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LES ÉTUDIANTS DE L'UNIVERSITÉ DE THIES BLOQUENT LA NATIONALE N°2 Ils réclament des infrastructures et un statut pour leur établissement

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Après une grève de 24 jours qui n'a rien donné, les étudiants de l'université de Thiès étaient hier dans la rue. Une descente musclée sur la route nationale n°2, à la suite d'une procession partie de l'université. Avec des pneus incendiés, des blocs de pierres, des troncs d'arbres et des carcasses de véhicules, ils ont bloqué la route nationale et paralysé pendant plus d'une trentaine de minutes la circulation. Inquiets de leur avenir, ils déclarent que leur université «n’existe que sur du papier».
Polytechniciens et étudiants des autres unités de formation et de recherche se sont fait entendre hier. Ils réclament de meilleures conditions de vie et d'études, avec un statut «digne» d'une université et la construction de nouvelles infrastructures. Depuis l'érection de l'université, pas une brique n’y a été posée par le gouvernement. C'est l'existant de l'Esp qui fait office d'université, alors que l'espace a accueilli d'autres étudiants. «Ils ont, dans la précipitation, créé une université, sans se soucier des mesures d'accompagnement. C'est tout simplement du pilotage à vue», disent-ils. Las de voir leur université fonctionner depuis presque deux ans dans de telles conditions, ils ont déversé hier dans la rue, toute leur colère. Après une procession qui s'est ébranlée sur la nationale 2, devant la gare routière, les camarades de Lamine Fofana porte-parole des étudiants, ont barré la route et paralysé la circulation. «Depuis l'année dernière, nous attirons l'attention des autorités sur la situation. Aujourd'hui, nous sommes décidés. Cela fait 24 jours que nous sommes en grève et les autorités continuent toujours à faire la sourde oreille par rapport à nos revendications. Nous ne pouvons plus continuer à sacrifier notre avenir, il faut qu'elles nous édifient», râle Lamine Fofana. Alertée, la police est descendue sur les lieux, a dispersé la foule et rétabli la circulation. Mais, très déterminés, les étudiants déclarent, par la voix de leur porte-parole, que la lutte est loin d’être terminée. Avant d’ajouter : «Nous allons nous battre jusqu'au bout, pour amener les autorités à respecter leurs engagements. C'est-à-dire construire des infrastructures et faire de telle sorte que l'université réponde véritablement de son nom».

Source: L'observateur

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Vendredi 8 Février 2008

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