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Lancement des travaux du MCA : L’objectif de l’Etat, créer et renforcer les infrastructures à Podor

Le Premier ministre Abdoul Mbaye a procédé, hier, au lancement des travaux de construction du pont de Ndioum et d’aménagement de la cuvette de Ngallenka. Le chef du gouvernement, qui était à la tête d’une importante délégation, était accompagné de Lewis Lukens, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, dont le pays a financé les deux projets à travers le Millenium challenge account (Mca).



Lancement des travaux du MCA : L’objectif de l’Etat, créer et renforcer les infrastructures à Podor
Prmiers coups de pioches du pont de DIOUM : La concrétisation d’une promesse de longue date
La joie était lisible sur tous les visages. Venus nombreux assister au lancement des travaux, les habitants de Ndioum et des environs ont voulu prendre date avec l’histoire.
Le mouvement incessant de véhicules entamé dès les premières lueurs de la matinée à Ndioum, présageait déjà que la capitale du Diéri s’apprêtait à vivre un grand événement qui, sans doute, restera gravé pour longtemps dans la mémoire collective de ses habitants. Dans cette cité, les nouvelles autorités du Sénégal, grâce à un financement du Millenium challenge account (Mca) ont décidé d’entreprendre la réalisation d’une grande infrastructure structurante pour le désenclavement total des deux rives du Doué, un des affluents du fleuve Sénégal. A savoir, jeter sur ce mythique cours d’eau du Fouta et du Toro le premier ouvrage en béton armé de son histoire.
Aux yeux des populations, à travers ce geste, l’Etat du Sénégal vient ainsi concrétiser une vieille promesse, tenue aux lendemains des indépendances par le président Senghor. La portée d’un tel événement ne pouvait pas ne pas retenir l’attention des autochtones. Hier, à travers les artères de la commune de Ndioum, vêtus de leurs boubous de fête, ils étaient nombreux à marquer de leur présence la cérémonie de lancement effectuée sous la présidence du Premier ministre, Abdoul Mbaye, aux larges des berges du Doué. De Gamadji Saré au centre ville de Ndioum, en passant par les différents hameaux du Diéri et du Walo, chacun voulait prendre date avec l’histoire. Ceux qui n’ont pu effectuer le déplacement n’en ignoraient pas la portée de l’événement. Le jeune Ousmane Tall, tenancier d’une quincaillerie, livrait des marchandises aux rares clients venus effectuer leurs achats, en cette journée spéciale. Natif du Walo d’où remontent, d’ailleurs, ses origines, le jeune homme avait du mal à contenir sa joie. Pour lui, outre l’aspect socio-économique lié au désenclavement de la zone, la construction d’un pont sur le Doué est d’abord la matérialisation d’une veille doléance, concrétisée par les nouvelles autorités. « Nos parents nous disent que c’est une promesse effectuée depuis les indépendances par le président Senghor et reconduite chaque fois par les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de l’Etat », a déclaré Ousmane Tall. S’activant dans le commerce, après un long séjour effectué en Italie, Ousmane Tall, comme nombre de ses congénères de la zone, estime que l’ouvrage contribuera énormément à la relance de l’activité économique. Il évoque, dans la foulée, l’évacuation de la production agricole de Ndioum Walo vers le Diéri et au-delà des frontières du Fouta, sur l’ensemble du pays. « C’est une fierté pour nous, les jeunes du Diéri », a-t-il dit.

Briser le mythe entretenu sur le fleuve Doué

Ce sentiment, il le partage également avec le censeur par intérim du lycée de Ndioum, Seydou Diouf. Interpellé sur l’opportunité du pont dans le vécu des populations, M. Diouf pense aux changements que cela pourrait avoir sur le quotidien des élèves vivant de l’autre côté de la rive, c’est-à-dire à Ndioum Walo et qui, chaque jour, traversent ce défluent en pirogue pour se rendre au lycée, avec tout ce que cela comporte comme risque. « Nos élèves qui se trouvent en majorité dans le Walo vont pousser un grand ouf de soulagement avec la construction du pont. Il permettra de réduire les risques de noyades pour ceux qui, à défaut du bac, tentent la traversée par pirogue », indique le censeur. Au-delà ce cet aspect, M. Diouf estime qu’avec le pont, c’est un pan entier de la mythologie forgée sur le Doué qui s’effondre. La légende interdit aux étrangers de se rendre sur l’autre rive de la ville. Comme lui, ils sont nombreux, les habitants de Ndioum, qui ne se hasardent guère à effectuer la traversée sur le fleuve. Ils pensent ainsi que l’ouvrage attendu dans les vingt prochains mois, sera une aubaine pour fraterniser davantage avec les populations du Walo. Ousmane Ndao, le major de l’hôpital de Ndioum, abonde dans le même sens. « Dès qu’on a entendu parler du lancement des travaux du pont, on a pensé aussitôt aux malades et accidentés, mais aussi aux cas de noyades qui nous viennent régulièrement de l’autre côté de la rive ». Chargé des évacuations urgentes à l’hôpital de Ndioum, Dr Ndao trouve, à travers ces premiers coups de pioches, l’expression d’un soulagement et d’une volonté de contribuer au décollage d’une ville en plein essor.

