Référence multimedia du sénégal
.
Google

LICENCE DE TIGO : Le Sénégal vilipendé à la Maison blanche

Article Lu 11872 fois

Le micmac autour de la licence de la multinationale américaine Millicom International Cellular, qui gère la société Tigo, a suscité un article du site spécialisé businessinsider.com, particulièrement mauvais pour la publicité du Sénégal. Les pratiques de corruption y sont si mises en exergue que cela noircit le tableau de l’environnement des affaires dans le pays



LICENCE DE TIGO : Le Sénégal vilipendé à la Maison blanche
Ça craint pour les investissements américains au Sénégal. Si l’on se fie du moins à un article du site en ligne américain businessinsider.com consacré à la corruption au Sénégal. L’article publié hier est particulièrement salé sur les pratiques de corruption en haut lieu au Sénégal. Il épingle notamment Karim Wade cité nommément à propos de la licence de Millicom International Cellular maison mère de la société téléphonie Tigo. Dans l’article intitulé «Gestion des affaires en Afrique : Comment des politiciens sénégalais corrompus ont essayé de démolir Millicom pour 200 millions de $ (NDLR, environ 100 milliards francs Cfa)», on relate les péripéties vécues par la multinationale américaine avec le régime libéral.

Selon le texte signé par Lawrence Delevingne, lors d’une rencontre en juin de 2008 avec le PDG Millicom, Mark Beuls, le fils de Président sénégalais Abdoulaye Wade aurait exigé de la société 200 millions de $ au risque de perdre la licence d’exploiter du Gsm au Sénégal. Millicom avait obtenu la licence en 1998 avec le régime socialiste pour 100.000 dollars, pour une durée de vingt ans. M. Beuls aurait refusé de payer les 200 millions de dollars demandé et suggéré de renégocier le contrat. Mais, poursuit l’article, le gouvernement sénégalais serait revenu à la charge le 24 septembre 2008 dans un lettre pour signifier à Millicom que sa licence avait été révoquée et qu’il n’y avait qu’une seule façon de la récupérer : «Payez 200 millions de $ au plus tard le 7 octobre à minuit». Ce que Millicom a encore refusé.

Le 9 octobre suivant, le gouvernement du Sénégal est revenu à la charge dans une nouvelle lettre, dans laquelle il met demeure les dirigeants de la multinationale américaine de verser ladite somme dans 24 heures, sinon le pouvoir tirerait «des conclusions définitives» pour ce qui est du business de Millicom dans le pays. Pendant ce temps, relève l’article, l’entreprise américaine a saisi le Centre international de la Banque mondiale du règlement des différends relatifs aux investissements, pour arbitrage. Toutefois, le jour suivant, Millicom a offert de payer 21 millions de $ (environ 9,5 milliards FCfa) en contrepartie de l’extension de sa licence au volet l’Internet sans fil. En réponse, le Sénégal a rejeté l’offre.

A en croire la même source, en mai 2009, un des responsable de Millicom a rencontré le conseiller présidentiel en Ntic, Thierno Ousmane Sy à Dakar pour réitéré sa position. Se référant à des mémos adressés à des membres du Congrès américain, le journaliste américain écrit : «Sy a simplement continué à négocier, suggérant que 160 millions de $ seraient une bonne offre sans dire ce que la société a fait de mal». Là encore niet de Millicom. L’auteur de l’article note que jusque-là, la société continue d’opérer via sa filiale au Sénégal même avec une «licence techniquement révoquée», en attendant la décision du Cdi qui pourrait n’intervenir jusqu'au courant de 2011.

De l’eau au moulin du Département d’Etat

Pour le journaliste américain, les plaintes de Millicom apportent de l’eau au moulin des «avertissements du Département d'État américains sur le climat sénégalais d'affaires». «Le gouvernement du Sénégal accueille officiellement l'investissement étranger, mais des investisseurs potentiels rencontrent des obstacles, dont des coûts de facteur élevés et une absence de transparence dans la réglementation», rapporte l’article citant une analyse du Département d’Etat faite en 2009 et qui a évalué l'investissement étranger direct américain au Sénégal à «plus de 150 millions de $».

