Référence multimedia du sénégal
.
Google

LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN AFRIQUE: Le rôle des médias en question

Article Lu 1951 fois

Les journalistes de 17 pays africains se réunissent depuis hier Mardi 27 novembre à Dakar à l’occasion de l’atelier international des Médias francophones sur les pratiques traditionnelles néfastes en tant que violences basées sur le genre, à l’Hôtel Croix du Sud. Il s’agit pour eux de définir le rôle des médias modernes pour l’élimination de ces pratiques.



LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN AFRIQUE: Le rôle des médias en question
Pour contribuer à éliminer les Mutilations Génitales Féminines (Mgf) et toutes les autres pratiques traditionnelles néfastes, les journalistes provenant de 17 pays francophones africains, où existent ces pratiques, sont en conclave à Dakar depuis hier Mardi 27 novembre 2007, à l’Hôtel Croix du Sud sis à Albert Sarraut. Cet atelier organisé par le Comité Inter-Africain en collaboration avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, et qui prend fin aujourd’hui, est une occasion pour eux de discuter du rôle des médias pour l’élimination de ces pratiques traditionnelles jugées néfastes.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils envisagent de produire un journal continental qui devra traiter de sujets scientifiques devant aider à recadrer le débat. Ce journal devra être "un support lourd pour convaincre", un véritable outil scientifique, selon les termes du Dr Morissanda Kouyaté, Directeur des Opérations du Comité Inter-Africain. À l’occasion de sa présentation sur les "rôles des médias dans la promotion des droits des femmes et des filles", Diatou Cissé a noté que "la maîtrise de notre contexte social, culturel, religieux compte tenu de la sensibilité du thème constitue un préalable important". La situation sur le continent varie d’un pays à un autre, même si le fondement culturel du problème en fait une obligation sociale.

En Afrique, les femmes sont excisées, dit-on, pour les aider à mieux tempérer leurs ardeurs sexuelles ; alors que du point de vue médical, il est relevé que ce sont des pratiques qui entraînent des hémorragies, des infections, ou des complications durant les accouchements. Hanata Abou du Mali a réfuté le premier postulat en faisant état de la dépravation actuelle des mœurs. Dans une autre mesure, une participante du Tchad a indiqué les difficultés qui seront liées à la tâche du moment que les auteurs de telles pratiques jugées néfastes sont des récidivistes qui reconnaissent le danger durant les campagnes de sensibilisation mais continuent d’en faire en cachette.

Toutefois, il faut noter que cet atelier permettra "de faire participer les professionnels des médias modernes aux campagnes de conscientisation sur la nocivité des Mgf et la nécessité de les éliminer". Par la même occasion, les journalistes africains devront "élaborer une stratégie et un plan d’action pour l’implication des médias dans l’observation de la journée internationale Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines à travers le monde", et établir entre autres, un "Réseau de professionnels de la communication moderne".

Selon le rapport du Groupe inter-agence sur la pratiques des Mgf, il y a plus de 120 millions de femmes ont subi ces mutilations génitales féminines et près de 2 millions de filles risquent chaque année d’en être victimes.

Source: le Soleil

Article Lu 1951 fois

Mercredi 28 Novembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State