Le partenariat entre le Sénégal et les Etats Unis magnifié

La réalisation de la cuvette hydro-agricole de Ngallenka et du pont de Ndioum s’inscrit dans le cadre de l’accord compact signé par l’Etat du Sénégal avec le Millenium challenge account (Mca).
Aux cérémonies de lancement des travaux, effectuées, hier à Ndioum, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Lewis Lukens, n’a pas manqué de magnifier la qualité des relations qui lient le pays de l’Oncle Sam au Sénégal. A Ngallenka comme a Ndioum, M. Lukens s’est réjoui de la qualité du partenariat qui a conduit, aujourd’hui, à la mise en œuvre des projets prévus dans le Millenium challenge account (Mca). « Il a fallu beaucoup de temps pour la concrétisation de ces projets. Je suis heureux que ce jour soit arrivé », a-t-il dit. Le diplomate américain a salué l’engagement politique des nouvelles autorités à inscrire leurs actions dans la bonne gouvernance, ainsi que la volonté affichée de prendre en charge les besoins d’investissement des masses. « Nous espérons que le pont de Ndioum aidera la communauté locale à traverser en toute sécurité le marigot du Doué au niveau de l’île à Morphil », a déclaré Lewis Lukens. Il n’a pas manqué d’exhorter les entreprises chargées de réaliser l’ensemble des ouvrages prévus dans le Mca à veiller à la bonne exécution des travaux et au respect des échéances établies. M. Lukens a rendu hommage au gouvernement du Sénégal d’avoir permis la réalisation des objectifs de développement fixés par l’Etat américain dans le cadre du Millenium challenge corporation (Mcc) dont les investissements pour le Sénégal prennent fin en 2015.
A terme, le Mca permettra la réhabilitation de 376 kilomètres de routes nationales et l’aménagement de 36 hectares irrigables.
Une fois achevé, le Mca aura un impact sur 1.600.000 Sénégalais et des millions d’autres en profiteront indirectement. « Le projet irrigation et gestion des ressources en eau du compact contribuera de manière significative à l’accroissement de la production dans le secteur agricole, dans la vallée du fleuve, grâce à l’augmentation des terres irriguées de plus de 3.000 hectares », s’est félicité Lewis Lukens. En outre, le projet améliorera le sort des femmes et des populations sans terre en leur permettant d’accéder, grâce à une démarche participative et inclusive, à la propriété foncière. « C’est un véritable investissement dans l’avenir du Sénégal », a estimé Lewis Lukens. Avenir que les autorités étatiques veulent radieux et plein de promesses.

Abdoul MBAYE à propos du pont de NDIOUM : « Nous veillerons scrupuleusement à l’achèvement des travaux à bonne date »

En dévoilant, hier, sur les berges du Doué, la plaque indicative du chantier de construction du pont de Ndioum, le Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré que l’Etat veillera scrupuleusement à l’achèvement des travaux à bonne date. Il a annoncé, dans la foulée, le bouclage du corridor Saint-Louis-Bakel dont le dernier tronçon sera réalisé également dans le cadre du Mca.
L’instant restera gravé pour longtemps dans la mémoire des populations du fleuve et du Diéri. Les travaux tant attendus du pont de Ndioum ont été officiellement lancés, en présence des responsables du Millenium challenge account (Mca) et des populations et responsables politiques autochtones, grâce à un financement des Etats-Unis d’Amérique à l’Etat du Sénégal. Hier, devant une foule en liesse, le Premier ministre, Abdoul Mbaye, accompagné de certains membres du gouvernement, des élus et des autorités coutumières et religieuses du Fouta, sous l’œil des partenaires américains conduits par l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Lewis Lukens, a dévoilé la plaque annonçant le début du chantier. Le projet, comme l’a indiqué le chef du gouvernement, fait partie de ces priorités annoncées par le président de la République dans le cadre de son programme « Yonoo yokkuté » consacré au développement des infrastructures structurantes. Sa construction s’étalera sur une vingtaine de mois. L’ouvrage va ainsi contribuer non seulement à relancer l’économie dans la zone, mais aussi à booster la croissance et les échanges dans le Fouta. Devant les partenaires du Mca, le chef du gouvernement, Abdoul Mbaye, a déclaré que le gouvernement veillera scrupuleusement à l’achèvement des travaux à bonne date. L’Etat, a ajouté le Premier ministre, accordera une oreille attentive à la mise en place d’un dispositif règlementaire de contrôle des charges à l’essieu pour juguler les dommages éventuels qu’occasionnera le passage des véhicules sur la chaussée. Il a saisi cette opportunité pour remercier le peuple américain et magnifier la qualité des relations qu’entretiennent le Sénégal et les Etats-Unis d’Amérique.

