Référence multimedia du sénégal
.
Google

LES RAISONS DE LA VENTE DES ACTIONS SONATEL: Abdoulaye Diop ''L’Etat a un besoin urgent d’argent''

Article Lu 11660 fois


- Les engagements à honorer vis-à-vis des entreprises

- L’autoroute à péage et les autres chantiers ouverts doivent aussi être terminés.


Le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, s'est expliqué, hier, sur la cession programmée de 9,7% des parts Sonatel de l'Etat à France Télécom. La principale raison avancée est que l'Etat a des engagements à honorer vis-à-vis des entreprises. L’autoroute à péage et les autres chantiers ouverts doivent aussi être terminés.



Le ministre de l'Economie et des Finances signait, hier, deux protocoles d'accord avec la Banque mondiale et la Commission de l'Union européenne pour le financement du Projet de sécurité et de sûreté du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre et celui relatif aux projets du 10e Fonds européen de développement (Fed). En marge de ces signatures, Abdoulaye Diop s'est prononcé sur la vente programmée d'actions Sonatel de l’Etat à France Télécom. ’Pourquoi garder des actions qu'on peut vendre pour financer le développement (...) ?’, s'est demandé le ministre de l’Economie et des Finances qui souligne que tous les pays du monde rencontrent actuellement des difficultés financière et cherchent à trouver des solutions à ces problèmes. Aussi, indique-t-il que l'urgence pour le Sénégal est de parachever les chantiers ouverts, notamment les infrastructures routières, de payer les dettes de l'Etat et de soutenir les politiques économiques et sociales. Selon Abdoulaye Diop, l'Etat ne va pas sacrifier des entreprises à qui il doit de l'argent pour le simple plaisir de sauvegarder ses actions Sonatel.
La cession des 9,7 % des parts de l'Etat a été négociée à raison de 138 000 francs l'action alors que le cours de l'action était à l’époque, à 117 000 francs en bourse, a révélé l’argentier de l’Etat. Le ministre précise que les actions à vendre représentent le bloc stratégique de l'Etat, c'est-à-dire que ce sont des actions non cotées en bourse.

Abdoulaye Diop dit, par ailleurs, ne pas comprendre la réaction des travailleurs de la Sonatel, qui s'offusquent de la vente de ces actions. Il rappelle qu'à la privatisation de la Sonatel en 1997, les employés de la société détenaient 10 % des parts. Aujourd'hui, ils en sont à seulement 5 % de parts dans le capital, selon le ministre qui demande si les travailleurs n'ont pas vendu la moitié de leurs actions, ce qu'ils en ont fait.

Les travailleurs continuent d'avoir les mêmes droits avec la cessation des actions de l’Etat, d'après le ministre qui ajoute que les autorités étatiques ont ‘essayé de protéger les travailleurs de la Sonatel pour leur éviter des positions assez difficiles’. Il déclare, en outre, ‘que France Télécom achète une part n'est pas un élément nouveau’. Dans le cas de cession d'actions, affirme-t-il, l'actionnaire majoritaire a un droit de préemption. Et l'Etat du Sénégal ne pouvait vendre, en priorité, qu'aux actionnaires. ‘On ne peut pas vendre en dehors des actionnaires’, explique le ministre qui estime, par ailleurs, qu'il faut vendre à celui qui a le potentiel de payer rapidement.

Pour rassurer, Abdoulaye Diop dira que le Sénégal perd ‘un peu’ dans la vente des actions puisque la dividende va diminuer. Toutefois, l'Etat va tirer des avantages de cette vente. Les impôts et taxes de la Sonatel représenteraient 80 % de ce que l'Etat gagne dans la société. Selon Abdoulaye Diop, le siège de la Sonatel restera à Dakar où la société va continuer être fiscalisée. Un Sénégalais va rester à la tête de la direction et il y aura un maximum de citoyens du pays dans le Top management de la Sonatel.

La société de téléphonie a étendu ses tentacules dans la sous-région et la base de financement de toutes ces entreprises sera la Sonatel. Ainsi, toutes les décisions qui seront prises par l'actionnaire majoritaire se feront, de concert, avec l'Etat du Sénégal.

Avant la signature du protocole d'accord entre l'Etat et France Télécom, l'opinion avait, pendant longtemps, spéculé sur la vente des actions Sonatel. L'Etat avait toujours démenti son intention de vendre. Aujourd'hui, Abdoulaye Diop avance que, pour une entreprise cotée en bourse, ‘on ne négocie pas sur la place publique, au risque de faire baisser la cote de l'action en bourse’. Toujours est-il que la cession des actions Sonatel à France Télécom, qui pourrait devenir l'actionnaire majoritaire avec 52,2 % de parts, n'est qu'au stade d'accord de principe. En définitive, il est du ressort de l'Assemblée nationale de valider ou non la cession des parts de l'Etat.

