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LA POLICE TIRE sur la polulation et fait onze blessés dont quatre graves

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Dès les premières heures de la matinée hier, lundi, les populations de la commune de Marsassoum à 55 kilomètres à l’Ouest de Sédhiou, ont pris possession des coins stratégiques de la ville. Objectif : paralyser toutes les activités socio-professionnelles en signe de courroux contre le rejet de leur requête pour abriter le siège d’une des capitales départementales de la toute nouvelle région de Sédhiou. Les forces de sécurité sont intervenues. Bilan : onze blessés dont quatre graves.



LA POLICE TIRE sur la polulation et fait onze blessés dont quatre graves
La commune de Marsassoum a vécu hier toute la journée une effervescence inhabituelle. Les populations qui ont toujours réclamé le siège d’un chef-lieu de département depuis fort longtemps ont appris qu’elles n’ont aucune chance face à Bounkiling, Goudomp et Sédhiou. De façon spontanée, elles ont investi les grandes artères de la ville et y ont érigé des barricades puis incendié des pneus. Aussi, sur ordre du collectif pour la défense des intérêts de Marsassoum, les commerces ont baissé les rideaux, la circulation fermés au trafic, le bac assurant la rotation avec Diébang immobilisé et les travaux champêtres suspendus.

D’après le sous préfet de l’arrondissement de Djibabouya Samba Hane c’est sur réquisition « particulière » du préfet du département de Sédhiou que les forces de l’ordre, militaires et gendarmes, ont réprimé les manifestants après plusieurs sommations. « Ils ont fait usage des grenades lacrymogènes et de balles réelles contre nous, simples populations civiles qui ne demandons que réparation d’une injustice. L’injustice c’est qu’on nous a privé le siège de la capitale départementale dans la nouvelle région de Sédhiou.

Marsassoum est commune au même titre que Sédhiou et Goudomp. Et la logique voulait que ces collectivités municipales deviennent les départements. Dans l’histoire, nous avons joué un rôle très important dans cette zone du Yassig et du Boudhié. Nous reléguer en statut de commune dans cette nouvelle région de Sédhiou est inacceptable. Nous récusons cette décision d’où qu’elle vienne. Et nous allons toujours manifester dans la rue jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction totale. Pour nous arrêter, il va falloir marcher sur nos cadavres » martèle Yancouba DRAME le président du collectif des jeunes de Marsassoum.

Et de faire remarquer : « il y a des politiques qui ont sème le désordre au nom de leurs intérêts crypto personnels et cela ne passera pas du tout ». En milieu d’après-midi, un calme incertain régnait encore dans la ville. Le bilan faisait état de onze blessés dont quatre dans un état grave. S’agissait-il des balles réelles ou autres minutions, difficile pour l’heure de répondre par l’affirmative. L’infirmier soignant déclare avoir extirpé du métal dans le dos d’un manifestant et tout porte à croire qu’il s’agit d’une balle.

Le maire Alassane N’diaye déclare le sous-préfet indésirable

Le maire de la commune de Marsassoum n’est pas allé par quatre chemins pour cracher le feu sur le sous préfet de Djibabouya « a chaque occasion c’est ce sous préfet de Djibabouya logé ici à Marsassoum qui nous complique la tâche. Pourquoi ordonner la réquisition des forces de l’ordre contre les populations civiles. Il est vraiment grand temps qu’il parte d’ici, il nous crée plus de problèmes qu’il n’en règle » a dit Alassane N’diaye d’un ton très ferme de son retour brusque de Ziguinchor ou il était au début de la violence dans sa cité. Quant au sous préfet ainsi mis en cause, il dégage toute sa responsabilité dans l’intervention musclée des forces de l’ordre « ce n’est pas moi qui ai ordonné l’intervention des forces de l’ordre, c’est du ressort du préfet du département à qui il revient la gestion administrative des communes. C’est à lui de formuler une réquisition particulière.

La réquisition est particulière si c’est juste pour circonscrire les manifestants, le second cas si cela nécessite l’usage de la force. Et ce n’était vraiment le cas. C’est pour vous dire que je n’en suis pour absolument rien du tout » a expliqué Samba Hane. Le préfet Magatte Diallo que nous avons joint confirme qu’il s’agit d’une réquisition particulière pour rétablir l’ordre.

La provincialisation, l’origine du mal

La volonté des différentes zones ethnolinguistiques de Sédhiou d’abriter les chefs lieu de département est portée au grand jour au lendemain de l’alternance politique survenue en 2000 avec le souhait de Maître Abdoulaye Wade de ressusciter les provinces. Cet appétit s’est davantage aiguisé ces cinq derniers mois avec l’érection de Sédhiou en une collectivité régionale. Par plusieurs reprises, des populations se sont violemment manifestées dans la rue pour arracher ce titre de chef lieu de département. Le point névralgique de ces requêtes aura surtout été le Balantacounda/ Brassou, à Goudomp, Samine, Diattacounda et Tanaff dans l’extrême Sud et à Marsassoum dans l’ouest. Et comme par effet de contagion, des contrées et même des hameaux se jettent dans la rue qui, pour demander à être érigé en commune, qui pour une communauté rurale et qui pour devenir arrondissement.

Ce qui reste en revanche commun à toutes ces localités, c’est la dénonciation d’une manipulation de certains politiques qui promettent ça et là en fonction de leurs intérêts. Officieusement, les noms des nouvelles circonscriptions sont annoncés, Marsassoum se sentant lésé, s’est violemment manifesté ce matin dans la rue ; Tanaff, Sandiniéry et le Kabada/Dator promettent également de se faire entendre sur ces mêmes velléités. De là à se demander ce qui adviendra vraiment à l’annonce officielle des sites élus dans le nouveau découpage administratif de la région de Sédhiou.

Source: Sud Quotidien

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Mardi 29 Juillet 2008





1.Posté par deug le 29/07/2008 14:48
la guerre a commence,moi je suis entrain de demenager.

2.Posté par ghj le 29/07/2008 15:11
Menteurs de journaliste. Depuis quand la police est présente à Marssassoum. Il n'a pas de police à Marsassoum. Cessez votre acharnement sur la police. C'est plus qu'une haine viscérale que vous ressentez pour la police au point de la confondre (à dessein) avec les autres corps que sont la gendarmerie ou l'armée. De grâce, ayez un peu d'éthique.

3.Posté par Moi le 29/07/2008 15:20
Toi le "journaliste" Pourquoi mettre en titre "La police tire sur la population..." alors qu'il n'y a pas de police à Marssassoum.Si tu es honnête, cite en titre les forces qui ont tiré. Mais les journalistes,vous faites tout pour que votre haine contamine la population. Mais tout le monde est immunisé contre vos mensonges et combines. Je dirais que vous méritez votre sort de mendiants à la solde du plus offrant

4.Posté par wi le 29/07/2008 15:59
laye mane ragaal na sama waax j'ai rever ça sé fé un mois passer jé mm dis ça au chat bialye borom tourr loumou kinteu rek mou am mé yalla nasi borom bi def diam bétouma dé

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