Du béton armé jeté sur 160 mètres


Conçu sur une longueur d’environ 160 mètres d’amont en aval, le futur pont de Ndioum suscite déjà beaucoup d’espoirs auprès des bénéficiaires. Cet ouvrage, retenu dans le cadre du Mca, fait partie de ces infrastructures que le nouveau gouvernement compte réaliser conformément à la lettre de politique sectorielle des transports au Sénégal. Le Premier ministre a exhorté les parties impliquées dans cette noble entreprise à prendre toutes les dispositions pour respecter les normes édictées par l’Etat en matière d’infrastructures routières. Estimé à environ 6,8 milliards de francs Cfa, le pont reliera Ndioum Walo à Ndioum Diéri, sur une distance de 160 mètres linéaires. L’ouvrage sera en béton armé et il permettra non seulement de désenclaver totalement l’île à Morphil, mais aussi de relier les axes principaux du département de Podor et de la commune de Ndioum, comme la route nationale (Rn2) par des bretelles prévues en aval. Pour les populations du Fouta, il traduit aussi le fruit de l’engagement du président Macky Sall et de son gouvernement à faire de cette partie de la région Nord un véritable pôle d’émergence. Le maire de Ndioum, Amadou Kane Diallo, estime aussi qu’en concrétisant la réalisation du pont sur le Doué, l’Etat vient de mettre fin au sentiment d’abandon qu’éprouvaient jusque-là, les populations de l’île à Morphil. Réitérant l’ambition des nouvelles autorités de booster le développement socio-économique dans la zone, le Premier ministre a saisi l’occasion pour annoncer dans la foulée le bouclage du corridor Saint-Louis-Bakel dont le dernier tronçon sera réalisé également dans le cadre du Mca. « Le gouvernement en fait une priorité, conformément à l’esprit du programme Yonoo yokkuté du président Macky Sall », a soutenu Abdoul Mbaye.

Le périmètre hydro-agricole de Ngallenka pour booster la production

La liesse de l’accueil est à la hauteur de l’espoir des populations sur les deux projets : le périmètre hydro-agricole de Ngallenka et le pont de Ndioum. Ces deux projets structurants doivent aider au développement, avec des milliers d’emplois attendus et des retombées économiques considérables. Au plan social, la condition des femmes sera nettement améliorée, en leur permettant d’accéder à la terre et de bénéficier d’infrastructures sociales comme la construction de garderie d’enfants dans les hameaux et villages.
Le geste est symbolique et restera pour la postérité. Le Premier ministre a donné le premier coup de pioche pour lancer officiellement le démarrage des travaux du périmètre hydro-agricole de Ngallenka. Pour les populations, le 18 novembre 2012 est un nouveau départ vers l’autosuffisance alimentaire. Heureux, Diéry Thioye affiche un sourire béat. Il fonde beaucoup d’espoir sur ce projet et ne s’en cache pas. « Actuellement, je ne fais rien. Avec la construction d’une station de pompage et l’aménagement des terres, je pourrai disposer d’un lopin de terre et m’adonner à l’agriculture », affirme-t-il. A l’arrivée du Premier ministre, il a tenu à lui serrer la main pour lui témoigner sa gratitude. Celui-ci ne s’est pas trompé sur la forte mobilisation des populations qui, malgré la canicule et l’éloignement des habitations, ont répondu massivement présent. « La forte mobilisation montre votre adhésion au projet et à la politique définie par le président de la République, Macky Sall, et mise en œuvre par le gouvernement », a déclaré Abdoul Mbaye. Toutefois, il a souligné que la construction du périmètre hydro-agricole de Ngallenka s’intègre dans une démarche globale, dans une vision du futur économique du Sénégal partagée par les partenaires, en particulier, les Etats-Unis. « Si ce projet du Millenium Challenge account s’implante dans votre département, il vaut pour l’ensemble du pays », a dit le Premier ministre.

