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LE BARIL DE PETROLE TOUSSE: La pompe s’enrhume encore - 117 dollars le baril

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La nouvelle structure des prix des hydrocarbures raffinés entrée en vigueur depuis ce samedi 19 avril 2008, est caractérisée par une hausse de tous les produits pétroliers raffinés, même si le gouvernement a mis le pied sur le prix du pétrole lampant, du gaz butane et du fuel 180.



+19 FCfa sur le litre de gasoil qui passe de 668 FCfa à 687 FCfa, +03 FCfa sur les litres de supercarburant, d’essence ordinaire et d’essence pirogue. La nouvelle structure des prix des hydrocarbures raffinés, entrée en vigueur ce samedi 19 avril 2008, affiche ainsi une hausse des prix de tous les produits. Par rapport à la structure qui date du mois de mars dernier, les hausses varient relativement entre 0,4% et 2,8% et seraient sans doute plus importantes si le prix du pétrole lampant n’avait pas été bloqué à 553 FCfa/l (inférieur à son niveau réel), selon un communiqué émanant du ministère de l’Energie.

Les mesures gouvernementales s’étendent, outre au fuel 180, aux emballages de 2,7 et 6 kg du gaz butane dont les prix restent maintenus respectivement à 1.000 FCfa et à 2.500 FCfa, toujours selon le communiqué en question dont le texte rappelle l’ajustement automatique des prix, toutes les quatre semaines, sur la base des évolutions enregistrées au niveau des cours internationaux qui, ne cessent de s’envoler sur le marché.

117 dollars le baril

Le prix du baril de pétrole n’en finit pas d’aligner les records : il a touché pour la première fois le seuil des 117 dollars, ce vendredi, à New York, à la suite, apprend-on, de nouvelles perturbations de la production au Nigeria, premier producteur africain d’or noir. Le baril de « light sweet crude » est ainsi monté à 117,00 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau inédit depuis le début de la cotation du brut en 1983 à New York, même s’il s’est par la suite replié pour terminer la séance à 116,69 dollars, en hausse de 1,83 dollar par rapport à jeudi, ce qui constitue là aussi un plus haut en closing (clôture). A Londres, où s’échange une qualité de pétrole plus lourde et plus soufrée, un nouveau record a également été enregistré, le baril de Brent de la mer du Nord atteignant un plus haut historique à 114,22 dollars.

Il a également terminé à un niveau jamais vu, à 113,92 dollars, en hausse de 1,49 dollar par rapport à jeudi.

Les prix du pétrole ont gagné environ 54 dollars à New York par rapport à leur niveau il y a un an, et 47 dollars à Londres.

Cette nouvelle flambée des prix est due, selon les analystes, aux sabotages d’un oléoduc, exploité par une filiale du groupe pétrolier Shell, dans la région pétrolière du delta du Niger, au sud du Nigeria.

Le MEND, principal mouvement armé dans le delta du Niger, aurait revendiqué le sabotage du terminal d’exportation pétrolière de Bonny, le plus important au Nigeria avec une capacité de stockage d’environ sept millions de barils. Toujours est-il que le Nigeria a vu environ un quart de sa production totale réduite en raison des violences dans les zones pétrolières depuis janvier 2006. Rappelons que ces perturbations qui présagent un resserrement des disponibilités, interviennent après une chute des stocks pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut. Les réserves de brut et d’essence américains ont chuté la semaine dernière, alors qu’approche l’été, saison des grands déplacements en voiture.

L’Opep ne veut toujours pas pomper plus

En dépit de la flambée continue des cours, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole(Opep), continue à rejeter toute responsabilité dans la flambée des cours du pétrole et n’entend pas pomper plus de brut pour apaiser un marché qu’elle considère « suffisamment approvisionné ».

En fait, les membres de l’Opep attribuent la responsabilité de l’envolée des prix au déclin du dollar et à la crise économique américaine qui incite les investisseurs à spéculer sur les matières premières au lieu d’investir en Bourse.

Toujours est-il que les prix du brut ont quintuplé depuis 2002, mais les responsables du cartel qui produit environ 40% des besoins mondiaux en pétrole, affirment que « toute hausse de la production serait sans incidence sur les prix car il y a un équilibre entre l’offre et la demande ».

Il est vrai que qu’au mois de septembre, l’Opep avait relevé ses quotas de production de 500.000 barils, mais cela n’avait pas empêché le cours du baril de prendre environ 40 dollars, depuis.

L’Opep est d’autant moins encline à doper sa production que même l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, vient de revoir en baisse pour le troisième mois consécutif ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2008 à cause du ralentissement économique.

L’AIE qui pressait depuis des mois l’Opep d’augmenter sa production, se contente à présent de l’enjoindre de la maintenir.

Source: Sud Quotidien

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Lundi 21 Avril 2008

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