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La descente aux enfers de la presse sénégalaise

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Longtemps, considérée comme un maillon essentiel de la démocratie sénégalaise, la presse connaît des difficultés. Les publications et les radios naissent chaque jour mais les populations critiquent de plus en plus le travail des journalistes



La descente aux enfers de la presse sénégalaise
Boubacar Fall ou Boub’s pour ses intimes est un boutiquier dans le quartier résidentiel de Nord-Foire (proche banlieue de Dakar). Il a arrêté très tôt les études pour exercer le métier de commerçant. Malgré cela, notre ami Boub’s aime la lecture, surtout les journaux. Chaque jour, il se ravitaille auprès de ses "riches" voisins qui achètent des journaux. La boutique de Boubacar Fall est pleine d’archives de journaux. Depuis quelques semaines, notre ami a décidé d’arrêter de lire les journaux sénégalais. « J’en ai marre de ces journaux vides. Ils ne nous informent plus. Les journalistes passent tout leur temps à parler de politique », fulmine-t-il.

Assis au milieu de ses amis, il continue sa diatribe contre la presse sénégalaise. « Regardez ce que les titres annoncent et ce qui se trouve au fond des articles. C’est loin de la réalité. Nous réfléchissons nous aussi sur ce qu’ils écrivent », poursuit-il dans un français mélangé avec du wolof (langue nationale du Sénégal). Les propos de Boub’s déclenchent le débat. Sylvain, ivoirien vivant depuis trois ans au Sénégal et électricien, ne partage pas l’idée du boutiquier : « A mon humble avis, la presse est en train de bien faire son travail. Certes, il y a quelques problèmes mais elle informe bien l’opinion », souligne-t-il.

Ibnou Diagne, le débit de voix lent, pense que son ami « ne maîtrise pas l’évolution des médias, c’est pour cela qu’il parle ainsi ». Et, Boubacar Fall de renchérir : « Notre pays ne manque pas de bons journalistes mais, ils nous rendent mal les informations. Comment comprendre qu’à chaque livraison, on ne nous parle que de politique. Les sénégalais ont d’autres préoccupations ».

Comme lui, Oumar, professeur d’histoire et de géographie n’est pas content de la façon dont ses concitoyens sont informés : « J’aime lire et je ne peux pas dépasser un vendeur de journaux sans acheter. Je constate depuis quelques temps que les publications sont pauvres en information. Il y a des titres forts mais rien dans les articles. C’est de l’escroquerie intellectuelle », explique l’enseignant. Pour nous prouver la véracité de ses allégations, il nous amène à son domicile. Des coupures de journaux meublent la chambre. « Il n’y a plus d’analyses, d’éditoriaux, de portraits, de reportages, etc. Les gens ne nous balancent que des comptes-rendus », affirme-t-il en nous montrant une pile de journaux. Très sûr de lui, Oumar donne les raisons de la descente aux enfers des journaux : « Les gens sont pressés de sortir des publications sans recruter un personnel qualifié. Une entreprise de presse doit être sérieuse ».

Contrairement à Oumar et Boubacar Fall, Issa Bâ aime la radio. Son poste reste ouvert toute la journée. « J’ai arrêté de m’informer sur les radios sénégalaises. Je me suis branché à Radio France Internationale. Ici, on nous tympanise avec la politique », nous lance-t-il. Même s'il ne comprend pas bien le français, il parvient à suivre les programmes de sa radio préférée.

Sarani Mané a la vingtaine et est étudiante en Lettres Modernes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, elle fait presque le même choix qu’Issa : ne plus écouter les informations des stations de radio. « Je n’écoute maintenant que les stations de radio musicale comme Zik Fm, Nostalgie et Sokhna FM », révèle-t-elle.

Hady Cissé

Source: Dakarblog.info

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Mardi 18 Novembre 2008





1.Posté par SIDATY le 18/11/2008 15:18
TU AS RAISON CHER AMI BOUBACAR.LA PRESSE ECRITE NE VAUT PLUS RIEN,NADA. SALUT A ISSA BA,VIEUX FALL,SYLVAIN,TAMSIR ,A MA FAMILLE ET TOUS LES VOISINS. A BIENTOT. VIVE REWMI. VIVE IDRISSA SECK PRESIDENT DU VRAI CHANGEMENT.

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