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LE PARQUET REQUIERT 7 ANS FERME : Un guérisseur poursuivi de viols suivi de grossesses par ses patientes

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Voilà, un guérisseur de plus attrait à la barre du tribunal. Deux de ses patientes l’accusent de viol. L’une des plaignantes l’indexe comme étant le père de sa fille âgée déjà de trois ans. S’il est reconnu coupable, Karim Guiguindé risque sept ans ferme de prison.

A la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, Karim Guiguindé alias Abdou Karim Niasse répondait, avant-hier, du délit de viol sur deux jeunes filles. Les plaignantes ne sont pas n’importe qui, il s’agit des patientes du guérisseur. Abdou Karim Niasse est un guérisseur « émérite », réputé pour ses pouvoirs. Aussi, beaucoup de Sénégalais font recours à lui pour se débarrasser de certaines ma-ladies. C’est ainsi, selon l’accusation, qu’il a profité des séances de consultations pour abuser de sa patiente, A.H. De ces rapports sexuels, celle-ci déclare être tombée en grossesse. Mais, avant d’être attrait à la barre pour ce cas précis de viol, le guérisseur avait, en 2004, fait l’objet d’une plainte pour des faits similaires de la part de la demoiselle F.B., aujourd’hui mère d’une enfant de trois ans, qui serait le fruit des relations sexuelles forcées qu’elle aurait entretenues avec Karim Guiguindé. Mais, sa plainte fut classée sans suite par la police, à l’époque.

La mort dans l’âme, F.B. s’était résignée après plusieurs déplacements à la police pour suivre le dossier. Sa persévérance paya. Au mois d’août dernier, elle reçut un appel de la police l’invitant à venir renouveler sa plainte. L’affaire connut ainsi de nouveaux développements. C’est donc avec empressement et une joie intense que la demoiselle se rendit au poste de police avec l’espoir de se faire, enfin, justice. Et voilà Karim Guiguindé prévenu à la barre du tribunal des flagrants délits pour deux histoires de viol survenues alors qu’il traitait les plaignantes. Et, selon les récits des victimes, Abdou Karim Niasse usait du même stratagème. A en croire les deux filles, il faisait avaler à chacune d’elles un breuvage qui les plongeait, un moment, dans un sommeil profond. Et lorsque celles-ci reprenaient leurs esprits, disent-elles, le guérisseur « émérite » avait déjà commis son forait. « Je souffrais constamment de maux de tête. Après plusieurs traitements à l’hôpital sans succès, mon oncle m’amena voir son guérisseur Abdou Karim Niasse », se rappelle A.H. « J’eus plusieurs rendez-vous avec le guérisseur jusqu’au jour où il me conduisit dans une chambrette en me demandant de me déshabiller. Devant mon refus, il était devenu furieux et me dit que c’est ainsi qu’il soigne ses patients. De plus, m’avait-il dit, vu son âge, je n’avais pas à m’inquiéter. C’est sur ce, précise toujours A.H., que je m’étais exécutée. Mais, au cours de son traitement, après avoir avalé quelque chose, je m’étais évanouie. A mon réveil, j’avais constaté que mes parties intimes étaient mouillées et je n’avais plus de force. Je l’interpellai et il me calma en disant cependant que si j’en parlais, il me laisserait à la merci du diable. »

« Cette enfant est sa fille »

F.B., une femme voilée, livrera à la barre un récit à peu près identique. D’une santé précaire, elle déclare s’ê-tre rendue, le premier jour, chez le marabout aux pouvoirs surnaturels en compagnie de sa mère. « Au deuxième jour, dit-elle, je partis seule à son domicile. Il me fit boire un liquide qui me plongea dans un sommeil au cours duquel il profita pour faire sa sale besogne. A mon réveil, je saignais et j’avais mal au bas ventre. J’avais même eu une altercation avec lui avant mon départ des lieux. Mais, les douleurs persistaient toujours et les saignements continuaient de plus belle. J’étais allée le voir une dernière fois pour lui dire mes quatre vérités et porter plainte par la même occasion. C’était en 2004. Mais la police n’avait pas donné suite à ma plainte. Aujourd’hui, cet enfant de trois ans que vous voyez ici est sa fille », lâche F.B. C’est à la suite de ce cauchemar qu’elle arrêta ses études à cause de cette grossesse. A la barre, le prévenu a nié catégoriquement les faits tout en servant sa version. « A.H., était accompagnée de sa tante, lorsqu’elle débarqua chez moi. Sa tante m’accusa d’avoir eu des relations sexuelles avec sa nièce et menaça de porter plainte contre moi », déclare le prévenu de viol. « A la vérité, fait-il savoir, A.H. voulait se débarrasser de sa grossesse et c’est parce que j’avais refusé de la faire avorter qu’elle m’en voulut et décida de nuire à ma réputation ». Quid de la demoiselle F.B., qui a raconté un récit presque identique à celui de A.H. ? Le guérisseur a servi le même refrain en laissant entendre que c’est par vengeance que la plaignante l’a traîné à la barre. « La fille, actuellement âgée de trois ans, qu’elle dit être de mes œuvres n’est pas de moi. Elle veut faire croire que cela est arrivé à la suite d’un viol », indique Abdou Karim Niasse. « Aussi A.H. et F.B. sont venues me voir pour que je les aide à avorter. Ce que j’ai naturellement refusé en les menaçant des les dénoncer à la police si elles ne menaient pas leurs grossesse à terme », ajoute le guérisseur.

