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LIBAN - Les fortunes diverses des domestiques africaines: Six ''bonnes'' sénégalaises en prison

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Plus de 100 000 femmes étrangères sont employées de maison au Liban. Plus du tiers sont africaines : éthiopiennes, malgaches ou camerounaises… Certaines s'en sortent bien et arrivent à économiser. Pour d'autres, la situation reste problématique.



LIBAN - Les fortunes diverses des domestiques africaines: Six ''bonnes'' sénégalaises en prison
SYFIA - ‘Je ne suis plus pauvre. Je ne travaille plus pour l’argent, mais je n’ai simplement pas envie de les quitter’, confie Marie, une domestique malgache employée depuis douze ans au Liban, à propos de la famille qui l’occupe. L'inverse de Tourounesh, une jeune Ethiopienne, pour qui l'aventure libanaise a tourné au cauchemar. Payée irrégulièrement un salaire plus maigre que prévu, harcelée par sa patronne, elle a trouvé refuge auprès de son consulat. Le quotidien de la plupart des quelque 34 000 Africaines employées de maison au Liban – Ethiopiennes pour l'écrasante majorité d'entre elles (voir encadré) – n'est sans doute ni aussi rose ni aussi noir que ces deux histoires le suggèrent.
En 2006, des Ethiopiennes ont pris le relais des employées maison philippines et sri lankaises rapatriées par leurs gouvernements en raison des bombardements israéliens sur le Liban, à condition qu'elles s'engagent à ne pas repartir tout de suite. Quant aux Africaines d'autres pays, certaines sont là depuis une trentaine d’années, arrivées avec des patrons libanais vivant en Afrique qui les avaient engagées sur place.

La grande majorité des femmes de ménage africaines sont recrutées aujourd’hui par le biais de bureaux de placement moyennant une commission payée par l’employeur, qui va de 1 300 à 2 500 dollars. La durée des contrats va de deux à trois ans, en fonction du bureau de placement et de la nationalité de la migrante. ‘Cette commission est la cause de nombreux problèmes, car certains patrons agissent comme s’ils étaient propriétaires de leur employée’, déplore le consul d’Ethiopie, Adem Nurhussen Adem, considérant qu’il s’agit là d’une forme ‘d’esclavage moderne’. D’autres domestiques sont recrutées par leurs patrons par l’intermédiaire d’une sœur ou d’une cousine, généralement satisfaite de ses conditions de travail, qui rend ainsi service à la fois à des connaissances libanaises et à sa parente.

C’est le plus souvent la pauvreté qui pousse ces Africaines à s'expatrier pour se mettre au service de familles libanaises. Les francophones choisissent ce pays parce qu'il leur est facile d'y communiquer et les chrétiennes parce qu’elles peuvent y pratiquer librement leur religion. Leurs conditions de travail varient beaucoup malgré la signature d’un contrat en arabe (le seul reconnu par les autorités) chez le notaire entre l’employeur et l’employé. Ce contrat fixe à 200 000 livres libanaises (135 dollars) le salaire mensuel des femmes de ménage et évoque la nécessité pour l’employée de bénéficier d’une chambre indépendante. Quant aux horaires de travail, seulement mentionnés comme devant être limités, ils sont en fait laissés à la discrétion de l’employeur de même que la quantité et la nature des tâches, les jours de congé, les quantités et qualité de la nourriture, les contacts avec la famille au pays d’origine et avec les compatriotes.

Même si les consuls des pays d’Afrique tentent d’imposer un salaire minimum de 150 $ par mois, les salaires dépendent entièrement des employeurs et vont de 100 à 500 $ en fonction de leur degré de satisfaction et de l’ancienneté des employées. Logées, nourries et blanchies par les patrons qui ont aussi le devoir de faire renouveler leurs papiers chaque année, ces employées de maison devraient pouvoir ainsi économiser une grande partie de leur salaire.

Ces migrantes espèrent, au bout de quelques années, amasser un petit pécule qui leur permette de vivre mieux une fois de retour chez elles. Certaines, comme Marie, déjà citée, ont atteint leur objectif. La jeune Malgache a un salaire mensuel de 250 $ (plus que le salaire minimum qui est de 200 $ au Liban) et a déjà construit deux maisons, assurant ainsi des rentrées régulières à sa famille. Mais toutes n’ont pas, comme elle, la chance d’avoir de bons patrons, d’avoir congé le dimanche, de pouvoir se reposer durant la journée et de disposer d'une chambre avec salle de bain. Beaucoup se plaignent d'être payées avec retard, voire pas du tout. D’autres croulent sous le travail, parfois obligées d’entretenir deux maisons, sans possibilité de se reposer pendant la journée, ni même le dimanche. Certaines ne dorment pas assez ou sont maltraitées : des patronnes n’hésitent pas à les punir, à les frapper ou les gronder pour une raison ou pour une autre. Des patrons vont jusqu'à enfermer leur domestique à la maison de crainte qu’elle prenne la fuite. Il est aussi courant que le passeport soit confisqué dès l'arrivée à l’aéroport et remis par les agents de la Sûreté générale au garant au nom duquel l’employée de maison entre au pays.

