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Lâché par Idrissa SECK : Quel avenir pour le Front Siggil Sénégal ?

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Le front Siggil Sénégal pourra-t-il survivre après le départ de Rewmi ? Même si les leaders de cette coalition se disent plus que jamais sereins et engagés pour poursuivre le combat sans le parti d'Idrissa Seck, l'on ne peut s'empêcher de craindre un horizon sombre pour le front Siggil Sénégal.



Lâché par Idrissa SECK : Quel avenir pour le Front Siggil Sénégal ?
Le départ du Rewmi ne peut pas être une bonne nouvelle pour Bathily, Niasse, Dansokho, Ousmane Tanor, Madior Diouf et compagnie au vu de ce que représentait le désormais ex-allié. La présence dans cette coalition du parti d'Idrissa Seck, qui pèse 14 % de l'électorat de la dernière présidentielle, renforçait la force et la crédibilité du combat que mène ce front anti-Wade. Et la présence de son ex-fils dans les rangs de ses ennemis n'a jamais plu au pape du Sopi qui a enfin trouvé la voie pour casser la dynamique du front Siggil Sénégal. Comme d'ailleurs le souligne si bien le politologue Babacar Justin Ndiaye qui estime que ‘pour contrer l'offensive mordante du front Siggil Sénégal qui préconise sans cesse des assises nationales, qui a décroché une entrevue avec Sarkozy, Wade s'est attaqué au ventre mou de cette coalition de l'opposition, en l'occurrence Rewmi’. Le parti d'Idrissa Seck n'était certes pas la locomotive du front Siggil Sénégal qui compte en son sein des partis bien ancrés dans le paysage politique sénégalais avec des leaders à la popularité incontestée. Seulement, les résultats de la dernière élection présidentielle ont fait du Rewmi une force politique incontournable, la première force de la coalition dans laquelle ses plénipotentiaires s'étaient toujours fait remarquer par des discours au vitriol contre Me Wade et son régime. Anciens membres du Pds, les ‘rewmistes’ étaient des alliés bien indiqués pour montrer la voie à emprunter pour faire capituler Me Wade.
Leur divorce d'avec le front Siggil Sénégal obligera à coup sûr Bathily, Niasse et consorts à revoir certains points du plan d'action contre Wade. Du moins s'ils ne veulent pas que l'ancien allié devenu maintenant adversaire dévoile leur stratégie de lutte. Avec le départ du Rewmi, la peur semble avoir changé de camp. Car l'urgence au sein du front Siggil Sénégal ne doit plus être la convocation des assises nationales et autres manifestations de rue, mais la consolidation du reste de la troupe et la retouche du plan d'action. Ne serait-ce que pour dérouter Idrissa Seck et ses amis qui pourraient livrer les secrets du front Siggil Sénégal à Me Wade en guise de cadeau de retrouvailles. C'est pourquoi Babacar Justin Ndiaye martèle qu'un ‘front Siggil Sénégal amputé, enlisé dans un boycott pour lequel Idrissa Seck avait joué bizarrement un rôle moteur, est appelé finalement à retrouver de nouvelles marques pour s'adapter à la nouvelle donne qui fait de Wade le nouveau maître du nouveau jeu’. Le politologue ajoute à ce sujet que ‘le Parti socialiste en est tellement conscient qu'il suggère une structuration plus organique de la prochaine opposition face à Wade renforcé par la galaxie libérale composée de Rewmi, de Waar wi, du Bcg et d'éventuels clients pour la formation du grand parti présidentiel’.

Comme le fait remarquer Babacar Justin Ndiaye, l'horizon ne pourra être clair pour le front Siggil Sénégal que dans la mesure où il se fera à l'idée d'un leadership exclusif, large et unique, porté par une personnalité de premier plan : Ousmane Tanor Dieng ou Moustapha Niasse. ‘La préparation de la présidentielle et son déroulement ont démontré que le talon d'Achille de toutes les forces anti-libérales résident dans l'incapacité de forger une candidature unique, c'est-à-dire de dominer les égoïsmes et les ressentiments’. Moustapha Fall Che est du même avis. Pour le leader de l’Alp, l’opposition anti-Wade doit parvenir ’à écraser les rivalités pour mettre sur pied un front formel doté de règlement intérieur, de statuts etc., capable de prendre en charge les préoccupations des masses et exploiter toutes les formes de luttes. Elle ne doit plus accepter de pseudo-opposants qui viennent pour reprendre des forces, se servir de l’opposition comme tremplin pour accéder à la ‘mangeocratie’’.

Cependant, la séparation avec Idrissa Seck aura un léger avantage pour la coalition des boycotteurs. Parce que comme le souligne encore le politologue, le parti de l'ancien Premier ministre était jusque-là plus un pan de la vie politique sénégalaise qu'un parti, plus une excroissance du Pds qu'un segment de l'opposition. Et pour Moustapha Fall Ché, qui a toujours refusé de rejoindre la coalition Siggil Sénégal, ‘Idrissa Seck n’a jamais été un opposant à Wade, mais son concurrent d’intérêt. Sa présence au sein du front Siggil Sénégal n’était que pour des raisons tactiques, opportunistes. Pour lui, l’opposition n’était qu’un bouclier, un instrument de chantage, de subterfuge pour précipiter ses retrouvailles avec Wade ’. D’ailleurs, Che considère son départ de la coalition comme une tragi-comédie : ‘Idy a fait la tragédie en trahissant encore l’opposition et son parti vient de jouer la comédie en lui donnant carte blanche pour ses retrouvailles avec Wade’.

Georges Nesta DIOP
Source: Walfadji

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Mercredi 1 Août 2007

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