Cependant, le plus inquiétant, c’est l’article fait le lien avec l’aide américaine à travers notamment le Mca. Et le journaliste écrit que «les observateurs savent que l'aide est nécessaire, mais il y a la crainte parmi des experts et des législateurs américains que l'argent du contribuable sera siphonné (siphoned) puisque Karim Wade est responsable du développement des infrastructures sénégalais». L’article cite l’élu américain Ed Royce (Californie) qui déclare : «Étant donné la corruption sans gêne, l'aide devrait être arrêtée». Le journaliste souligne que M. Royce s’en est même ouvert au Secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton. Qui lui aurait répondu que toutes les garanties sont prises pour que l’argent du contribuable américain soit utilisé à bon escient.

Dans son long article, le journaliste revient sur plusieurs autres cas de gestion polémique des deniers publics (par exemple le financement du monument de renaissance africaine), citant plusieurs sources dont L’Observateur et des personnalités de la société civile sénégalaise. Quelle mauvaise pub !

Mamadou Lamine Badji
Source L'Observateur

Article Lu 11872 fois

Vendredi 5 Février 2010





1.Posté par Perplexité le 05/02/2010 18:46
L'article du journaliste américain me laisse perplexe puis que son auteur ne s'est contenté que d'une seule source. sur un dossier aussi sensible , il aurait dû prendre la précaution de recueillir la version des Sénégalais. A défaut, le journalistye américain aurait pu mener des investgations. cela lui aurait permis de savoir qu'il existe uyn contentieux entre Millicom et l'Etat sénégalais qui a vidé par la justice sénégalaise. Si le dossier est en appel dans les instances de la Banque mondiale, n'oublions pas qu'il est tombé dans le domaine public au Sénégal. L'auteur ne mentionne pas pas en outre l'accord qui avait conclu par Millicom et L'ARTP par lequel le premier nommé s'engageait à verser à la partie sénégalaise l'équivalent de ce qu'aurait coûté la licence du 3e opérateur.
Ce qui est anormal, c'est la manière dont Millicom s'était introduite au Sénégal. La firme n'avait payé que 100 millions pour une licence qui en valais 10 fois plus. Par ailleurs, on oublie que la firme avait octroyé 25% de ses actions à un ministre de l'information et d'autres 25% à un aide de camp du Président Diouf.
La désinformation dans ce papier est manifeste et la légèreté avaec laquelle il a été rédigé témoigne du manque de rigueur de certains journalistes, fussent-ils des Américains. Et pire... du simple mépris à l'endroit des Africains qui, à leurs yeux, sont tous des corrompus. Ici c'est le corrupteur qui crie au voleur.

2.Posté par @ Perplexite le 05/02/2010 20:30
Mimran et son richard Toll est le seul a pouvour exploiter le sucre au senegal, et pour 100 ans.
Resultat, le sucre coute plus cher au Senegal que partout ailleurs
dans la sous-region.
Comment ce fait il que ce contrat n'est jamais mis en cause?
L'article est claire, Karim ne reclame pas pas $200 millions pour une license. Combien paie Orange pour offrir ces services au Senegal?
N'est il pas bizard que le fils du President (karim) et Mr Sy ( Fils de Cheikh Tidiane Sy, et ami personel du president) soient les interlocuteurs directs de
Millicom? Et le role de l'ARMP dans tt ca?
Ce article resume ce que bon nombre de Senegalais soupconnait avant. N'appelle-t-on pas Rimka Mr 10%?
Ceci est un cas classique de "pay to play".
Maintenant que Karim nous a habitue a porter plainte contre tout le monde, voici une bonne occasion de
"nettoyer" son nom.

3.Posté par nonperplexe le 06/02/2010 02:38
Monsieur le defenseur Perplexite: Si vous savez tout dans cette affaire, pourquoi ne pas faire un "rebuttal" officiel. A cacher votre identite on dirait que vous avez le complexe des Americains. il n'a pas cite que l'Observateur. L'habitude est une seconde nature; ku gnepp tefli nga tooy. Les Wade sont dans toutes les sauces. Et vous vous defendez l'indefendable. A la place de votre nom Perplexite je mettrais Sourd-Aveugle sinon Naafeq. My bad, je vois que Karim est mis en cause ici. demandez-lui donc des comptes.. wa salaam.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State