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LES VERITES DE WADE qui dérangent

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La déclaration du président de la république du 04 mai 2008 suscite encore de nombreux commentaires. La partie de son discours qui semble retenir le plus d’attention est relative aux réserves émises par le président Wade sur l’efficacité de l’action de certaines ONG sur le terrain.



LES VERITES DE WADE qui dérangent
Quel que soit l’angle d’approche des critiques du chef de l’état sur les ONG, force est de reconnaître que les critiques des pratiques nébuleuses de certaines ONG ne datent pas d’aujourd’hui. Certainement, lorsque ces critiques proviennent d’un chef d’Etat, l’effet amplificateur est plus important. Néanmoins, il faut reconnaître la justesse des critiques du chef de l’Etat lorsqu’il souligne que « ce scénario d’exploitation de la fibre altruiste des populations du nord et du thème de la misère de celles du sud ou des distributeurs attitrés de l’aide ou improvisés pour les besoins d’intense lobbying de haut niveau à s’intercaler entre les ressources et les destinataires et commencent d’abord par se servir largement ».

Je me souviens lors d’un séminaire du DEA Géographie pratique du développement dans le tiers monde , lorsque les étudiants parlaient de « développeurs », l’un de nos professeurs rectifiait pour parler de « développe-menteurs », excusez- moi du terme !

En effet, l’action de certaines ONG, traduit parfaitement la mentalité des courtiers du développement que J. P. Olivier de Sardan et Tierschenk définissent comme « des acteurs sociaux implantés dans une arène locale qui servent d’intermédiaires pour drainer des ressources extérieures que l’on appelle communément l’aide au développement ».

Le masque de l’humanitaire ou du développement sert de prétexte à de « soi disant experts » et intermédiaires pour faire aboutir des projets personnels.

L’analyse de certaines pratiques de ces ONG montre que l’on s’éloigne de la philosophie du développement : projets ficelés sans une implication des populations bénéficiaires, absence de suivi- évaluation, surcoût du budget de fonctionnement, séminaires onéreux dans des hôtels de luxe etc…

Qui plus est, la concurrence entre ONG intervenant dans une même zone et dans des programmes similaires tourne parfois à l’absurde. Plus grave, on assiste à un télescopage des actions désordonnées de ces ONG qui ont tendance à court circuiter voire à occulter le travail des services étatiques sur le terrain, faute de coordination et de concertation.

La cristallisation des intérêts, l’absence de prise en compte des besoins des populations, le détournement d’objectifs, révèlent les limites de cette action de « développement ».

Nous pensons qu’il faut regarder dans le propos du chef de l’Etat, non pas un procès d’intention à l’égard des ONG mais une occasion de repenser l’aide au développement et la vision de l’humanitaire pour une plus grande transparence voire une bonne gouvernance. En effet, les difficultés conjoncturelles de populations ne sauraient servir de tremplin pour les adeptes du gain facile pour s’enrichir à travers le masque de l’humanitaire ou l’aide au développement.

Et par rapport à l’aide, nous devons reconnaître au chef de l’Etat d’avoir été constant, une constance qu’il a exprimée dans son ouvrage Un destin pour l’Afrique, dans lequel il souligne que « l’aide ne doit pas être une simple assistance matérielle par laquelle on fait les choses à notre place, c'est-à-dire, par laquelle on déresponsabilise les Africains ».

A l’opposé, les gouvernements des pays concernés et les populations doivent être impliqués à tous les niveaux, car « ce qui se fait pour moi, mais sans moi n’est pas pour moi ».

Enfin, au-delà du chef de l’Etat qu’il est, nous pensons qu’il faut également apprécier son discours sous l’angle de l’intellectuel africain qu’il est avant tout.

Mamadou Khouma

Professeur au LEG de Diourbel

DEA Géographie et pratique du développement

dans le tiers monde de l’université Paris X Nanterre

Promotion 2000

wkhouma @ yahoo.fr

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Mercredi 14 Mai 2008





1.Posté par ls le 14/05/2008 02:30
di na la outal audience ak wade ubu va au diable way

2.Posté par joe sylla le 14/05/2008 10:59
et k direz vous d un boycot intensif de wade media teles sauf rts bien sur l opposition la population tt le monde une semaine sans parler de wade et il meurt je le sens car c kelkun ki cherche ou ki se croit important méau moins 2 choz sont sures le senegal sé fé sanswade et continuera a se fer sans wade lotre je l emprunte a idy ki kil puisse etre WADE né kune ancienne goutte et futur cadavre ....

3.Posté par fad le 14/05/2008 11:58
joe Sylla, je ne saurai partagé ton idée.c'est pas paece que tu deteste wade que tu le monde doit le boycotté
Le seul payé au monde ou il y a des gens qui font la politique 24/24h 7J/7 365j/365 .

Les gens ont d'autre choses a faire que de se pourrir la vie avec des appel au boyctt par ci des marches par la des bla bla auquel il ne croient meme pas
la poloitique est vraiment hypocrite et arretez de parler au nom du peuple.

4.Posté par salam le 14/05/2008 15:47
pour commenter cet article, je ne dirai qu'une chose:l'histoire nous a appris que pour développer un pays il fallait assurer à ce dernier une autosuffisance alimentaire, exploiter au maximum ses ressoureces humaines (jeunesse et autre), établir des objectifs simples et clairs, développer l'éducation et les réseaux de santé. Tous ceux qui aident aujourd'hui l'Afrique se sont développer en puisant dans ses ressources et aujourd'hui ils nous les revendent à travers des ONG et autres organismes internationaux. Qu'est ce qui nous empêche réellement sénégalais de travailler et de consommer local, d'utiliser les moyens du bord et de s'en sortir! Il serait vraiment temps de se mettre au travail je pense!

Wasalam

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