Kh. BAKHOUM

Source: Walfadjri

Article Lu 11660 fois

Jeudi 16 Avril 2009





1.Posté par sad le 16/04/2009 14:47
ministre menteur!!

2.Posté par bien le 16/04/2009 15:08
arguments très pertinents.
c'est le financier qui parle.il maitrise bien son domaine
rendons a César ce qui appartient à César

3.Posté par talibe le 16/04/2009 16:30
c pas commes ça le ministre a fait grande heureure .et aussi il a montre leure incompètance. toujour le peuple que pèrde

4.Posté par TEUSS le 16/04/2009 16:52
Tout ca c des conneries alors siu voulez ca vau mieu de diminuer vos dépense que de vouloir mettre main basse sur la sonatel et c'est votre erreur dans cela

5.Posté par patriote le 16/04/2009 17:32
Voici le secret
La cession des 10 % de parts que l’Etat détient dans le capital social de la Sonatel à France Télécoms procède, à bien des égards, d’une vaste opération d’escroquerie. Le montage financier proposé permet à la société française de payer la note de 200 milliards de FCFA à l’Etat sénégalais, sans sortir un sou de sa trésorerie. Tous les coûts de cette opération financière sont supportés par la Sonatel elle-même. La Gazette révèle les secrets et autres non-dits d’une opération que l’Etat semble décidé à soustraire à la connaissance des citoyens de ce pays.
Escroquerie ? Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier dans sa véritable nature la transaction que l’Etat et la société française France Télécom ont réalisée la semaine dernière à Dakar. Transaction à l’issue de laquelle le gouvernement du Sénégal a décidé de céder 10% des parts d’actions (l’Etat détient 27% du total du capital de la Sonatel depuis la privatisation intervenue en 1997), au partenaire technique français. Nous sommes au début du mois de février 2009. L’Etat informe France Télécoms de son intention de vendre une partie du capital qu’il détient encore dans la Sonatel, car tenu par des besoins financiers qui lui laissent peu de solutions. L’information fournie par l’Etat procède, selon son point de vue et selon celui de France Télécoms, d’une disposition contractuelle obligeant les deux parties à faire prévaloir un droit de préemption qui est prévu par le pacte d’associé, dès lors que l’un ou l’autre associé manifeste le désir de vendre partie ou totalité des actions qu’il détient dans la société.
France Télécoms accepte l’offre de l’Etat. Les deux parties conviennent alors de nommer deux cabinets pour évaluer le prix de l’action. L’un des cabinets choisis, Rothschild, agit pour le compte de l’Etat du Sénégal, et l’autre, Lazare, intervient pour France Télécoms. Les deux cabinets conviennent d’un prix plancher de 155 mille francs CFA l’action qu’ils proposent à l’Etat et à France Télécoms. Les deux parties l’acceptent.
Les experts financiers considèrent que l’Etat s’est fait gruger sur ce point, car selon eux, le Goodwill de la Sonatel (ce que la Sonatel représente aujourd’hui comme valeur et ce qu’elle va représenter dans l’avenir), confère à celle-ci une valeur boursière et un actif global sans commune mesure avec le prix proposé. Aussi, ces mêmes experts, expliquent-ils, que considérée indépendamment de son cours actuel, la Sonatel vaut, au moins, 200 à 250 mille CFA l’action. Ce qui représente, au regard du prix d’achat annoncé, un manque à gagner de l’ordre de 50 milliards de francs CFA. Son action serait donc vendue à France Télécoms dans la transaction annoncée la semaine dernière, de 20 à 25 % moins cher que sa valeur estimée réelle. Selon nos informations, l’Etat verse au cabinet Rothschild 2% du montant (200 milliards FCFA) du prix de vente des actions. Soit 2 milliards FFCA, soit un peu plus de 3 millions d’euros. Cher payé, en tenant surtout compte du fait, qu’à l’arrivée, le Sénégal a enregistré sur l’opération un manque à gagner estimé à 50 milliards FCFA. Le premier élément établissant l’escroquerie dans la vente des actions de l’Etat, résulte de l’exercice d’un droit de préemption qui était certes prévu à l’origine dans le pacte d’associé signé en 1997, mais qui est tombé caduc, du fait de l’entrée de la Sonatel en bourse, en 1998. Dès lors que la Sonatel a été quottée en bourse, la législation boursière opère alors de plein droit et ses effets rendent caduques tous les accords d’associés, en particulier, pour tout ce qui concerne la vente ou l’achat d’actions de la Sonatel.
