Référence multimedia du sénégal
.
Google

LE PDS DEVIENT LE PDS-L : Me Wade lance son vaisseau-amiral

Article Lu 1547 fois

Allumage. Commissaires politiques et superviseurs régionaux, députés et sénateurs du Pds viennent de se voir délivrer leur feuille de route en vue de la présidentielle de 2012, lors de deux rencontres tenues la semaine dernière, au Palais de la République. Le Parti démocratique sénégalais - libéral (Pds-L) est maintenant sur son pas de tir, après une longue maturation entamée en juillet 2009. Son carburant sera sans doute constitué par les milliers de cartes du nouveau parti du président Wade dont la vente va précéder les renouvellements de ses instances ; où plutôt la construction d’un appareil politique original, certes total héritier du Pds, mais ouvert aux nouvelles forces qui se sont agglutinées autour du Sopi depuis l’alternance du 19 mars 2000 pour le renforcer. C’est un jour nouveau... Le vocabulaire usité ces derniers jours dans les rangs de la majorité présidentielle renseigne sur son état d’esprit : reprise en main, retour des anciens, massification en vue de la tenue d’un congrès en juin 2010. Conduits par le secrétaire national du Pds chargé de la propagande, le ministre-conseiller Farba Senghor, les superviseurs et les commissaires politiques désignés pour conduire cette mutation n’auront pas la tâche facile (vente des cartes, montage des structures de base, désignation des délégués pour le congrès). Ceci en raison de l’hybridation d’une formation qui ne parvient pas jusqu’ici à minorer le clivage entre « historiques » et soutiens « post-2000 » ; une formation qui a « recruté » à tous les niveaux du spectre politique national, jusqu’à susciter des divisions dans des partis alliés à propos de la pertinence d’une alliance avec les libéraux, comme c’est le cas avec Aj/Pads ; une formation, le Pds-L, qui est encore virtuelle, mais qui a la force de la réalité.



LE PDS DEVIENT LE PDS-L : Me Wade lance son vaisseau-amiral
Pour l’essentiel, il s’agira d’une flotte emmenée par le Pds originel comme vaisseau-amiral, avec à ses côtés la Cap 21 et les différentes organisations de soutien au président Wade, pour escorter l’armada tendue vers son cap : un troisième mandat présidentiel. Au lendemain de la victoire de la coalition « Benno Siggil Sénégal » dans les grandes villes du pays lors des élections locales de mars 2009, le président Wade avait appelé de ses vœux les retrouvailles de tout le personnel politique libéral pour asseoir les bases de ce qui pourrait être l’un des derniers grands défis que le « Pape du Sopi » s’est donné, comme il l’avait laissé entendre la même année, lors d’un meeting à Mbacké : « installer le Pds au pouvoir pour 50 ans encore... » La désignation du ministre d’Etat, Karim Wade, comme superviseur du nouveau parti à Kébémer, la ville natale du chef de l’Etat, est chargée d’un symbolisme très fort. Depuis des semaines, le leader de la « Génération du concret », pousse ses supporters à intégrer les instances du nouveau parti ; dans ce sillage, les nombreux mouvements de soutien et structures de cadres libéraux sont invités à inscrire leur action dans une dynamique unitaire pour juguler les mêmes menaces qui se sont révélées déterminantes lors des dernières joutes électorales avec d’importantes collectivités locales tombées dans l’escarcelle de l’opposition en mars 2009. L’ancien Premier ministre Idrissa Seck s’est inscrit dans la même veine de reconstitution de la famille libérale, « pour la fortification du parti ». Le maire de Thiès soutenait récemment que « les querelles vont être dépassées ». Chaque responsable, expliquait-il, sera soumis à la pression de la réalité, de l’urgence à redresser la barre « pour que justement l’électorat sénégalais nous revienne ».

