Référence multimedia du sénégal
.
Google

La polémique Sada Ndiaye (RFI)

Article Lu 1768 fois

Députés et sénateurs sénégalais ont adopté lundi la proposition de réforme constitutionnelle « Sada Ndiaye », une proposition qui permet de réduire à un an la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale. Ce texte, qui n’attend plus que la promulgation du chef de l’Etat a été adopté à l’issue d’un marathon parlementaire. Et il soulève une véritable polémique au sein de la classe politique sénégalaise : les adversaires de la réforme y voient une tentative de liquidation politique de l’actuel président de l’Assemblée, Macky Sall.



La polémique Sada Ndiaye (RFI)
Cinq jours pour adopter la proposition « Sada Ndiaye ». Le Sénégal a bouclé lundi un processus de réforme constitutionnelle express. Tout est allé très vite : vote de la procédure d’urgence jeudi, adoption de la proposition de réforme par l’Assemblée vendredi, modification du règlement de l’Assemblée samedi, adoption par le Sénat de la proposition dimanche. Validation par les deux chambres réunies en Congrès hier, lundi.

Une mécanique à deux temps

La réforme « Sada Ndiaye » est une mécanique à deux temps. Elle comporte d’abord une proposition de réforme constitutionnelle, qui porte sur l’article 62 alinéa 1 de la Constitution sénégalaise. Le texte stipulait jusqu’ici que le président de l’Assemblée « est élu pour la durée de la législature », soit cinq ans. Après réforme, l’article 62 ne mentionne plus cette durée. Vient alors le deuxième temps : une modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale précisant que le bureau de l’Assemblée est renouvelé à chaque session ordinaire. Ce qui fait passer, de fait, le mandat du président de l’Assemblée à un an.

Le député Sada Ndiaye -à l’origine de la proposition de réforme- a dès le début présenté son projet comme un moyen de protéger la loi fondamentale sénégalaise et de mieux faire fonctionner l’Assemblée nationale. « Il faut stabiliser la Constitution, expliquait-il à la presse lors du dépôt de la proposition. Il faut en extirper les germes de modification ultérieure. » « Il faut également que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sortent du régime de faveur dont ils bénéficiaient jusqu’ici. Pourquoi seraient-ils élus pour la durée de la législature alors que les autres membres du bureau de ces chambres sont élus pour un an renouvelable ». Sada Ndiaye indiquait alors que cette proposition était une initiative personnelle, et qu’elle ne visait personne en particulier.

Ces arguments sont dénoncés par l’entourage de Macky Sall, le président de l’Assemblée. Pour ses proches, il s’agit d’une manœuvre destinée à le liquider politiquement. A l’obliger à démissionner du perchoir, qu’il occupe déjà depuis plus d’un an.

Premier argument des « mackistes » : le président de l’Assemblée est sous un feu croisé : visé à l’Assemblée, il est aussi mis en cause au sein même de son parti, le PDS (Parti démocratique sénégalais). Depuis le 21 septembre, il est sous le coup d’une procédure disciplinaire. Deuxième argument : l’emploi de la procédure d’urgence. Pour les partisans de Macky Sall, il n’est pas innocent. Si la réforme passe avant le début de la nouvelle session de l’Assemblée le 15 septembre, l’actuel président de l’Assemblée pourra être évincé du perchoir. Et enfin toujours selon les « mackistes », la volonté de rendre le texte rétroactif, pour qu’il s’applique au mandat du président en cours prouve que la proposition vise bien l’actuel président de l’Assemblée.

Sanction politique ou réforme institutionnelle ?

Les députés sénégalais veulent-ils sanctionner le premier d’entre eux, actuellement en délicatesse avec le chef de l’Etat ? Ou cherchent-ils à redéfinir les règles pour relancer une institution bloquée ? L’ambiguïté a traversé les débats de la séance marathon qui a eu lieu vendredi après-midi à l’Assemblée. Pendant sept heures, une soixantaine d’orateurs inscrits débattaient sur fond de polémique : « Je ne crois pas que vous en finirez avec les problèmes quand vous aurez eu sa tête », lançait un député à la tribune. « Il faudrait qu’on démocratise le fonctionnement de cette Assemblée, il y a trop d’injustices », rétorquait un autre, son tour venu.