L’avocat des parties civiles, dans sa plaidoirie, a relevé le caractère « cynique » du prévenu. « Voilà un cas très particulier qui concerne un marabout émérite dont des gens dans le désespoir ont eu recours. Mais, au lieu de les aider, il leur a réservé un traitement très particulier », se désole le conseil de la partie civile. Le cynisme du prévenu, poursuit l’avocat, est tel qu’il n’a même pas tressailli lorsque la demoiselle F.B. a mis sa fille en face de lui. S’attaquant au système de défense du prévenu, il déclare que « c’est à croire que sa mission, c’est d’être un avorteur ». A son avis, ce sont certainement les pouvoirs mystiques de l’accusé qui expliqueraient peut-être le classement sans suite de la première affaire jusqu’à ce qu’une autre personne soit victime des basses œuvres de Karim Guiguindé. Devant un personnage « aussi cynique que grotesque », fait-il savoir, le tribunal doit sévir sévèrement. L’avocat a aussi demandé aux juges de condamner le prévenu à payer aux parties civiles au titre des dommages et intérêts, la somme de 10millions de francs pour chacune d’elles.

Le procureur de la République a relevé la constance d’un fait : les victimes ont eu toutes les deux recours au service du guérisseur. Elles déclarent aussi avoir été hypnotisées par ce dernier avant qu’il n’abuse d’elles. Et il a résulté des agissements du prévenu une grossesse pour chacune d’elle, fait remarquer le Parquet. « Malgré les dénégations de Abdou Karim Niasse, note le ministère public, le prévenu est suspect. Car, les victimes, sans se connaître et à des dates différentes, ont accusé la même personne du même fait : celui d’avoir entretenu avec elles des relations sexuelles non voulues, en usant du même mode opératoire. » Il en a résulté, selon le procureur de la République, des rapports sexuels par contrainte. A ses yeux donc, les éléments constitutifs du délit de viol sont réunis. Aussi, il demande au tribunal de condamner le prévenu à une peine de sept ans ferme.

L’avocat de la défense Me Diop, observe, à l’entame de sa plaidoirie, qu’aucune juridiction pénale ne peut entrer en voie de condamnation de son client. « Nous ne sommes pas dans une maison de culte où de simples déclarations peuvent suffire pour porter atteinte à la liberté d’une personne. En procès pénal, il faut des preuves », dit-il, en se demandant dans le cas d’espèce : « où sont les preuves en dehors de simples déclarations ? » Raillant son confrère de la partie civile, il se demande comment des pouvoirs mystiques pourraient interrompre une procédure en cours. « Ce n’est pas un argument », dit-il. De plus, il invite le tribunal à faire une seconde lecture des procès verbaux de police. Car, rappelle-t-il, en dehors des déclarations des présumées victimes, son client a toujours catégoriquement nié. En plus, les plaignantes n’ont pas produit à la barre des preuves. Et dans ce cas, s’interroge l’avocat de la défense, « qui faut-il croire ? ». La parole des victimes ne vaut pas plus que celle de son client, dit-il. A l’en croire, ce dernier serait simplement un bouc émissaire. C’est pourquoi il demande au tribunal la relaxe pure et simple du guérisseur, faute de preuve. Le tribunal a mis l’affaire au délibéré. Le verdict sera connu demain.


MAMADOU GUEYE
Source: Le Soleil

Article Lu 1555 fois

Mercredi 5 Septembre 2007





1.Posté par elzo le 05/09/2007 12:21
Les Femmes meritent bien ça .
Comment aller chez un homme inconnu sans être toujours accompagnée???
EN plus pourkoi accepter de se deshabiller seule avec un homme???

EN plus danguéne beug affairou Serigne rekk

2.Posté par Dioubis le 06/09/2007 03:40
Je constate que notre systeme judiciare est inefficace et mal dote de moyens. Nous sommes a dans un monde moderne.

Sinon, etant donne que l'une des femmes a declare avoir eu un enfant de ce soit-disant "Marabout violeur" pourquoi pas proceder a un test d'ADN pour etablir la parternite de l'enfant issu de ce rapport sexuel force.

L'avocat de la defense a raison, il ne s'agit pas simplement de se baser sur des declarations identiques pour prouver la culpabilite du "marabout".

Je ne le dedouane pas pour autant. A mon avis c'est un menteur.

C'est vrai que ce genre de test coute cher, mais au moins l'on aurait une certitude de la culpabilite ou non du monsieur.

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