Le président Wade a différé son bain de foule d’une semaine, sans raison valable. Le calendrier républicain, il ne s’en formalise pas trop. Il ne s’en fait qu’à sa tête. Il n’écoute que son fils. Seul Karim l’intéresse et le fait agir. Et puis, il ne sait que reporter. Ne l’a-t-il pas fait pour sa statue de la « renaissance ». Son inauguration qui devait avoir lieu depuis le 12 décembre dernier est remise au 3 avril prochain. Wade a même décalé des élections législatives : celle qui devaient avoir lieu en 2007, mais qu’il finit par faire organiser un an après.
De même, le Festival mondial des arts nègres a été tellement reporté que les Sénégalais n’en connaissent plus le nombre. Wade aime tellement reporté que même les conseils des ministres qui se tenaient sous l’ancien régime tous les mardis se tiennent désormais selon les caprices et le calendrier du président. Son fils est le ministre qui y assiste très rarement. Porté sur les changements, selon ses humeurs, il a remanié plus que tous les chefs du monde entier. Il a même tenté d’imposer son hymne pour l’Afrique et son logo.
Pour l’heure, seule la date du 4 avril, commémorant l’indépendance du Sénégal, et la devise du pays n’ont pas subi ses coups de bistouri.Le président Wade est le champion en matière de report, parce que ne planifiant jamais à moyen et long terme. C’est un situationniste. C’est ce qui fait qu’il fâche en Europe, avec ses multiples atterrissages et décollages imprévus.. Hélas, ce n’est pas à l’âge de 86 ans qu’on peu changer un homme.
La Redaction