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Le colonel Kadhafi poursuit sa visite « historique » à Paris

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Le colonel libyen Mouammar Kadhafi poursuivait hier sa visite en France, qu’il a lui-même qualifiée d’"historique", en entourant son emploi du temps de mystère après avoir multiplié les déclarations fracassantes propres à alimenter la controverse et l’embarras des autorités.

Paris - Le colonel Kadhafi a effectué hier après-midi une visite au pas de charge du Louvre, admirant en une demi-heure les oeuvres les plus connues du musée parisien, comme La Joconde, la Vénus de Milo ou le Radeau de la Méduse.

La Limousine blanche du dirigeant libyen, suivie d’un cortège d’une vingtaine de voitures, s’est immobilisée en fin d’après-midi dans la "cour carrée" du Louvre donnant sur l’aile Sully. C’est dans cette partie que se trouve la Vénus de Milo, célèbre statue sans bras de la déesse de l’amour considérée comme un des chefs-d’œuvre de l’époque hellénistique, que le dirigeant libyen avait tout particulièrement souhaité voir, selon des sources proches de sa délégation.

Alors que l’opposition de Gauche a renouvelé ses critiques et que la gêne est explicite au sein de la majorité de Droite, le Secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a assuré que la visite du colonel Kadhafi était "tout à fait identique" à celles d’autres chefs d’Etat.

Le séjour du colonel Kadhafi est néanmoins exceptionnellement long (cinq jours). Il devrait finalement partir samedi matin pour une visite en Espagne alors que, selon certaines informations, il aurait envisagé de rester jusqu’à dix jours en France, où il séjourne pour la première fois depuis 34 ans.

M. Kadhafi a eu deux entretiens en tête-à-tête avec M. Sarkozy, lundi et mercredi et a multiplié les prises de parole, devant des députés, des patrons, la communauté africaine de France ou encore une assemblée de femmes. Et tous les ponts de Paris ont été tour à tour fermés aux piétons pendant qu’il faisait une promenade en péniche sur la Seine.

Le député socialiste Manuel Valls a dénoncé "une espèce de circus Kadhafi" dans lequel "la France est humiliée". Il a parlé d’une "farce un peu tragique et comique", laissant "un sentiment pénible (et) parfois même d’écœurement".

La présidence a de nouveau justifié cette visite : "la Libye s’intègre de plus en plus dans la communauté des nations", a répété Claude Guéant. En outre, selon lui, les contrats attendus avec la Libye représentent "l’équivalent de 30.000 emplois garantis sur 5 ans pour les Français".

Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner avait plaidé la veille pour une "diplomatie de la réconciliation", tout en jugeant "assez pitoyables" les attaques de M. Kadhafi sur le manque de respect des droits des immigrés en France et en Europe.

Pour le journal populaire « Le Parisien », cette longue visite tourne au "cauchemar pour Nicolas Sarkozy", tandis que « Libération » (Gauche) assurait que le président français "compte les heures avant son départ en redoutant d’autres dérapages".

EN BREF * ZIMBABWE - Mugabe, candidat à un 6e mandat

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remercié ses partisans de soutenir sa candidature pour un sixième mandat à la tête de l’Etat, qui doit être entérinée lors d’un congrès du parti au pouvoir cette semaine à Harare.

Une manifestation de ses partisans, il y a deux semaines dans la capitale, avait "revigoré le parti et confondu nos critiques", a-t-il déclaré devant le Comité central de l’Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-Pf). "Bien joué de la part des anciens combattants, de la Ligue des femmes, de la Ligue de la jeunesse (...) Votre rassemblement a connu un succès retentissant et le monde entier en parle", a-t-il ajouté.

Le 30 novembre, des milliers de ses partisans avaient défilé dans les rues de Harare pour soutenir leur président, au pouvoir depuis 27 ans, très critiqué par les Occidentaux pour l’effondrement économique et la crise politique de son pays. M. Mugabe a également appelé les Zimbabwéens à voter massivement pour la Zanu-Pf lors des élections législatives et présidentielle prévues pour mars 2008. "Ce vote percutant produira un écho au-delà des océans, faisons-le entendre au 10 Downing Street", la résidence du Premier ministre britannique, Gordon Brown, a-t-il lancé.

IRAN - Ahmadinejad au pèlerinage à La Mecque

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad va se rendre au pèlerinage annuel musulman de La Mecque en Arabie saoudite, une première pour un chef d’Etat de la République islamique. Mardi dernier, le président iranien avait affirmé que le roi Abdallah l’avait invité verbalement lors du récent sommet du Conseil de la coopération du Golfe à se rendre en pèlerinage à La Mecque. L’Iran à majorité chiite et l’Arabie saoudite à majorité sunnite ont essayé de renforcer ces dernières années des relations empruntes de méfiance. Ces relations avaient été marquées par un drame à La Mecque.

402 pèlerins, dont 275 Iraniens selon un bilan officiel, avaient été tués en juillet 1987 lorsque les forces de l’ordre saoudiennes avaient réprimé une manifestation traditionnelle de pèlerins iraniens à La Mecque contre les Etats-unis et Israël. Pour Ryad, le pèlerinage ne doit pas être un forum politique. L’Iran était alors en pleine guerre contre l’Irak qui était soutenu par les monarchies du Golfe dont le royaume saoudien. Mais depuis le milieu des années 1990, les deux poids lourds de la région se sont rapprochés, tentant d’œuvrer ensemble ces derniers mois à régler la crise au Liban et aider à rétablir la stabilité en Irak. Ce qui n’a pas empêché les dirigeants saoudiens de s’inquiéter de l’influence grandissante de l’Iran, notamment en Irak et au Liban.

CHINE - 70e anniversaire du massacre de Nankin

A Nankin hier, les sirènes ont retenti pour marquer le 70e anniversaire du massacre commis par les Japonais, mais la Chine a pour une fois traité l’événement sobrement, nouvelle preuve d’un réchauffement entre les deux pays. Une cérémonie a rassemblé plusieurs milliers de Chinois au Mémorial de cette grande ville de l’Est de la Chine, un lieu qui entretient le souvenir du massacre perpétré par les armées impériales japonaises à partir du 13 décembre 1937. "La commémoration n’est pas faite pour attiser la haine. C’est tout le contraire, elle est organisée pour aider à comprendre", a estimé Wang Weixing, de la branche locale de l’Académie des sciences sociales. Selon le gouvernement chinois, 300.000 civils auraient été massacrés à Nankin lorsque les troupes japonaises ont pénétré dans ce qui était alors la capitale de la Chine. Les atrocités, les viols, les exécutions et les pillages ont duré plusieurs semaines. Le ton modéré des célébrations hier (...) tranche avec les diatribes lancées par la Chine ces dernières années quand les relations bilatérales étaient au plus bas. Depuis l’an dernier, les relations bilatérales se sont nettement réchauffées après l’arrivée de Shinzo Abe à la tête du gouvernement japonais. En 2008, le président Hu Jintao effectuera une visite officielle au Japon, la première d’un chef d’Etat chinois à Tokyo depuis dix ans.


AFP

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Vendredi 14 Décembre 2007


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