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LE TABAC INTERDIT AU MAGAL - Fumer ou ne pas fumer : le dilemme de plusieurs pélerins

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Sort peut-il être moins enviable que celui des pèlerins fumeurs qui séjournent à Touba lors du grand Magal ? Ballottés entre l’obligation morale de respecter les prescriptions édictées dans la ville sainte et le désir presque irrépressible de se "taper" une clope, les fumeurs vivent un vrai dilemme cornélien à Touba.



L’interdiction de fumer à Touba remonte exactement au 18 septembre 1980 sous le khalifat de Serigne Abdoul Ahad Mbacké. A cette époque, le troisième khalife de Cheikh Ahmadou Bamba avait livré une bataille sans merci aux vendeurs et consommateurs de tabac en vue d’assainir la ville. Il en était aussi de même pour tous les autres produits illicites comme l’alcool, la drogue, etc. Pour traquer d’éventuels contrevenants à cette mesure, Baye Lahad, comme il était affectueusement appelé, avait même autorisé l’installation d’un check point tenu par des éléments de la gendarmerie à l’entrée de la ville.

Aujourd’hui, même si l’application de cette prescription ne semble plus cristalliser outre mesure l’attention des autorités de Touba, la conscience religieuse pousse certains fumeurs en situation à s’offrir une alternative pour reprendre leur esprit.

"En tant que mouride, je ne fume pas à Touba parce que le marabout avait interdit l’usage du tabac dans la ville. Donc, pour me conformer aux voeux et recommandations de celui-ci, je cesse momentanément de fumer. Cependant, quand l’envie me tient je n’hésite pas à me rendre à Mbacké pour griller quelques cigarettes. Quel qu’en soit le prix. Hier, par exemple, j’ai payé un taxi la somme de 2000 francs rien que pour fumer deux cigarettes. C’est dire que le Magal est un moment difficile pour nous fumeurs", s’est confié, l’air un peu confus, un confrère venu couvrir l’événement.

Par contre certains accrocs préfèrent souffrir le martyr plutôt que de braver l’interdiction. En dépit de "l’état de manque", une autre personne interrogée qui revendique son statut de talibé mouride refuse de "légitimer l’interdit par l’exemple".

A côté de ceux-là, d’autres dont certains se disent fervents mourides ne se gênent point pour consumer des cigarettes en plein coeur de Touba. "Sanni Jamra", "zone hors délestage", etc. sont entre autres trouvailles les messages codés utilisés par les initiés pour se passer le mot en toute impunité.

Selon certaines sources, il existerait même des coins clandestins où se vend la cigarette à Touba. Moyennant 75 ou 100 francs la tige, ceux qui connaissent le circuit ne s’en privent guère. Certains vendeurs aideraient même leurs clients en leur aménageant un coin discret pour consommer le produit acheté.

"Avant le Magal, je vendais une grosse de cigarettes mais actuellement j’en vends deux par jour", renseigne pour sa part Marième Bâ, une vendeuse de tabac établie au premier carrefour de l’autoroute en allant vers Mbacké. Outre les civils, quelques éléments des forces de sécurité descendent aussi à cet endroit pour "se chauffer".

Source: APS

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Mercredi 27 Février 2008

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