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Le ministre du Budget : ’’L’Etat n’a pas de problème de paiement des salaires’’

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Dakar, 16 mai (APS) – Les recettes fiscales d’un volume de 85 milliards de francs CFA par mois permettent de payer les salaires des agents de l’Etat d’un montant de moins de 30 milliards, a indiqué le ministre du Budget, rejetant tout risque de non paiement des salaires.



’’Nous n’avons pas de problème de paiement des salaires’’, a déclaré, vendredi soir, Ibrahima Sar, fondant son assurance sur les performances de l’Administration fiscale qui réalise des recettes couvrant largement les salaires des agents de l’Etat (plus de 65.000).

En compagnie du représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), Alex Ségura, le ministre du Budget s’exprimait lors d’un point de presse, au sortir d’une réunion sur la situation budgétaire du Sénégal, présidée par le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré.

’’Je confirme que la situation budgétaire du Sénégal est très difficile. Je confirme aussi que le Premier ministre nous a rassurés que le gouvernement est en train de prendre des dispositions pour sortir de la crise que nous voyons aujourd’hui dans le système. C’est un message fort et nous croyons en son message (…)’’, a dit M. Ségura.

Dans un entretien avec Le Quotidien paru vendredi, il avait fait part des difficultés budgétaires du Sénégal et des risques de non paiement des salaires et des engagements de l’Etat envers le secteur privé, si des ajustements ne sont pas immédiatement apportés.

Le gouvernement compte solliciter le marché financier national, régional et, même international, pour mobiliser des ressources d’un montant de 60 à 75 milliards pour payer les factures que l’Etat du Sénégal doit aux entreprises du secteur privé. ’’Le stock de factures impayées est très important, il fragilise le système économique’’, a-t-il souligné. Les paiements en retard sont d’un volume de 150 milliards de francs CFA.

’’Le Sénégal a tout notre soutien, mais il faut que les ajustements budgétaires se fassent sinon le problème va être reconstitué’’, a rappelé le représentant résident du FMI, rassurant le secteur financier, notamment les banques sur la capacité de l’Etat à rembourser ses dettes.

’’Si les difficultés budgétaires sont là, les fondamentaux des finances publiques sont très forts. Les piliers du système financier sont très forts. Il ne faut pas faire la confusion. Le Sénégal a une certaine capacité d’endettement qui peut être mobilisée lorsque l’Etat a certaines dépenses à faire ou factures impayées au secteur privé’’, a-t-il poursuivi.

’’L’Etat a une bonne capacité de lancer des emprunts obligataires car les fondamentaux sont bons. Aujourd’hui, l’Etat a notre soutien pour lancer ces emprunts obligataires’’.

Alex Ségura a toutefois estimé que les subventions publiques coûtent chères et ne sont pas efficaces. A cet effet, il a conseillé des ’’mesures sociales plus ciblées et qui coûtent moins chères’’, ’’des alternatives plus soutenables que les mesures généralisées de subvention’’. Il a fait part de l’ouverture du gouvernement à cette proposition.

Des coupes seront effectuées dans les dépenses de fonctionnement non prioritaires, à hauteur de 15 milliards. Le ministre du Budget a confirmé la mesure qui cible les achats de biens et services comme le carburant de tous les ministères sauf ceux à caractère social, notamment la santé et l’éducation lesquels seront ’’sécurisés’’.

Cette mesure de réduction du train de vie de l’Etat s’opère, selon lui, en application ’’des plafonds de dépenses les plus bas possibles’’ pour l’année en cours, contrairement aux plafonds initiaux.

’’Je sors de l’entretien avec le Premier ministre rassuré que certains plafonds de dépenses ne seront pas dépassés. Si ces mesures sont appliquées, le Sénégal va pouvoir tourner cette page rapidement’’, a estimé le fonctionnaire du FMI.

Le ministre du Budget a expliqué le choc subi par le budget de l’Etat : suspension de droits et taxes et nouvelles dépenses en subvention. Ce sont des mesures de sauvegarde du pouvoir d’achat, prises depuis juillet 2007. Elles ont coûté près de 2% du produit intérieur brut. Ce choc provient du renchérissement du prix du baril et des denrées alimentaires.


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Samedi 17 Mai 2008

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