Certaines domestiques dénoncent le non-respect du contrat de travail qu’elles ont signé avant de quitter leur pays et se disent exploitées. Tourounesh en fait partie : ‘Mon contrat était de 150 dollars. La patronne m’a dit qu’elle n’avait pas d’argent et qu’elle me paierait uniquement 100 dollars par mois. Elle passe son temps à dire que je mange trop et que je ne travaille pas assez. Elle me donne énormément de travail et a menacé de me frapper’, se plaint-elle. En six mois, la jeune femme n’a perçu que trois mois de salaire. Elle a fini par fuir pour se réfugier au consulat d’Ethiopie, dans l’espoir d’être placée dans une autre famille. Tourounesh sera prise en charge par son consulat, mais certaines, désespérées, en arrivent au suicide.

La fuite peut être aussi une décision calculée à l’avance par des employées sous contrat qui, même si elles sont bien traitées, préfèrent aller vivre avec des compatriotes qui louent de petits appartements pour travailler à la journée et gagner ainsi plus d’argent. Le gouvernement libanais juge cette pratique illégale, estimant que l’employée de maison doit loger chez son garant.

Six ‘bonnes’ sénégalaises en prison

La domestique en fuite risque la prison si ses papiers ne sont pas en règle, même si c’est son garant, détenteur de son passeport, qui ne les lui a pas renouvelés. Actuellement, selon les chiffres de la Sûreté générale, 395 domestiques africaines rentrées légalement au Liban sont emprisonnées parce que leurs papiers ne sont pas en règle ou que leur garant a porté plainte contre elles pour vol, après qu’elles aient pris la fuite. Une fois sorties de prison, leur rapatriement sera à la charge de leur garant ou de leur ambassade, selon les cas. Parmi elles, 380 Ethiopiennes, 6 Sénégalaises, 4 Nigérianes et 2 Camerounaises.

Grâce aux nombreuses dénonciations par la presse locale et étrangère des conditions de travail des employées de maison au Liban, ‘les cas de maltraitance semblent en nette diminution’, estime Najla Chahda, responsable de Caritas, une organisation qui milite pour les droits des migrants. Pour améliorer la situation de ces migrantes, l’Organisation internationale du travail (Oit) a poussé le gouvernement libanais à mettre en place un comité chargé de rédiger un projet de loi afin d’unifier les contrats de travail, d’annuler le régime du garant et d’établir des fiches de paie uniformisées et légalisées par l'administration libanaise. Les avancées sont cependant très lentes, vu la grave crise que traverse le pays.

A la Sûreté générale, la générale Siham Haraké, directrice du bureau des Affaires des nationalités, est convaincue que le Liban est sur la bonne voie et que ce comité atteindra ses objectifs. En attendant, certains consuls comme celui du Bénin veillent jalousement sur leur communauté et font signer des engagements aux futurs employeurs pour éviter la maltraitance et le non-paiement des salaires. ‘J’arrive ainsi à régler 95 % des problèmes à l’amiable’, affirme-t-il, assurant que sa petite communauté se porte très bien.

Venues de toute l’Afrique

Selon les chiffres de la Sûreté générale, 34 322 Africaines sont légalement entrées au Liban entre 2007 et 2008 pour travailler comme femmes de ménage. En tête, arrivent les ressortissantes éthiopiennes, la communauté la plus importante au Liban, avec 32 777 entrées, suivies des Malgaches (978), des Camerounaises (142), des Togolaises (117), des Béninoises (99), des Nigérianes (57), des Sénégalaises (47), des Ivoiriennes (43), des Burkinabé (30)…

Certains chiffres sont en dessous de la réalité, car ils ne prennent pas en compte les migrantes déjà présentes au Liban avant ces dates. Selon le consul du Bénin, Ara Vanlian, de 2 000 à 2 500 Béninoises travailleraient actuellement au Liban. Et selon le consul du Togo, Georges Boustani, la petite communauté de femmes de ménage togolaises compterait 400 à 450 personnes. D’ailleurs, selon les chiffres du ministère du Travail, en 2007, 36 859 permis de travail ont été délivrés rien qu’à des Ethiopiennes.

