Le cargo d'aide libyen a repris mercredi 14 juillet sa route vers Gaza après avoir été contraint à l'arrêt en raison d'une avarie, tandis que des navires de la marine israélienne tentaient de l'intercepter, selon la Fondation Kaddafi qui a affrété le bateau. "Le cargo a repris sa route mais difficilement. Des navires militaires israéliens tentent de lui barrer la route et de le dévier loin des côtes de Gaza", a déclaré Youssef Sawan, directeur exécutif de la Fondation, affirmant que le navire était "à trois heures de Gaza".
"Les Israéliens nous ont donné le choix : rebrousser chemin ou nous rendre au port (égyptien) d'Al-Arich. Sinon, ils menacent de recourir à la force et d'escorter le bateau vers le port israélien d'Ashdod", a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, un responsable israélien affirmait d'ailleurs que l'Amalthéa s'était finalement finalement dérouté en direction du port égyptien, répondant ainsi au souhait des autorités de l'Etat hébreu. Une information démentie par Tripoli.
Deux mille tonnes d'aide humanitaire
D'après la Fondation Kaddafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi, l'Amalthéa est "chargé de deux mille tonnes d'aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments". Parti samedi soir de Grèce, le cargo devait accoster mercredi matin à Gaza, avant d'être surpris, dans la nuit de mardi à mercredi, par une panne à quelques miles de sa destination finale. Outre 12 membres d'équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l'agent maritime de l'Amalthéa.
Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale approchant de Gaza, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens.
Source AFP via Jeune Afrique