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La Chronique de Dié Maty Fall: Mauvaise gouvernance

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La Chronique de Dié Maty Fall: Mauvaise gouvernance
II y a de quoi perdre son latin dans la gouvernance de notre Président bien aimé. C'est vraiment du n'importe quoi, n'importe comment, à n'importe quel moment. A peine commençait-on à digérer l'irruption clandestine de la génération du concret dans la formation du dernier gouvernement, qu'il nous faut déjà nous habituer à l'ère des mauvaises remises en cause.

On ne parle pas ici des réformes auxquelles le chef de l'Etat s'était engagé et impatiemment attendues par les populations. Ces réformes sur la réduction du train de vie de l'Etat, la baisse de l'inflation et de la vie chère, la hausse du niveau de vie, qui auraient prouvé que l'exécutif prend à bras le corps les intérêts immédiats des Sénégalais soumis à de fortes tensions économiques. Comme d'habitude, hélas à notre grand regret, le chef de l'Etat se montre plus préoccupé par ses soucis personnels que par le devenir des Sénégalais.

On ne voit pas comment les populations sont concernées par l'impératif de renouveller le parc automobile des députés et de placer 37 ministres
dans le gouvernement, 150 députés à l'Assemblée nationale, 100 sénateurs à la future chambre parlementaire, sans compter les copains et les coquins disposes un peu partout autour du «gâteau» étatique. On ne comprend pas non plus en quoi les populations sont intéressées par la guerre de succession entre crocodiles de la nouvelle génération et de la vieille garde du Pds, arbitrée par les transhumants du Ps et qui déchire les institutions républicaines.

On ne s'explique pas non plus pourquoi les projets personnels de succession du chef de l' Etat doivent se faire avec les moyens de l'Etat et prendre en otage le projet d'une vie meilleure de onze millions de Sénégalais.

Tous les projets se valent, selon le point de vue sur lequel on se place. La génération du concret pense qu'elle a le meilleur projet pour mener le Sénégal vers les sommets. Cela reste à prouver, dans une ville transformée en cratères sans que l'on aperçoive le bout du tunnel.
Le chef de l'Etat pense qu'il est le meilleur dirigeant que le Sénégal ait connu. II n'a pas tort lorsqu'il regarde midi à sa porte et voit ses scores électoraux staliniens. Mais seuls Dieu et lui savent comment il les a obtenus. Car la pauvreté et le chômage endémiques sur le terrain jurent d'avec cette victoire électorale virtuelle.

L'opposition, elle aussi, estime que son projet est le meilleur pour enrayer le recul démocratique et économique du Sénégal. Les chiffres du Livre Blanc du gouvernement Loum sont à l'appui: au 1er avril 2000, les socialistes ont laissé 341,6 milliards au Trésor public et une réserve de 296 milliards dans les coffres de la Banque Centrale. Le gouvernement Loum laissait aussi un taux de croissance à 5,1%, un déficit budgétaire de 1,1 milliard et une dette intérieure nulle.

Aujourd'hui, le Sénégal de Me Wade traîne une dette intérieure et un déficit budgétaire de plus de 200 milliards tandis que la croissance a baissé en dessous de 3%. Bien sûr, le régime libéral peut se vanter d'avoir presque triplé les recettes fiscales (925 milliards) et de nous gaver de son béton armé, à ne plus savoir quoi en faire. Sans doute est-ce le fruit de nos économies d'avant l'alternance qui bétonne nos belles plages et notre Corniche, dépèce nos Mamelles et nous cache la vue du grand bleu. C'est le prix à payer pour se farcir l'esprit trendy, le modernisme et la compétence à dix balles de la génération du béton.

Pour en revenir à ces fameuses remises en cause don’t l'efficacité reste à prouver, le chamboulement en est l'unité de mesure. Depuis son avènement à la tête de l' Etat, Me Wade est le champion des measures brutales prises à l'emporte¬pièce et à notre détriment. Décider de
rompre le long tête-à-tête entre la France et le Sénégal pour prospecter d'autres partenariats économiques plus fructueux n'est pas en soi une mauvaise idée. Voilà une réforme qui rencontrait l'agrément du secteur privé sénégalais et qui s'ajustait à la liberalization totale instituée par le nouveau Président. Elle aurait pu même être très salutaire si elle avait été accompagnée d'une stratégie mûrement réfléchie. C'était une très bonne idée.

Après avoir décidé d'aller voir ailleurs si les intérêts du Sénégal y
étaient, le chef de l'Etat sénégalais s'est jeté tête baissée dans une
diplomatie économique frénétique et sans morale vis-à-vis de Taïwan,
frénétique et sans retour à l'égard des Etats-Unis de George Bush,
frénétique et financière toute avec la Libye du Colonel Khadaffi et le
Nigeria du Général Obasanjo, frénétique et à haute rentabilité personnelle avec les monarchies pétrolières du Golfe. Que de partenariats noués à grands renforts de publicité, de voyages coûteux en perdiem et abondants en conférences de presse ! Nous n'en aurions cure si cette diplomatie frénétique avait favorablement équilibré un tant soi peu la balance commerciale du Sénégal, augmenté le produit national brut, attiré des hordes d'investisseurs chez nous, donné à Dakar le statut envié de «the place to be», fait du Sénégal un début d'îlot prospère. Mais que voyons-nous ?

Après avoir boudé la France, notre Président se jette à nouveau dans ses bras. Les Etats-Unis nous ont pris à notre propre jeu, instruits des méfaits de la coopération sénégalo-taïwanaise et bien protégés par le verrou de leur démocratie et la transparence de leurs institutions. Non seulement, ils ne nous ont rien donné, sinon des médailles de verroterie, mais ils viennent de fermer boutique sur la plate forme de Diamniadio, faute de lisibilité des intentions du gouvernement. Et le nouveau Premier ministre vient de nous initier à sa langue de bois, en tentant de nous faire avaler que ce n'était pas là un retrait, mais un déplacement d'objectif. Après les Mackyllages, les Soumarinades.

Le Bloc notes de DMF

Auteur: Dié Maty FALL - dmf@weekend.sn

© Week-End Magazine

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Samedi 7 Juillet 2007





1.Posté par AMADOU LAMINE LEYE le 07/07/2007 06:25
Je vous souhaite une tres longue vie que le bon dieu vous protege encore nous les patriotes nous sommes tres fieres avoir >une soeur > comme les plus femmes que le senegal avait.dieur-dieuf diguene boumane gor

2.Posté par badou le 07/07/2007 10:55
Je ne critique pas l'article, apparement l'auteur est très respectable et très respectée mais les fautes d'orthographes!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Relisez au moins les articles avant de les publier

3.Posté par cheikh le 07/07/2007 12:36
Sister, big up a toi, longue vie à toi et bon courage car le chemin est long et difficile est le métier mais persevere car Dieu est avec les patients.

4.Posté par ibou le 07/07/2007 19:24
Pertinent , marrant , ludique et dramatique ... un brin partisan . Belle presta DMF

5.Posté par Kamou le 08/07/2007 03:58
Feliitation die maty fall, nous t'aimons tous, bonne continuation et surtou bon couraj

6.Posté par gueye le 08/07/2007 18:34
merci,
une fois de plus tu as demontré tes talents de journaliste patriote !
bonne continuation ma tres chére !

7.Posté par béna le 11/07/2007 01:34
Badou ya sooof


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