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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A L’UGB DE SAINT-LOUIS : « Il faut révolutionner les mentalités pour développer l’Afrique »

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Ouvrant hier à l’Université Gaston Berger le colloque international sur « Emigrations, globalisation et changements », le chef de l’Etat a particulièrement insisté, dans son discours introductif, sur les actions menées par son gouvernement en direction des jeunes candidats sénégalais à l’émigration clandestine. Il a surtout mis l’accent sur sa vision sur le développement de son pays et de l’Afrique. Dans un discours ou cours magistral ponctué de métaphores, d’anecdotes, de paraboles, d’analyses, de comparaisons et de critiques objectives, le Président Abdoulaye Wade a demandé à l’assistance de « ne pas plafonner nos ambitions pour l’Afrique qui vit en plein dans la Mondialisation et qui n’est pas épargnée par le problème de l’émigration, qui est un phénomène mondial ».



LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A L’UGB DE SAINT-LOUIS : « Il faut révolutionner les mentalités pour développer l’Afrique »
Après avoir déploré avec véhémence le spectacle désolant et poignant des centaines de jeunes Sénégalais qui tentent de rejoindre les côtes espagnoles à bord de frêles et vétustes embarcations, le Président Wade a condamné avec la dernière énergie les pratiques malsaines de ceux qui exploitent la misère de ces jeunes Sénégalais qui rêvent d’aller monnayer leur talent sous d’autres cieux. Ce qui est surtout grave, c’est que ces jeunes candidats à l’émigration clandestine enrichissent ceux qui leur font croire qu’ils peuvent se rendre aussi facilement en France ou en Espagne.

Que faut-il faire pour combattre cette traite ? s’est demandé le chef de l’Etat, qui a insisté sur la nécessité de refuser de cautionner cette forme d’émigration illégale, irrégulière, dangereuse pour nos sociétés et nos économies. Pour le chef de l’Etat, les responsabilités partagées nous imposent de faire face à ce fléau pernicieux, en adoptant des solutions pratiques et intelligentes.

Dans ce même ordre d’idées, il a rappelé les efforts constants et louables déployés par son gouvernement pour collaborer étroitement avec la France et l’Espagne, en vue de surveiller ensemble, dans le cadre du FRONTEX, les côtes.

Grâce à cette collaboration, selon le Président Wade, le nombre d’émigrés clandestins débarqués sur les côtes espagnoles (ce ne sont pas seulement les Sénégalais qui sont concernés) est passé de 35.000 en 2006 à 4.000 en 2007 (début 2007).

Nous avons exigé, a-t-il poursuivi, le respect de l’intégrité physique des jeunes Sénégalais rapatriés.

Dans le cadre de cette collaboration, a-t-il ajouté, le Sénégal a signé avec ses partenaires espagnoles et français des accords qui ont permis à une bonne partie de ces jeunes Sénégalais rapatriés de retourner en Espagne ou en France dans des conditions légales. Et, ces derniers ont été bien assistés et encadrés par ces partenaires qui les ont aidés à trouver des emplois décents dans ces pays d’accueil.

Le Président Wade n’a pas manqué de mettre en exergue la décision, prise d’un commun accord, dans le cadre de cette collaboration, de soutenir le Plan Reva, d’établir des contrats d’embauche pour ces jeunes retenus pour retourner en Espagne où l’on dénombre actuellement plus de 30.000 Sénégalais en situation régulière dans ce pays.

Toujours, dans le cadre de cet esprit de partenariat et de responsabilités partagées, a précisé le chef de l’Etat, ces mêmes accords ont été signés avec la France, en vue de créer pour nos émigrés des conditions de vie et de travail décentes dans ce pays et d’éviter toute clandestinité.

Revenant sur le thème du colloque, le Président Wade a annoncé que dans quelques années, un grand Village moderne sera installé sur la côte ouest du Sénégal où tous les belligérants du monde viendront discuter de problèmes très sérieux. Il a aussi rappelé que le projet « Global Village » sera décentralisé au Sénégal et permettra à plus de 1.200 fonctionnaires internationaux des Nations unies de venir vivre et travailler avec nous. Avec ce projet, dont les retombées économiques et sociales dans notre pays sont difficilement quantifiables, de très grandes conférences se tiendront au Sénégal.

La raison voudrait aussi, de l’avis du chef de l’Etat, que la Fao soit en Afrique, que la Banque mondiale soit africanisée. Il s’agit, pour lui, des grandes batailles intellectuelles qu’il mène depuis longtemps et qui commencent déjà à porter leurs fruits.

Pour le chef de l’Etat, il ne faut pas cependant, accepter d’emprunter les mêmes chemins que les pays du Nord pour développer l’Afrique. Pour le Sénégal, il a insisté sur l’urgence et la nécessité de relancer l’agriculture en retournant vers la terre, au lieu de copier ce qui se passe dans certains pays où l’on passe par l’industrialisation pour créer des pauvres. Le Sénégal peut emprunter le chemin inverse pour se développer.

Il a surtout déploré le fait que certaines familles sénégalaises incitent leurs enfants à émigrer vers d’autres cieux, d’une manière ou d’une autre, pour aller chercher du travail. Il faut rompre d’avec cette mentalité, d’avec cette vision et cette perception dangereuse et fausse que certaines mères de familles sénégalaises ont de l’utilité de la jeunesse.

Et ces dernières vont jusqu’à traiter leurs enfants de jeunes citoyens sans vergogne, incapables de s’inspirer de l’exemple d’un proche ou d’un voisin qui est parvenu à faire quelque chose à l’étranger.

Il faut être raisonnable, estime le Président Wade, on peut accepter que quelques Sénégalais aillent en Espagne ou en France, mais tout le monde ne peut pas émigrer.

Parlant enfin des changements qui doivent intervenir au Sénégal et en Afrique, le chef de l’Etat a particulièrement insisté sur l’importance du Fonds de solidarité numérique, sur la nécessité de révolutionner les mentalités, de ne plus présenter l’Afrique comme un continent malade, bien qu’il compte des malades en son sein, de réviser la notion de pauvreté qui est, selon lui, un bouclier de manques et de pénuries, de réparer les injustices (il faut qu’on nous achète nos produits à leur juste prix), de mettre définitivement un terme sur les pratiques et manœuvres malsaines et dilatoires notées dans le commerce du pétrole.

Dans le chapitre de la lutte contre la pauvreté, il a surtout fait allusion au Plan Jaxay, qui a permis de construire pour les populations en difficulté des maisons qu’on ne trouvera nulle part. Le Président Wade a, dans sa conclusion, mis l’accent sur la nécessité de protéger les libertés, de porter haut le flambeau des utopies réalisables, de former des médecins sénégalais en cinq ans, de transférer à Saint-Louis l’Université africaine de l’excellence, de créer une Université des métiers dans la capitale du nord où il envisage d’organiser de grandes conférences africaines et internationales.

MBAGNICK KHARACHI DIAGNE
Source: Le Soleil

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Vendredi 29 Juin 2007

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