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LEADER - Jls première d’un groupe de 20 sociétés : Une expansion freinée

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LEADER - Jls première d’un groupe de 20 sociétés : Une expansion freinée
Alors qu’il aurait pu revendiquer la réussite d’une société, sénégalisée quelque temps après son arrivée au pouvoir, le régime de Wade s’acharne à combattre un créateur d’emplois.

Abdoulaye Wade aurait pu capitaliser la société Jean Lefebvre Sénégal Sa (Jls Sa) dans le bilan de ses mandats, s’il ne s’était pas mis en position de vouloir abattre ce fleuron de l’industrie sénégalaise du bâtiment. C’est en effet, en 2001, que la sénégalisation du capital de l’entreprise est achevée, avec le rachat par Bara Tall des actions que détenait la société Eurovia. La société connaît un développement fulgurant, avec un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de francs Cfa par an.

L’homme d’affaires diversifie son activité en acquérant la société Sehi Sénégal, spécialisée dans l’hydraulique et l’assainissement, en achetant des actions lors de la privatisation du chemin de fers Dakar-Bamako. Elle s’étend aussi dans les carrières, l’agrobusiness, les matériaux de construction, l’hôtellerie, la communication, la promotion et la gestion immobilière, etc.

Depuis 2000, Bara Tall affirme avoir investi près de 20 milliards de francs Cfa au Sénégal, à raison de 2,5 milliards de francs Cfa chaque année. Bien peu de capitaines d’industrie peuvent afficher un tel bilan. Mais tout cela risque de devenir, sous peu, une histoire qui se racontera avec nostalgie. Le Groupe Talix, dont Jls est la société la plus connue, comptait une vingtaine de sociétés à une époque. Il n’en a gardé qu’une douzaine, plus mal en point les unes que les autres.

Comme le note le mémo, «le fait d’être écarté des différents projets sur lesquels nous avons soumissionné, a vidé progressivement notre carnet de commandes. Pour une entreprise dont l’activité dépend de la commande publique, cela équivaut à une quasi mise à mort. Même si cela cessait maintenant, il resterait un lourd handicap vis-à-vis de nos concurrents directs, car les appels d’offres font souvent référence à des minima de chiffre d’affaires, et notre mise à l’écart, pendant ces trois dernières années, nous aura fortement pénalisés sur ce plan, et pour plusieurs années à venir.»

Les problèmes ne se limitent pas à Jls seul. A cause de toutes les difficultés de l’entreprise major, le redressement de Sehi n’a pu être menée à terme, assure le patron de la boîte. Pour soulager Jls de ses difficultés de trésorerie, Bara Tall a dû se dessaisir, la mort dans l’âme, de ses actions dans Transrail, laissant la place libre à des intérêts étrangers dans le Conseil d’administration de la société.

L’action en justice que vient d’engager Bara Tall peut donc être considérée comme la réaction d’un citoyen qui ne comprend pas que sa volonté de servir son pays ait pu lui valoir autant d’avanies.

Source: Le Quotidien

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Vendredi 4 Juillet 2008

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