Lutte contre la pauvreté

Selon lui, le programme du Mca vise à lutter contre la pauvreté en organisant la croissance économique. Avec ce périmètre hydro-agricole, un jour plein d’espoir s’est levé dans ce terroir. Le projet permettra d’aménager 442 hectares, de réaliser un réseau d’irrigation primaire et secondaire de 9 kilomètres, avec une station de pompage de 1440 litres par seconde, un réseau de drainage primaire et secondaire de 16 kilomètres avec une station de drainage de 850 litres par seconde. En plus de ces ouvrages, des pistes principales et secondaires seront réalisées sur 14 kilomètres pour relier la zone aux axes routiers, ainsi qu’une ligne électrique de 4 kilomètres. Ainsi, c’est une véritable carte agricole qui est en train de se dessiner dans cette partie du département de Podor.
Les retombées seront ressenties à tous les niveaux. La production agricole sera boostée. Les populations du Ngallenka pourront récolter trois fois dans l’année au lieu d’une. Les femmes et les populations sans terre vont accéder, grâce à une démarche inclusive, elles aussi, à la propriété foncière. « Nous avons mené un plaidoyer auprès des populations et des leaders d’opinion et d’influence pour que ces catégories puissent accéder à la propriété foncière », a expliqué Aïssata Bâ, responsable du volet genre au projet Pmu du Mca. 10 % des terres seront attribués aux groupements de femmes en plus des possibles attributions individuelles.
En attendant la réalisation de l’ouvrage dont les travaux devront durer 14 mois hors intempérie, les populations déplacées seront indemnisées. Elles seront réinstallées à la fin des travaux avec des infrastructures sociales de base telles que les écoles, les cases des tout-petits, les cases de santé, etc. Ce qui créera d’autres emplois.

Solidarité avec le peuple américain

Selon Mme Bâ, il est prévu des écoles et des cases des tout-petits dans la plupart des villages et hameaux pour permettre aux femmes de pouvoir s’adonner correctement à leurs activités. « En augmentant les revenus des ménages en général, ceux des femmes en particulier, on lutte efficacement contre la pauvreté », a estimé Mme Bâ. Selon lui, la réalisation de ce périmètre hydro-agricole va sortir définitivement Ngallenka de la pauvreté et du sous-emploi, puisque toutes les personnes actives pourront s’adonner à l’agriculture et à l’élevage. Il est même prévu des espaces pour la pisciculture.
En plus de créer des revenus, les spéculations enrichiront le régime alimentaire des populations.
D’ailleurs, les leaders politiques du terroir ne s’y sont pas trompés. Ils étaient tous présents pour prendre part aux lancements des travaux : Mme Yetta Sow, vice-président à l’Assemblée nationale, Me Aïssata Tall Sall, député et maire de Podor, Amadou Kane Diallo, maire de Ndioum, les présidents des conseils ruraux et les chefs de villages.
Le directeur général du Mca, Ibrahima Dia, a dit toute sa joie, en assistant au lancement des travaux. « Ce jour et cet instant sont pour moi et mon équipe et pour nos partenaires du Millenium challenge corporation, un moment de haute émotion avec le sentiment de fierté d’avoir franchi une étape dans le processus de mise en œuvre du processus Mca-Sénégal dans son ensemble. (…) C’est aussi, pour la plupart d’entre nous, un moment de délivrance, mais aussi de célébration d’un résultat d’étape, d’un long processus qui remonte pour certains d’entre nous depuis 2004, lorsque le Sénégal a été pour la première fois éligible au fonds du Millenium challenge corporation », a dit M. Dia. C’est le début de la manifestation des résultats des pôles régionaux de développement, ajoute M. Dia. Il a remercié les nouvelles autorités, notamment le Premier ministre qui, en peu de temps, a réussi à lever tous les blocages. Il a également magnifié la solidarité du peuple américain qui a permis de débloquer les fonds nécessaires à la réalisation de ces ouvrages structurants qui, à coup sûr, aideront le Sénégal à atteindre son autosuffisance alimentaire à l’horizon 2018.

SOLEIL Mamadou GUEYE, Seydou Prosper SADIO, Mbagnick DIAGNE, et Amadou Diagne NIANG (textes) - Ndèye Seyni SAMB (Photos)

Lundi 19 Novembre 2012



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