Un processus complexe

Il n’est pas le seul à s’inscrire dans cette perspective : la Secrétaire générale de la Présidence de la République, Mme Aminata Tall ; le nouveau ministre de la Santé, Modou Diagne Fada et l’ancien ministre, Lamine Bâ (désigné superviseur pour les Usa), tous un moment en bisbilles avec la direction du Pds entre les législatives de 2008 et les locales de 2009 pour protester contre les investitures opérées, sont de retour au sein de l’état-major libéral. Page tournée. Si le président Wade a décidé d’accélérer le processus de reconstitution du Pds originel tout en l’ouvrant à de nouvelles forces politiques pour faire (ré) émerger un nouveau leadership libéral sur la scène politique, c’est qu’il est sans doute conscient de la nécessité d’asseoir une cohérence dans sa majorité après l’avoir élargie et massifiée au maximum de sa capacité. L’histoire politique du Sénégal a fini de montrer que le verdict des urnes y est très souvent tributaire des échafaudages, recompositions, alliances et mésalliances qui ont lieu un ou deux ans avant la convocation du corps électoral. 2012, c’est déjà demain...Il ne veut surtout pas vivre l’expérience de son adversaire de toujours, le Parti socialiste, qui a connu sa descente aux enfers, entre 1998 et 2000, avec la scission opérée par des figures historiques de son appareil qui, paradoxalement, sont aujourd’hui à la fois dans l’opposition radicale (l’ancien Premier ministre Moustapha Niasse) et la majorité présidentielle (l’actuel ministre d’Etat, Djibo Kâ). Me Wade veut apparemment que son parti fasse l’exception sur une scène politique où l’éclatement et la dispersion des forces sont monnaie courante depuis des lustres.Après dix ans de pouvoir et une première réélection à la présidence de la République en 2007, les libéraux font face à des assauts sans précédent de l’opposition regroupée au sein de « Benno » qui surfe sur son offensive réussie lors des dernières élections locales. Les stratèges libéraux, chiffres à l’appui, insistent sur la division qui a miné leurs rangs lors des dernières élections tout en faisant observer qu’ils constituaient, malgré tout, la première force électorale du pays au regard du nombre de suffrages exprimés. Le mode de désignation des maires étant passé par là...

Ils savent surtout que l’opposition peinera à présenter un candidat unique lors de la prochaine élection présidentielle : progressistes et socialistes jurent que leur priorité est de voguer sous une seule bannière pour affronter le président sortant, tout en travaillant pour qu’elle soit portée par leur chef de file ; l’Apr de l’ancien Premier ministre, Macky Sall, qui a opposé un refus à l’offre de « retour », n’envisage pas un seul instant un scrutin sans l’effigie de son leader sur les bulletins de vote ; sans oublier les ambitions qui naissent « mezza voce » et de manière larvée au sein de l’opposition...Le processus de convocation d’un congrès est complexe et lourd. Il faut vendre les cartes, monter les structures, désigner les délégués, échafauder un nouvel organigramme, y installer les représentants désignés par la base pour se mettre en ordre de bataille... Le Pds-L pourra-t-il faire l’économie de courants ? Comment trancher les nombreux différents qui se feront jour ? Vingt-quatre mois ne seront pas de trop pour trouver des réponses à ces questions. La muttion est à ce prix.


Par Samboudian Kamara
Source Le Soleil

Article Lu 1547 fois

Lundi 25 Janvier 2010





1.Posté par mousse le 25/01/2010 08:16
un veritable rassemblement de voyous............bandits...........menteurs.......et voleurs.............voila la defnition de cette bande...............le pays va vers des acrochages ...avant les elections............parceque rien ne sera comme avant..................le peuple a n a marre de ces menteurs............

2.Posté par tchey le 25/01/2010 11:16
PDS ou PDSL, le contenu reste le même.
Le peuple vous attend de pieds fermes en 2012.

Cordialement.

3.Posté par mama le 25/01/2010 18:45
c'est vraiment regrettable et malheureureux si il y en a encore des sénégalais qui n'ont toujours pas ouvert les yeux et réaliser qua Wade et son entourage sont tous des moins que riens des irresponsable, qui trainent le pays à la dernière étape de la ruine.
soyons unis et dégageons ces arrivistes de notre beau pays.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State