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LE CCPA AU SUJET DU NOUVEAU PROGRAMME « GOANA »: « Rien ne peut se faire sans l’arachide »

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L’arachide, produit de base le plus exploité dans le réseau agricole, le Sénégal risque de faire les frais de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance ( GOANA ) que prétend lancer le président de la République. Dans le but d’assurer en partie l’autosuffisance alimentaire, le cadre de concertation des producteurs d’arachides ( CCPA ), par la voix de certains de ses dirigeants, estime que « rien ne peut garantir une autosuffisance alimentaire au Sénégal, sans arachide ».



LE CCPA AU SUJET DU NOUVEAU PROGRAMME « GOANA »: « Rien ne peut se faire sans l’arachide »
Même si au niveau des marchés internationaux, ce produit a largement chuté, il n’empêche en rien qu’il demeure et sera encore pour d’autres années, la clé de notre autosuffisance alimentaire, pour ne pas dire notre agriculture. Ils poursuivent cependant que « si les autorités du pays s’aventurent aujourd’hui à lancer un programme de mobilisation collective en direction de l’agriculture afin de trouver une compensation ou une solution à une quelconque situation défavorable, c’est parce que tout simplement la filière arachidière d’une manière générale a connu une négligence manifeste au cours de ces dix (10) dernières années ».

Visiblement, cette lecture de la situation est d’autant plus vérifiée avec la nature des productions obtenues qui, depuis 2000, connaissent une chute, d’abord interrompue en 2005 avant de reprendre sa vitesse normale. D’après certains résultats obtenus grâce aux études faites par la direction des analyses et prévisions de la statistique (DAPS), le Sénégal après avoir obtenu son dernier record en production arachidière au cours de l’année 2000 avec 1 003 506 tonnes d’arachide d’huilerie, et 58 034 d’arachide de bouche, a vu sa capacité productive annuelle se chuter d’année en année. Certaines études de la DAPS, à ce sujet ont relativement donné des résultats classés comme suit : (2001 / 2002) 887 356 tonnes d’arachide d’huilerie et 56 481 tonnes d’arachide de bouche, (2002 /2003) 260 723 tonnes d’arachide d’huilerie et 4 623 tonnes d’arachide de bouche (2003 / 2004) 440 709 tonnes d’arachide d’huilerie et 9 828 tonnes d’arachide de bouche. Par contre, les autres statistiques venues de la FAO à travers une étude plus globale de la production agricole, résultaient aussi à l’époque ces quantités suivantes : 2001 : 1 008 934 tonnes et un pourcentage de 45,2 % de part des arachides, 2002 : 646 133 tonnes avec 19,8 % comme part pour l’arachide, 2003 : 857 281 tonnes avec 24,8 % pour l’arachide, en 2004 : 900 579 tonnes dont 32,3 % à l’arachide, en 2005 : 1 073 265 tonnes dont 36,9 % de pourcentage pour l’arachide. Même si l’arachide occupe encore une place importante dans la production des vingt plus importants produits de base de l’agriculture et de l’alimentation dans notre pays, il n’en demeure pas moins que depuis une certaine période, elle est restée agenouillée surtout dans le bassin arachidier où elle a lourdement pesé sur la balance du tissu économique régional. Pour les techniciens du CCPA, il n’est pas possible au Sénégal de parler de mil, Sorgho, Manioc, Sésame ou Maïs, sans parler d’arachide. Elle est la locomotive de toutes les autres filières. L’idée d’assurer une autosuffisance alimentaire selon les responsables de ce cadre de producteurs doit en même temps prendre en compte le secteur de l’élevage dont l’existence dans ce pays et la survie de son cheptel dépend à 90 % des dérivés de la culture arachidière.

Pour simplement inviter les promoteurs de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (GOANA) à mettre davantage l’accent sur cette filière, autrement l’associer à cette grande mobilisation agricole et lui trouver une autre politique lui permettant de rebondir sur de nouvelles bases. Selon les analyses propres aux producteurs de la CCPA, « cette proposition d’associer les producteurs d’arachide dans le programme GOANA pourrait être d’autant plus valable si l’état en question s’aventurait à faire le bilan de l’ensemble des programmes (maïs, manioc, Sésame et autres) qu’il a eu à dérouler dans le passé sur toute l’étendue du territoire national ».

Ainsi à moins de deux (2) mois avant l’installation de la prochaine saison hivernale, alors qu’au plan matériel rien n’est encore mis place sur le terrain, les producteurs de la CCPAS affichent peu d’espoirs concernant la réussite de la GOANA, car trouvent-ils « une campagne, ça se prépare. Avant tout, elle devrait prendre en compte les préoccupations des gens qui doivent la mener, autrement dit les producteurs. Aujourd’hui partout dans les villages, les greniers sont vides. Même si un peu partout en campagne, les premières opérations de préparation du terrain se poursuivent progressivement, dans la plupart des concessions, les semences ne sont pas encore disponibles, tout comme l’engrais qui doit aussi parvenir avant que la date de son utilisation ne soit périmée ».

Source: Sud Quotidien

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Samedi 26 Avril 2008

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