Référence multimedia du sénégal
.
Google

La police libère un « Francenabé » séquestré par sa femme pour une somme de 10 000F CFA

Article Lu 11220 fois

Vraiment insolite l’affaire qui a atterri hier au poste de police de Grand Dakar. Une épouse, décidé à se faire remettre la modique somme de 10 000F CFA par son époux « francenabé », la tout bonnement séquestré dans leur appartement,avant que des policiers dépêchés sur les lieux par le commissaire Daouda Bodian du poste de police de Grand Dakar ne libère le malheureux époux. Le couple a par la suite atterri à la police ou ils ont été entendus puis libérés.



C’est d’abord à une tentative de suicide que les résidents de Grand Dakar, non loin du « garage de Casamance », ont cru en apercevant un homme perché au balcon du 2e étage d’un immeuble. Ce dernier donnait l’impression de vouloir plonger dans le vide. Toutefois, en regardant de plus près, en regardant de plus près, les riverains ont fini par comprendre que l’individu en question avait été séquestré par sa femme. C’est alors que le voisinage a cherché à intervenir. Face au refus catégorique de la femme, qui s’était enfermée dans l’appartement et avait caché la clé dans un endroit tenu secret, un menuisier a été requis pour défoncer la porte. Cependant, le menuisier a été contraint de rebrousser chemin sous la menace de la dame. Ne sachant alors que faire, les riverains ont alerté les limiers de la localité. Une fois sur les lieux, le commissaire Daouda Bodian, qui s’est présenté personnellement, est parvenu à faire revenir à des meilleurs sentiments l’épouse de l’émigré, qui a finalement accepté d’ouvrir la porte libérant ainsi son époux. Il s’en est suivi une petite explication entre la femme et son époux furieux, avant que le couple ne soit invité à relater leur différend devant les enquêteurs du poste de police de Grand Dakar.
Face aux questions du commissaire Bodian, l’époux un certain Dramé, politicien résidant en France, explique que depuis son arrivée à Dakar, vendredi dernier, il n’a pas cessé d’avoir des embrouilles avec son épouse. Et que le jour des faits, celle-ci lui a réclamé un montant de 10 000 F CFA représentant le reliquat de la dépense. Alors que, précise-t-il, il avait remis un montant consistant pour la dépense mensuelle. Face aux louvoiements du mari, la dame, déterminée a tout bonnement fermé la porte et caché la clé pour empêcher son époux de sortir, sauf s’il acceptait de mettre la main à la poche. L’époux, qui s’est abstenu de toute brutalité pour obtenir de force la clé, à donc tenté de quitter les lieux par d’autres issues, tentatives qui l’ont amené au balcon. Une version battue en brèche par la dame C. Fall, qui soutient que son époux, qui réside au pays de Sarkozy et ne vient au Sénégal que très rarement, a d’abord débarqué inopinément à Dakar sans qu’elle soit avertie. Secundo, elle renseigne qu’une fois à Dakar, son époux « francenabé » est allé poser ses baluchons chez sa propre sœur en lieu et place de son domicile. Ainsi précise-t-elle que c’est seulement après environ sept heures passées chez sa soeur que son mari a daigné pointer le bout du nez. Ce n’est pas tout, souligne l’épouse, car, à peine arrivé, son époux est reparti avant même qu’elle n’ait eu le temps de l’accueillir comme il se doit. Plus grave, a-t-elle lâché, son mari a fait la sourde oreille face à des problèmes ponctuels tels que la scolarité des enfants, les persécutions du logeur, mais aussi sa propre santé, puisque souffrante de maux de dents. A ce titre C. Fall a brandi des ordonnances non payées. Ne sachant que faire pour tordre la main à son époux avec qui elle est mariée depuis huit ans et à qui elle a donné trois enfants, C. Fall souligne que le jour des faits, elle a exigé de son mari l’obtention du reliquat de 10 000 F CFA de sa dépense mensuelle. Pour obtenir gain de cause, elle l’a tout bonnement séquestré dans la maison. Face à cette situation le commissaire Bodian privilégie la voie du dialogue plutôt que d’arrêter l’épouse pour séquestration. Une option qui s’est avérée concluante, puisqu’au final, l’époux a reconnu sa part de responsabilité, demandé pardon à sa femme avant de lui offrir à titre de « ndampaay »(dédommagement) la somme de 20 000F CFA. Ce qu’a accepté la dame. Aux environ de 16h45mn, C. Fall et son époux « francenabé », relâchés par le commissaire Bodian, sont repartis libres du poste de police, bien entendu sans accolade ni bras dessus, bras dessous, mais réconciliés.

Abdoulaye Diédhiou
Source: Le Populaire

Article Lu 11220 fois

Mercredi 6 Juin 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State