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LES RAISONS DE LA DÉROUTE SÉNÉGALAISE : Une élite à bout de souffle

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Un petit tour et puis s’en va, ainsi se résume la participation sénégalaise aux 12es championnats du monde d’athlétisme tenus du 15 au 23 août dernier à Berlin, en Allemagne. A l’heure du bilan, ces mauvais résultats ne reflètent du reste que la vraie valeur actuelle de l’athlétisme sénégalais dont l’élite a atteint ses limites objectives. Par contre, les « Mondiaux de Berlin » ont confirmé la place de n° 1 en Afrique du Kenya et la montée en puissance de la Jamaïque au plan mondial.



LES RAISONS DE LA DÉROUTE SÉNÉGALAISE : Une élite à bout de souffle
C’est une délégation de quatre athlètes (deux femmes, deux hommes) que le Sénégal a déplacée à Berlin pour les besoins des « Mondiaux » d’athlétisme. Amy Mbacké Thiam et Fatou Binetou Fall étaient alignées au 400 m, tandis qu’Abdoulaye Wagne (800 m) et Ndiss Kaba Badji (Longueur) complétaient le groupe. Au deuxième jour des « Mondiaux » de Berlin, le Sénégal a enregistré l’élimination sans gloire de Fatou Binetou Fall et d’Amy Mbacké Thiam, les seules filles engagées dans la délégation. Ironie du sort, elles ont partagé la même déception dans la même épreuve. Les deux spécialistes du 400 m ont été passées à la moulinette par des adversaires mieux préparées et plus assoiffées de victoire. Il faut se rendre à l’évidence que Fatou Binetou Fall et Amy Mbacké Thiam ne pouvaient nullement prétendre jouer les grands rôles sur le Tour de piste du stade olympique de Berlin. La première a fait illusion aux derniers Universiades, en remportant la médaille d’or en 51’’65. Ce chrono ne pouvait point lui garantir une bonne participation à un rendez-vous aussi relevé que les championnats du monde, surtout que la Sénégalaise qui est étudiante en France n’a pas brillé sur les pistes au cours de ces deux dernières années. Elle reconnaît, d’ailleurs, qu’avec les blessures et la priorité aux études, les « Mondiaux » de Berlin ne constituaient pas un objectif cette saison. Elle ne doit sa présence sur le sol allemand qu’à la faveur des minima « B ». Ces paramètres justifient bien la sortie difficile de Fatou Binetou Fall qui, à 28 ans, espère retrouver le niveau qui lui avait permis, en 2004, aux championnats d’Afrique de Brazzaville de décrocher le titre continental en descendant sous les 51 secondes.

Pour ses 6es championnats du monde, Amy Mbacké Thiam a passé difficilement le premier tour, avant de sortir par la petite porte. Ses performances à Berlin (52’’79 et 51’’70) édifient sur la forme de l’ancienne championne du monde de 2001, médaillée de bronze en 2003 et finaliste en 2005. Ce n’est pas avec de tels chronos qu’elle pouvait espérer se mêler à la lutte entre les « grandes » de l’épreuve. La protégée de l’entraîneur Hervé Stéphan a payé un tribut à la « guéguerre » qu’elle avait livrée à la Fédération et qui avait conduit à sa suspension. Elle est ainsi restée près d’un an sans livrer de compétition, ce qui est un préjudice pour tout athlète de haut niveau. Par ailleurs, Amy Mbacké n’est plus jeune, car à 33 ans elle était la plus âgée des demi-finalistes de Berlin. Il lui sera difficile, voire impossible de revenir au premier plan et surtout de contester la nouvelle suprématie continentale de la Botswanaise du Ciad, Amantle Montsho.

Les deux représentants sénégalais, Abdoulaye Wagne (800m) et Ndiss Kaba Badji (Longueur) ont aussi connu le même sort que leurs « sœurs ». Ils n’ont pas réussi à passer le premier tour. C’est pourtant sur les épaules de Ndiss Kaba Badji que reposaient tous les espoirs du Sénégal à ces 12es championnats du monde. Le miracle n’a pas eu lieu, car le sauteur en longueur sénégalais est passé à côté lors des qualifications. Avec trois sauts mesurés à moins de 8 mètres (7,95 m, 7, 98 m et 7,61 m), Ndiss Kaba Badji ne pouvait point prétendre aux 12 places pour la finale. Or, pour être sûr d’y figurer, la qualification standard était fixée à 8,15 m. Le Sénégalais n’est jamais parvenu à sortir le saut parfait. De son côté, Abdoulaye Wagne a fini à la 4e place de sa série, en 1’48’’22. Evoluant avec des adversaires sans grande renommée, le Sénégalais n’a pas su saisir une bonne occasion de briller à ce rendez-vous et de confondre ainsi tous ceux qui pensent qu’il n’a pas l’étoffe d’un champion. Pourtant, il a un potentiel qui devrait lui permettre de faire partie de la bonne école sénégalaise du demi-fond aux côtés des anciens comme Moussa Fall 2, Babacar Niang et Cheikh Tidiane Boye. C’est la conviction de beaucoup de techniciens. Mais, Abdoulaye Wagne n’a pas le mental pour se hisser au niveau des meilleurs Africains.

Aujourd’hui, à la lumière de cette participation, le recul de l’athlétisme sénégalais s’accentue à chaque sortie internationale. L’élite s’est considérablement rétrécie pour la première discipline olympique qui a besoin de sang neuf pour faire émerger une nouvelle génération. C’est la seule voie du salut pour l’athlétisme sénégalais.


De notre envoyé spécial OUMAR BA
Source Le Soleil

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Mardi 8 Septembre 2009





1.Posté par lamp le 09/09/2009 11:23
c'est dommage

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