurs pays portant atteinte aux droits et libertés fondamentales. De même, au nom de la défense de la démocratie contre le terrorisme, nombreuses sont les mesures adoptées qui portent atteinte au fondement de celle-ci et à l’Etat de droit.

Il faut quand même reconnaître que de nouvelles perspectives sont en vue depuis l’arrivée de Barak Obama à la Maison Blanche. Ce président qui est arrivé au pouvoir, dans un contexte particulier marqué par la crise économique et financière mondiale et par la recrudescence de la violence, a opté pour un nouveau discours, en mettant en avant des solutions diplomatiques là où l’usage de la force militaire avait échoué pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. Le président Obama fait de la coopération internationale son cheval de bataille pour montrer à chaque Etat sa part de responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité. Dans sa nouvelle démarche, il met l’accent sur la diplomatie, car il sait pertinemment que c’est le seul moyen qui s’avère essentiel à la lutte contre le terrorisme international moderne, lequel transcende les frontières à bien des égards. Habillement menée, la diplomatie est le ciment qui unit les efforts en un tout cohérent ; sans elle, ces efforts ne seront que de vains mots et ils formeront des éléments disjoints.

Il faut toutefois faire remarquer que, sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, la diplomatie ne relève pas simplement de diplomates de carrière qui travaillent à l’étranger. Certaines personnes qui remplissent des fonctions spécialisées liées à la lutte contre le terrorisme doivent coopérer dans une certaine mesure avec leurs collègues étrangers.

En définitive, il faut noter que ce n’est pas la conclusion d’un traité ni l’adoption d’une résolution de l’Onu qui va amener les terroristes à de meilleurs sentiments. La seule solution fiable et efficace, c’est la diplomatie qui ne fait que renforcer tous les autres outils.

Nfally CAMARA
Assistant en Droit public Fsjp/Ucad
lyfacamara@yahoo.fr
Source Walfadjri

Article Lu 14823 fois

Vendredi 11 Septembre 2009





1.Posté par passant le 11/09/2009 16:36
allez faire un tour sur reopen911, vous comprendrez que vous faites bcp de bruit pour rien

2.Posté par Madougou Laouali le 18/02/2011 14:58
Je suis simplement intéressé par le thème et souhaite avoir un bref aperçu sur deux (2) des actes considérés comme actes terroristes à savoir : la prise d'otage et l'enlèvement.

Merci pour votre compréhension!

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 11 Décembre 2016 - 00:40 Syrie: assaut surprise de l'EI à Palmyre

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State