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Le chef de famille « vertueux » condamné pour le viol de sa domestique

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D.T., accusé de viol commis sur la personne de la demoiselle F.T., faisant, depuis un mois et quelques jours, office de domestique dans la maison de ce dernier, s’est finalement empêtré dans une situation devenue quasi-inextricable. Ses dénégations et contre-dénégations n’ont pas milité en sa faveur. Le glaive du tribunal ne l’a pas du tout épargné. Il vient d’être condamné à une peine de 2 ans ferme.



Employé aux Industries chimiques du Sénégal (Ics) depuis quelques années, D.T. s’est vite fait remarquer par ses qualités professionnelles. D’ailleurs, cela lui a permis de gravir les échelons et de devenir agent de maîtrise. S’agissant justement de la personnalité de D.T., on le dit pieux, honnête, bon père de famille, passant son existence entre le boulot, la mosquée et la maison. Qui plus est, cet « Ibadou Rahmane », avec sa barbe poivre-sel, ne salue pas le sexe faible. Mais, quand Satan s’en mêle, il est difficile de se défaire de ses tentacules.

D.T. a été accusé par sa bonne F.T. d’avoir commis un viol sur elle. A la barre, la fille semblait indifférente à tout ce qui se passait autour d’elle. La preuve, elle passait tout son temps à gesticuler, à sourire, à écarquiller les yeux. Sans aucune gêne, F.T. désigne du doigt son ancien patron comme étant celui qui l’a violée. Et pourtant, elle a bien déclaré avoir perdu sa virginité dès l’âge de 13 ans, à Saint-Louis, alors qu’elle séjournait chez sa grande sœur. Aujourd’hui, elle a 18 ans. Racontant la genèse de l’affaire, F.T. indique que c’est le 18 août que l’agent de maîtrise a abusé d’elle. Poursuivant ses explications, elle dira que c’est au moment où elle faisait le ménage des locaux qu’elle a été surprise par son patron qui l’a soulevée et jetée dans son lit avant de la pénétrer. Selon toujours ses déclarations, D.T. l’aurait maîtrisée en la prenant par les deux mains. C’est d’ailleurs cela qui a étonné Me Ayi, un des conseillers du prévenu, qui se demande comment peut-on neutraliser une fille avec ses deux mains tout en accomplissant une pénétration sexuelle. F.T. dit n’avoir pas eu mal. Le seul constat fait, ce sont les traces de sperme qu’elle a vues sur son slip.

La victime dit avoir eu une démarche claudicante jusqu’à son domicile. Quid de la réaction de sa génitrice ? La partie civile dit n’avoir pipé mot de peur d’être admonestée. C’est le 19 août que la chose éclata au grand jour, lorsque, d’après ses dires, D.T. a voulu récidiver alors qu’elle s’apprêtait à prendre une douche. « Il a tenté d’introduire ses doigts dans mes parties intimes, mais je l’ai repoussée. Je me suis rhabillée pour aller directement à la gendarmerie », raconte-t-elle. Et pour le 18, que s’est-il passé exactement ? F.T. déclare : « j’ai poussé des cris stridents pour pouvoir me libérer des assauts de mon patron. Mais, en vain, personne n’est venu à mon secours », laisse-t-elle entendre. Dans le procès-verbal des gendarmes, il est bien écrit que le mis en cause, après avoir véhémentement rejeté en bloc l’accusation, aurait finalement fait un aveu circonstancié.

Ensuite, il aurait remis une somme de 500.000 francs aux parents de la victime pour étouffer l’affaire. Cela a été corroboré par Me Atoumane Diop, l’avocat de la défense. L’autre jour, le prévenu s’est complètement rétracté pour dire que le 18 août, sa bonne avait brillé par son absence et qu’il s’apprêtait à la virer. Il est bien vrai que l’agent de maîtrise, après avoir envoyé son épouse et ses enfants à Rufisque, vivait seul à la maison. Quant à sa domestique, son travail se limitait tout juste à s’occuper des chambres, de la cour, à laver la vaisselle. S’agissant de la journée du 18, D.T. déclare que ce jour là, il était parti au bord de la mer faire son footing habituel. A l’en croire, il est revenu vers les coups de 11 heures. « Je devais prendre service avec mon copain à 14 heures. Nous avons pris le repas ensemble », a encore indiqué le mis en cause. Pour Me Ayi qui assurait la défense du prévenu, la partie civile a tout le temps caché son hypocrisie sous des dehors vertueux. Selon lui, comment peut-on saisir sa victime par les deux bras et parvenir à la pénétrer ? Et de se poser en même temps moult questions sur la moralité douteuse de la fille. S’agissant de son client, il a indiqué que ce dernier est bien connu dans son quartier et au travail pour ses qualités exceptionnelles déjà mises en avant. Il a demandé la relaxe pure et simple de son client. A sa suite, l’autre conseil, en l’occurrence Me Atoumane Diop, crie au scandale et traite F.T. de fieffée menteuse. Il dira de manière péremptoire que le certificat médical joint dans le procès-verbal de la gendarmerie ne fait pas foi parce que rédigée par une sage-femme d’Etat incompétente pour le délivrer. Malgré le témoignage éloquent fait par sa douce moitié, le prévenu n’a pas eu gain de cause. En tout cas, ses conseils ne baissent pas encore les bras, eux qui n’écartent pas la possibilité d’interjeter appel. Affaire à suivre.


ABDOURAHMANE SARR GONZALES
Source: Le Soleil

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Mardi 4 Septembre 2007





1.Posté par salambaye le 04/09/2007 12:38
copier coler c'est tres dangereux....le senegal est devenu invivable on peut du jour au lendemain etre tranè a la barre si on n'a pas d'argent pour se payer des avocats on finit à 100m......ces lois de d'europe et de france si vous voulez les appliquer au senegal pays extrement pauvres où tous les moyens sont bons pour avoir de l'argent....vraiment vraiment vraiment c'est ahurissant....ces lois sont à revoir........

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