Source; Walfadjri

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Jeudi 10 Avril 2008





1.Posté par amdia le 10/04/2008 15:28
c'est triste mais cela vaut mieux de se prostituer.

2.Posté par adja le 10/04/2008 17:12
ca se voit que le benin prend soin de ses ressortissants. mais senegal, n'y compter meme pas.

3.Posté par MD12 le 10/04/2008 20:41
Ca se voit que emigration n'est pas du tout facile.
Mais Que faire.c'est mieux que de rester chomoeurs tte ta vie.
du courage a tous les emigres.

4.Posté par jaguar le 11/04/2008 00:10
c'est vraiment triste car les lbannais sont une race maudite

5.Posté par Mister le 11/04/2008 02:16
Négatif que tu es .Combien paie tu à ta bonne si tu en as? Et pourquoi critique tu toujours les Libanais si c'est toi qui pousse ta soeur a imigre chez des maudits.Je t en veux pas .

6.Posté par Amy le 11/04/2008 04:38
au senegal, libanais=roi. et un senegalais au liban, n'est rien qu'un negre. Senegalais respectons nous d'abord, choisissons nous d'abord et les autres suivrons.

7.Posté par bima le 11/04/2008 09:38
maudit soient les libanais,je crache sur eux

8.Posté par Cisse le 11/04/2008 16:48
et nous senegalais idiot noir nous laisons les libanais faire du n importe quoi chez nous seul un arabe mort est un bon arabe , cest pourcela que jaime les israeliens

9.Posté par Salama le 11/04/2008 17:31
Je crois que l'africain est loin d'avoir une conscience historique. S'ils comprenaient bien nos relations historiques avec le monde arabe ils hésiteraient avant de se rendre dans leurs pays. Tous les historiens savent que l'empire Otoman n'aimait que les femmes esclaves noires comme domestiques. On peut les faire travailler, les violer à volonté ou les épouser si on tombe très amoureux d'elle. Une bonne c'est pire qu'une esclave dans les temps qui courent. Ces pauvres femmes sont enfermées dans des maisons où elles sont séquestrées et finissent par perdre une part importante de leur dignité je veux dire de leur humanité. L'argent ne vaut pas la peine de prendre le risque. Déjà au Sénégal les libanais n'ont aucun respect pour les noirs et c'est la même chose sur tout le continent. Ils aiment les Ethiopienne parce qu'ils les trouvent très belles. Je crois que l'esclavage est terminé aux USA mais il est resté encore très vivant chez nous en Afrique. Nous sommes tous des fils et des filles indignes. Et je suis presque sûre que Lat Dior Et ses semblables se retournent dans leurs tombes. Toute la faute incombe entièrement aux hommes politiques qui nous gouvernent ou plutôt vendent nos filles aux arabes et aux espagnoles.

10.Posté par salinette le 11/04/2008 17:42
franchement en ce ki m concerne jeviterai de maventurer chez les arabes parce k plus raciste k larabe tu meurs
regardez les arabes croient kils sont les maitres sur dakar et chez eux on ne peut rien faire
c vrai quo senegal cest la galere mai nakk diaralouma demm deukk narri di mindanoudji nakhte ils sont movais meme dans notre propre pays ils ne nous aimen pas donc cest pas chez eux kils vont nous rendre la vie facile
en plus demm deukk diambour diffa souffrir dara diaroucco bilaye
mais nakk courage

11.Posté par rando le 11/04/2008 21:25
les arabes de dakar sont comme ils sont sont parcequ'ils ont l'argent! le vrai racisme c'est entre les pauvres et les riches. Libanais, français et sénagalais (!!!) riches se comportent comme s'ils sont les rois et traitent les autres comme une race inférieure. Vous connaissez un peuple non raciste? Dites moi lequel s'il vous plait! Mais tous ces riches doivent être bien contents parceque les pauvres sont assez cons pour penser que c'est un problème de racisme alors qu'il s'agit d'argent. Et eux peuvent tranquillement continuer à se remplir les poches!!!

12.Posté par boulfale le 12/04/2008 06:15
chers compatriotes le probleme est que l'afrique est considerer comme poubelle par les pays riches parceque les gouvernements sur place ne font aucun effort pour empecher le flux migratoire de nos compatriotes,et mintenant ils investissent en europe oubien aus u s a ,rebarder bongo 33 villas en france franchement les chefs d'etat africain meritent la pandaison un par un en commancant par.. de gracev que quelqu'un me donne le nom du premier president qui doit etre pendu en bas diadieuf.


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