Dans le rapport de la commission des lois les deux points de vue s’affrontaient déjà. Réforme institutionnelle ou sanction politique ? « La proposition de loi offre l’opportunité aux membres des deux assemblées de retrouver la plénitude de leurs pouvoirs quand au fonctionnement régulier de leur chambre respective, préservant ainsi la Constitution des aléas de la vie politique », pouvait on lire dans le rapport.

Puis plus loin, « S’agissant plus particulièrement de l’Assemblée nationale, certains commissaires évoqueront le blocage de son fonctionnement du fait d’une crise de confiance réelle entre le président de la République et le président de l’Assemblée, crise qui a pris des relents de dualité au sommet de l’Etat ». On lit également dans ce rapport que certains ont évoqué l’existence d’ « agents déstabilisateurs qui cherchent à dresser le président de la République contre un fils à qui il a tout donné. » En dépit des débats, le vote à main levée a donné à chaque fois une majorité écrasante aux partisans de la réforme.

Indignés par la vitesse à laquelle les choses ont avancé, 30 parlementaires ont décidé de ne pas participer aux travaux du Congrès. Ils ont signé lundi une « déclaration du 13 octobre 2008 » dans laquelle ils parlent de « précipitation » et d’ « improvisation ». La proposition a tout de même été adoptée par le Congrès. Le Sénégal attend désormais sa promulgation par le chef de l’Etat. Puis un éventuel recours de ses adversaires, ou la mise en oeuvre du texte.

Source : Laurent Correau/RFI

Article Lu 1768 fois

Mardi 14 Octobre 2008





1.Posté par maty le 14/10/2008 21:26
Sénégal! pays dirigé par des incompétents! des gens qui croient que la constitution a été créee pour leur propres intérêts! il faut mettre fin à ces manipulations insipides des textes qui doivent normalement assurer la stabilité du pays!

2.Posté par FALL le 15/10/2008 00:45
Nous sommes administré par des BATARDS tout simplement.
Et qui ne fait rien concent.

3.Posté par la prophetesse le 15/10/2008 01:01
rien qu'a voir sa photo on sent et on voit nettement qu'une nouvelle race est venue enrichir la tour de babel sur terre du genre soddome et ghomore. c'est degueulasse (excusez-moi du terme, mais c'est plus fort que moi).

4.Posté par Wakh Deugue le 15/10/2008 11:28
Tu as bien vu et bien dit quand tu parle de cette nouvelle race qui est en train de gagner du terrain ds les plus hauts poste de la république.
Wwade n'a besoin que de ce type de lèche-cul qui sont même capable de coucher avec leur mère pour faire plaisir au roi.
Mais ne vous enfaites surtout pas car wade est juste en train de les identifier, de les rassembler et bientôt de les faire couler ds son bateau qui ne plus tenir longtemps.
Donc c'est à nous le peuple de bien reconnaitre cette race de lèche-cul et de les expedier au diable.

5.Posté par KIKI le 15/10/2008 14:35
Rien qu'à voir sa photo j'ai envie de vomir!Tendez moi un mouchoir.POUAH

6.Posté par malsy le 15/10/2008 15:44
A force de se laisser berner par ces sois disants Ma ra bouts liés au pouvoir, on finit par mettre le pays à genoux.
J 'habite la Médina, mais quand je vois les "djangs", le soir avec une occupation de rue,
je me dis où est ce que je me trouve.
Avant il y avait le dr oit, l'au torité et le respect de tout le mode. De nos jours, je m'aperçois que les maras
se comportent comme les po li tiques,
c à d montrer aux politiques qu'il drainent derriere eux bcp de talibés potentiellement e lecteurs.
C'est à la population de se montrer vi gi lente, réfléchir avant d'agir. Allah ne selectionne pas,
nous sommes tous égaux devant lui.
Je me prononce pour l'a cc entuation de la p ression sur le pou voir en place, leur montrer
qu'on connait toutes leurs com bines et que nous ne sommes pas si bê tes que cela.
C'est le peuple qui dé tient la verité et c'est lui qui fait et qui dé fait le pouvoir.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State