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LE PETROLE FRANCHIT LA BARRE DES 72 DOLLARS: Le brut remet ça

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Il n’a pas attendu le rebond économique tant espéré ni même que la crise ait livré toutes ses mauvaises surprises, pour reprendre l’ascenseur. Après avoir franchi le seuil symbolique des 70 dollars pour la première fois depuis sept mois, le baril de pétrole enclenche et affiche plus de 72 dollars au compteur. Les répercussions sur les prix à la pompe, elles, ne se feront sans doute pas attendre.



LE PETROLE FRANCHIT LA BARRE DES 72 DOLLARS: Le brut remet ça
En mars dernier, les cours du pétrole étaient encore sous la barre des 35 dollars, du fait d’une demande mondiale en berne sur fond de récession économique. Si on a pu s’émouvoir de la chute drastique des cours depuis octobre 2008, personne ne pensait que le baril aurait pu rester durablement en dessous de 50 dollars. En moins de trois mois, alors même que la crise économique se conjugue en crise financière aigue, le prix du pétrole a franchi le seuil symbolique des 70 dollars avant de dépasser, ce jeudi, la barre des 72 dollars le baril. En six mois seulement, le prix de l’or noir a enregistré un rebond de 75%. Ce ne sont pas les pays producteurs qui vont s’en plaindre.

Après avoir culminé à 147 dollars en juillet 2008 (soit un quadruplement des cours en quatre ans), le prix du baril de pétrole avait dégringolé, perdant en six mois plus de 70% par rapport au pic de juillet, pour finir l’année sous les 40 dollars. Afin d’enrayer l’effondrement de leurs recettes et gérer la rente pétrolière dans le temps, les pays de l’Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole) qui contrôlent environ 40% de la production mondiale d’or noir décidèrent des réductions de production record (la production moyenne de 86,5 millions de barils/jour en 2008, selon les statistiques de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a été amputée de 3,5 millions de barils/jour), avec l’objectif affiché de faire revenir le prix du baril entre 70 et 80 dollars avant la fin de l’année 2009.

Au rythme actuel, les seuils de 100 dollars le baril, voire 150 dollars, pourraient même à nouveau être testés une fois la crise passée, d’autant que la demande mondiale de pétrole devrait repartir à la hausse plus vite qu’attendu, si l’on en croît les dernières prévisions de l’Aiea. Les ministres de l’OPEP ne s’y trompent pas en décidant, le 28 mai dernier, de laisser inchangés leurs quotas de production, anticipant une poursuite de la hausse des cours jusqu’en 2010.

Cependant, la seule réduction des quotas de brut ne saurait expliquer la remontée des prix.

Le marché semble miser sur un impact positif de l’amélioration de la conjoncture sur la demande de pétrole. Par ailleurs, la situation de hausse s’expliquerait en raison de la baisse plus forte que prévu des stocks de brut et après des prévisions suggérant que la demande de pétrole pourrait avoir atteint un plancher.

L’Institut américain du pétrole (IAP) a fait état d’une forte baisse de six millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis lors de la semaine close le 5 juin, alors que les analystes tablaient sur une baisse nettement plus réduite de 400.000 barils.

Last but not least, les investisseurs placent de l’argent sur les marchés pétroliers pour se prémunir contre un dollar faible.

Finie l’accalmie

A la pompe, les répercussions de la remontée actuelle des prix de l’or noir ne se font pas attendre : En France, dans de nombreuses stations services, le gazole a cassé le seuil symbolique de 1 euro le litre, et le super sans plomb (SSP) 95 tourne maintenant autour de 1,25 euro. Ce qui risque de peser sur le pouvoir d’achat et sur les perspectives tant attendues de redémarrage de la croissance.

Que dire alors de la pompe au Sénégal où, la dernière structure des prix des hydrocarbures raffinés entrée en vigueur le 16 mai dernier, était caractérisée par une hausse des prix du supercarburant qui est passé de 599 F Cfa/l à 618 F Cfa/l, alors que celui du gazole est resté à 491 F Cfa. Les prix faisant l’objet d’un ajustement automatique toutes les quatre semaines sur la base des évolutions enregistrées au niveau des cours internationaux, on peut donc s’attendre à une surchauffe au niveau de la pompe, après une longue période d’accalmie. Une surchauffe qui risque de ne pas s’arrêter à la pompe.

Le contexte actuel du baril risque d’annihiler la baisse de 12 % appliquée il y a peu sur les factures d’électricité. Une baisse, rappelons-le, qui avait été indexée sur les cours du pétrole alors au plus bas sur le marché international notamment pour les produits noirs comme le fuel.

Cette baisse, si l’on rappelle les propos-même du ministre de l’Energie à l’occasion du point de presse y relatif, était ainsi « contenue dans une fourchette incluant le cours du baril au 29 Décembre 2008, avec un plafond fixé à 58 dollars au-delà duquel, néanmoins, les mêmes exigences et contraintes pourraient justifier la révision de la grille ».

Justement, on y est. Le baril a franchi la barre des 72 dollars et l’évolution du prix du fuel Senelec, depuis la structure des prix du 27 décembre 2008 jusqu’à la dernière structure du 16 mai dernier, fait ressortir une variation absolue de l’ordre de plus 40 000 FCfa/T soit 26,28% en variation relative. Or, si l’on y ajoute une variation relative de 12% depuis cette dernière date, le prix du fuel Senelec aura augmenté de 38,28%.

Etant donnée la fin de la subvention qui avait jusqu’ici permis d’atténuer les chocs chez le consommateur, on peut, mal… aisément et forcément, s’attendre à une répercussion du cours du baril sur les factures d’électricité. La question est : quel niveau de hausse et quand ?...

Si c’est le prix à payer pour préserver l’équilibre entre la viabilité de l’activité de Senelec, la continuité du service public et la fourniture d’électricité au consommateur, l’entreprise doit aussi jouer sur les leviers en son sein afin de partager les risques avec le consommateur.

Sombel Faye
Source SudQuotidien

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Vendredi 12 Juin 2009




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