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« LIONS » DU SENEGAL : Entre urgences et priorités

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L’Equipe nationale du Sénégal vient de faire une grosse contre performance (2nuls une défaite) au Ghana qui lui vaut de sortir prématurément par la petite porte d’une compétition pour laquelle elle avait des ambitions de conquête . Ce véritable camouflet durement ressenti par tous les sénégalais, c’est normal qu’on en fasse des gorges chaudes quelques temps encore, le temps que la douleur s’estompe. Mais le plus urgent c’est de repartir sur de nouvelles bases pour relancer le football sénégalais dans la bonne direction. Après la démission de Kasperczak, l’urgence est peut-être de lui trouver un successeur pour déjà se pencher sur la préparation des éliminatoires combinées de la CAN et du mondial 2010. Objectivement, Lamine Ndiaye devrait faire l’affaire, lui qui avait accepté d’être l’adjoint de Karsperczak en attendant son heure pour apporter son expérience et son expertise à l’équipe nationale. On ne peut pas le juger sur un seul match, ni positivement, ni négativement, au moins, on aura retenu qu’il a eu assez de poigne pour prendre la décision d’écarter certains joueurs lors du dernier match. Et c’est maintenant qu’il faut lui donner la chance d’imprimer sa marque à cette équipe, lui redonner de la personnalités et surtout dans la continuité du match de Kumasi, après les ruptures constatées (5 à 6 joueurs devront quitter la Tanière), de préparer le match amical du mois prochain. Et ensuite, d’enchaîner sur les quatre matches de mai-juin qui seront déjà décisifs pour la qualification. D’autres techniciens locaux comme Abdoulaye Sarr, Lamine Dieng, Mayacine Mar etc...pourraient aussi garnir très valablement le staff. Pourquoi pas un ticket Lamine Ndiaye-Abdoulaye Sarr ?

Mais, après l’urgence, il faut bien revenir lucidement aux priorités pour le développement de notre football, qui sont, une direction technique nationale forte et bien structurée, des infrastructures modernes et suffisantes sur tout le territoire nationale, des clubs forts et viables, capables d’exister sur le continent. Il n’est point besoin de tenir des assises nationales sur le football. En revanche, il est nécessaire de tenir des assises sur l’ensemble du sport sénégalais qui a mal à son athlétisme, mal à son basket, mal à sa boxe et malade des impérities de plusieurs de ses dirigeants. Au football, les maux ont déjà été diagnostiqués depuis longtemps, les ordonnances délivrées, il reste à appliquer fermement les remèdes préconisés . Si la pilule est dure et amère avaler pour certains intérêts particuliers qui ont des situations de rentes dans le foot, c’est tant pis pour eux, car c’est bien l’intérêt général qui doit primer. On ne peut pas guérir le mal en cautérisant une jambe de bois ou en jetant de la poudre de perlimpinpin sur les plaies. En définitive, le monde du football n’est qu’un microcosme de notre société. Ses hommes, ses dérives, ses impunités sont les avatars de notre société. Aux gabegies et aux enrichissements sans causes, on prononce des non-lieu et on avance !Jusqu’à quand et jusqu’où ?.

Pour revenir à la DTN forte, le football sénégalais la réclame de tous ses vœux depuis des années. Mais pour des objectifs d’accaparement et de gestion des campagnes lucratives, aussi bien le ministère que la fédération ont toujours marginalisé cette DTN en lui donnant des moyens dérisoires. Certaines de ses prérogatives sont aussi transférées au niveau de la direction de la haute compétition. Pire et grotesque, on a vu un directeur technique national de notre football être éjecté d’une délégation, où se battre pour en faire parti, alors que des fédéraux ou des agents du ministère, totalement inutiles et en quête de per diem, étaient en surnombre. Sans moyens pour mener à bien sa mission, sans prise sur le staff de l’équipe A et un entraîneur qui n’a de compte à rendre qu’au ministère qui le paye, à peine écoutée par un bureau fédéral qui ne pense qu’aux campagnes, la direction technique nationale était une coquille vide. Il est grand temps maintenant de donner du respect et leur vraie place à DTN et aux conseillers techniques régionaux pour le développement de notre football. Comme cela se fait dans les grands pays de football comme la France qui doit l’essor de son football à partir des années 80, au gigantesque travail de sa DTN sous Georges Boulogne.

L’autre priorité est celle des infrastructures sportives, car, toutes disciplines confondues, le Sénégal est désormais parmi les derniers dans notre sous-région, qui est elle aussi très loin derrière le nord, le sud et l’est du continent. Le Mali, le Burkina Faso, le Ghana, le Nigeria, sont loin devant nous. Sur toute l’étendue du territoire de Saint-Louis à Ziguinchor, de Tambacounda à Dakar en passant par Kaolack, il n’y a aucun stade aux normes internationales. Car même le Stade Léopold Sédar Senghor est à rénover et son gazon détruit par la surcharge de trois matches navétanes par jour est entièrement à refaire. Et très vite car bientôt les éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 vont commencer. D’ailleurs, El Hadj Diouf s’était fait le porte-parole des « Lions » en suppliant les autorités de refaire au plus vite la pelouse du LSS pour ne pas pénaliser l’équipe.

Toujours et encore priorité, ce sont les clubs qui espèrent que la mise en route rapide de la reforme va apporter un début de solution à leur dénuement total. Cette reforme est une nécessité incontournable et urgente, elle a besoin d’un engagement urgent et sans faille de la volonté politique, elle sera difficile au début mais on ne peut pas se payer le luxe d’attendre. La repousser pour que tout et tout le monde soit prêts en même temps serait la renvoyer aux calendes grecques. Il faut la commencer et améliorer à chaque bilan d’étape ce qui doit l’être, ainsi dans 3 ou 4 ans, le foot pro atteindra sa vitesse de croisière. Sinon, nous allons attendre et dans 10 ans les clubs ne seront toujours pas au même niveau et tous prêts en même temps pour aborder le football pro. En plus , l’avènement du football pro ne signifie nullement la fin du football amateur qui continuera à être la base de la pyramide et le vivier naturel du foot.

Comme le disait Mawade Wade : « le football d’élite se joue avec ceux qui peuvent le jouer et il se joue sans ceux qui ne peuvent pas le jouer. On avance, et tant pis pour les canards boiteux ». Et ce n’est surtout pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.

Source: le Soleil

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Mardi 5 Février 2008





1.Posté par kheuch le 05/02/2008 20:35
BONNE ANALYSE MAIS IL FAUDRAI QUE CELA SE CONCRETISE ET LE PLUTOT POSSIBLE POUR SAVOIR CE QU'IL FAUDRA AMELIORER. TANT QU'ON NE COMMENCE PAS UNE CHOSE, ON NE POURRA L'AMELIORER

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