C’est la raison pour laquelle l’organe de surveillance du marché boursier régional doit s’opposer à la transaction annoncée entre l’Etat et France Télécoms et doit appeler à un respect par l’Etat du Sénégal de ses engagements internationaux en la matière. Sinon, c’est tout le droit fondant la coopération sous-régionale qui en est radicalement bouleversé. L’escroquerie se trouve pourtant ailleurs dans la vente des actions de l’Etat. Elle est en effet dans la manière par laquelle France Télécoms a payé à l’Etat ses 200 milliards. Le montant des dividendes payés cette année est, exceptionnellement, élevé : 12000 CFA l’action.
Et pour cause ! Ce prix a été fixé pour permettre à France Télécoms de trouver sans bourse délier des ressources pour payer l’achat des actions de l’Etat. La Sonatel a, en plus, décidé, exceptionnellement, de payer un dividende puisé dans ses propres réserves pour un montant global de 50 milliards de FCFA. France Télécoms a ainsi perçu en dividendes un montant global de 67,2 milliards de FCFA qui se décompose ainsi : dividendes réguliers : 46,2 milliards, 21 milliards dividendes exceptionnels. L’ensemble des montants (67,2 milliards FCFA) perçus en dividendes par France Télécoms ont été rétrocédés à l’Etat du Sénégal et viennent en déduction du montant de 200 milliards de FCFA que l’Etat doit percevoir du partenaire français en paiement de ses actions (10%). France Télécoms doit à l’Etat du Sénégal un reliquat de 132,8 milliards. L’escroquerie prend une autre tournure pour aider France Télécoms à trouver des ressources additionnelles à donner à l’Etat sans bourse délier. Et là, les experts de l’Etat et ceux de France Télécoms, ont eu « la géniale idée » d’endetter la Sonatel. Pour eux, la société n’est pas assez endettée, elle peut se permettre de lever des fonds sur le marché financier.
Les deux actionnaires majoritaires l’Etat et France Télécoms se sont mis d’accord par l’entremise de leur cabinet conseil respectif pour emprunter 200 milliards de FCFA qui serviront à payer le reliquat dû par le partenaire français à l’Etat du Sénégal. On le voit donc, avec la complicité des autorités sénégalaises, France Télécoms a accaparé les actions du Sénégal en utilisant les biens de la société. Aujourd’hui, si cette opération arrive à terme, les dirigeants de France Télécoms et le gouvernement peuvent être poursuivis pour abus de biens sociaux et pour escroquerie au préjudice des Sénégalais et de tous les actionnaires petits porteurs de la société. En France, par exemple, ces petits porteurs seraient fondés à déclencher une procédure en justice contre de telles pratiques.
Le comité de direction de la société a été informé de ces décisions par le président du Conseil de la Sonatel qui l’a fait quelques heures avant la publication du communiqué conjoint sorti par l’Etat et France Télécoms. Tous les cadres de la société, y compris le directeur de la société, Cheikh Tidiane Mbaye ont fait valoir devant le Conseil qu’ils n’étaient d’accord avec cette transaction qui portait atteinte à l’image de marque de France Télécoms et mettaient également gravement en cause les intérêts du Sénégal. Cheikh Tidiane Mbaye a pris la parole, selon nos sources, pour s’opposer avec la plus forte énergie aux mesures préconisées.
Aura-t-il les moyens de rendre opératoire cette opposition ? Rien n’est moins sûr. En tout état de cause, la situation ainsi créée appelle une mobilisation générale dépassant largement le seul cadre de cette société

6.Posté par j le 16/04/2009 22:53
tres bien patriote parce k grace a toi je me retrouve dans ce dossier

7.Posté par Citoyen le 16/04/2009 23:12
Merci Patriote. Votre texte est tres bien documente et remarquablement bie ecrit. C'est rare de voir ce niveau sur les forums. Merci!!!

8.Posté par diagne le 17/04/2009 13:46
patriote message dafay touti am solo li dafa goudou jai commencer a lir mem pas 5 minutes jais envie de dormir iba sarr madrid et je trouve ca normal parce que l etat a besoin dargent pour terminer ses projets prochainement na message bi touti am solo et pui on a un problem de temp lir tout le text te coute 30 minutes tu trouve ca normal patriote time lost is never found again....gua bal ma PATRIOTE EXCELENTE FIN DE JOURNEE

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State