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LITIGE FONCIER AUTOUR DU SITE RELIGIEUX DE NDINGALA : Le Collectif défendant le patrimoine layène appelle à une solution pacifique

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Le Collectif de la défense du patrimoine historique de la communauté layène lance un pressant appel à la résolution pacifique du différend foncier autour du site religieux et historique de Ndingala, fondé par le Mahdi Seydina Limamoulaye. Par la voix de son coordonnateur, le collectif a mis en garde tous les éventuels acquéreurs de parcelles sur les sites historiques du patrimoine layène. Une grande réunion de la communauté sera organisée ce samedi, à 15 heures, sur le site religieux de Ndingala.

Le coordonnateur de la défense du patrimoine historique de la communauté layène, le professeur Cheikh Balla Niang Laye, a adressé, avant d’entrer dans le vif du sujet, ses salutations au président de la République, Me Abdoulaye Wade, à tous les chefs des confréries religieuses du Sénégal et au Cardinal Théodore Adrien Sarr. Ensuite, le professeur, qui a travaillé pendant 16 ans dans le laboratoire de Cheikh Anta Diop de l’Ifan, déroule le fil du mémoire sur le site sacré et chargé d’histoire de Ndingala, situé à la colline de la miséricorde. Ce site fait aujourd’hui l’objet d’un litige foncier. « Seydina Limamou Laye, lors de son exil vers Gadiaga, a fait sa première escale à Sala où sa mère est enterrée. Il y a formulé des prières pour elle. Il poursuit son chemin et s’arrête à nouveau à l’actuel lieu de prière de Diamalaye avant d’aller à la Sicap Layène. Il avait dit qu’un homme blanc du nom de Lucas construira une mosquée. Cette prédiction faite en 1886 s’est réalisée en 1974 », avance le professeur Cheikh Balla Niang Laye. Selon ce dernier, le saint homme continua son chemin et fit une pause à hauteur de l’actuel cimetière de Yoff et prédit que c’est une femme qui sera la première personne à être inhumée sur cet endroit. Il se rendit ensuite à Cambérène, près de la mer, et à Wakhinane avant de continuer sur le site de Ndingala. Seydina Limamoulaye, dit le professeur, escalada la colline qu’il baptisa « la colline de la miséricorde ». Il effectua deux raakas et récita trois fois fatiha deux fois koulihoua, trois fois salatou Fatihya. Aujourd’hui, ajoute-t-il, le lieu est mythique et chargé d’histoire. « Seydina Limamoulaye avait construit une mosquée et avait dirigé la prière qui a vu la participation d’hommes de Dieu de près de 12.399 », dit-il.

Après la prière, Seydina Limamoulaye se rendit au baobab sacré qui fait face au puits à l’eau thérapeutique, raconte le professeur Cheikh Niang Balla Laye, un fin connaisseur de l’histoire de la communauté layène et aussi un ardent défenseur de leur patrimoine qui a travaillé durant 16 ans avec le savant Cheikh Anta Diop. Ce site historique, rappelle le professeur, mérite aujourd’hui d’être protégé au nom de l’histoire, mais aussi de l’Islam. « Si, aujourd’hui, on enlève Ndingala de la chaîne, c’est un maillon important qui manque. Le devoir moral nous commande de protéger ce site religieux pour le montrer aux générations futures », argumente le coordonnateur de la défense du patrimoine historique de la communauté layène.

Cette partie de la colline de la miséricorde, avance le professeur, fait l’objet aujourd’hui d’un morcellement et de vente de la part de certains membres de la communauté. Il appelle ces derniers à la raison. « Ceux qui vendent ces sites historiques auront une grande responsabilité devant l’histoire. Il est temps qu’ils se ressaisissent », a-t-il laissé entendre. Le Collectif de la défense du patrimoine de la communauté layène opte pour un règlement pacifique du différend. C’est dans cette perspective qu’une grande réunion est convoquée le samedi, à 15 heures, à Ndingala. « Nous voulons éviter des scènes de violence. Cela a déjà commencé à dégénérer. C’est pourquoi nous avons convoqué une réunion pour la résolution pacifique de ce problème », explique le professeur Cheikh Balla Niang Laye.

Mise en garde

Le Collectif de la défense du patrimoine de la communauté layène s’est engagé à protéger tous les sites historiques de ladite communauté, sur toute l’étendue du territoire national. « Que ce soit Cambérène, Ngor ou ailleurs, nous défendrons tous les sites historiques et religieux de la communauté. Ceux qui achèteront les terrains sur ces sites jetteront leur argent à travers la fenêtre. Nous demandons à ceux qui ont acquis des parcelles à Ndingala de céder », conseille le professeur Cheikh Balla Niang Laye. Le collectif a déroulé un plan de protection de tous les sites de la communauté layène. Une tournée nationale d’information se rendra chez tous les chefs des confréries religieuses du Sénégal et aussi auprès du cardinal Théodore Adrien Sarr.

Source: Le Soleil

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Vendredi 29 Février 2008





1.Posté par sow le 01/03/2008 07:02
Et que dit le khalif des layenne vu que ce sont ses enfants qui sont les principaux vendeurs de terres communautaire. comment peut on s appeler marabout si on vole et spolie .

2.Posté par mendy le 24/06/2008 21:46
je suis fiere de vous
.


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