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L'employé de la pharmacie confondait la caisse avec sa poche

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Abus de confiance, faux et usage de faux. Tels sont les délits, pour lesquels le nommé Ismaïla Diémé, employé à ladite pharmacie depuis environ de deux ans, a été traîné à la barre. Plusieurs sommes d'argent ont été frauduleusement soustraites jusqu'à hauteur de plus de 2.000.000 francs ; le dernier montant étant de 14.250 francs. C'est ainsi que madame Sarr, la patronne, a porté plainte contre le mis en cause. Par le canal du conseil de la partie civile que le plaignant a réclamé 3.500.000 francs. Le jugement est mis en délibéré pour demain, 31 octobre.



Les faits ont eu lieu dans une pharmacie à Boune, dans le secteur de Yeumbeul, le 22 octobre. Ismaïla Diémé est âgé d'une trentaine d'années. Le prévenu était embauché par madame Sarr depuis le 15 décembre 2006, en qualité de vendeur, dans la pharmacie de son époux, Abass Sarr, adjudant dans l ' armée ; de cette date à nos jours, plusieurs manquants dans les versements ont été détectés, grâce au logiciel. Selon monsieur Abass Sarr, représentant sa femme à la barre, depuis que Ismaïla Diémé est employé dans la pharmacie, à chaque versement, il y a toujours un manquant, démontré en chiffres par la machine. « Mais ils étaient deux dans la pharmacie, lui et mon beau frère, nous avions jugé prudent de ne pas nous précipiter au risque d'accuser quelqu'un à tort », explique-t-il. « Mais au fil du temps, les sommes soustraites ont atteint 2.880.000 francs. C'est le 22 octobre que nous avons fait les comptes, à la descente du prévenu, à 15 heures ; mon beau-frère Daouda qui devait assurer la relève, a fait l'inventaire, et a constaté un manquant de 14.250 francs. Alors, interpellé, le sieur Diémé a aussitôt reconnu les faits, et s'est dit prêt à rembourser cette somme », poursuit-il. Et M. Sarr d'ajouter que vu l'ampleur des détournements, il n'était pas question de régler l'affaire de cette manière. Même si sa sœur, policière, leur a proposé un accord à l'amiable en un acompte de trois cent mille, s'engageant à payer le reliquat, à raison de 50.000 francs, mensuellement. J'ai calculé que cela prendra plusieurs années, alors j'ai exigé la moitié des 2.880.000 francs ; sa sœur ne s'est pas engagée, et mon épouse a porté plainte à la police de Yeumbeul où il a été arrêté et déféré au parquet », déclare le sieur Sarr. Quant au mis en cause, Ismaïla Diémé, il n'a pas reconnu le montant de plus de 2.000.000 francs, soutenant de plus qu'il n'était pas seul dans la pharmacie, et que le dernier manquant de 14.250 francs, a été annoncé par le beau-frère du patron, alors que lui était en train de suivre la télé. Soutenant avoir été surpris quand il lui a dit qu'il manquait 14.250 francs dans sa caisse. Par ailleurs, le sieur Diémé a regretté qu'on ne l'ait pas laissé s'exprimer à la police. Mais cette version n'a pas convaincu les magistrats, qui estiment qu'il a été bel et bien entendu, dans les règles de l'art... « Pour l'enquête préliminaire à la police, j'ai fait quatre jours, ce qui n'est pas conforme à la loi », se plaint le prévenu. L'avocat de la partie civile, Me Diarra, a reconnu cette affaire est à la fois simple et délicate. Surtout, le problème de l'imputabilité. Me Diarra fera alors état de malversations financières commises par le mis en cause. « D'ailleurs, il a reconnu les faits à la police, mais il tient autre langage à la barre, mais ses dénégations ne sauraient convaincre », charge-t-il. Et Me Diarra de regretter le comportement du prévenu à la barre, rigolant, gesticulant comme si le procès ne l'intéressait pas. « Nous demandons au tribunal de le condamner à telle peine que va requérir le procureur, de nous allouer la somme de 3.500.000 francs, d'ordonner l'exécution provisoire, et de fixer la contrainte par corps au maximum », demande-t-il. Le procureur dans son réquisitoire, demande de relaxer le prévenu du délit de faux et usage de faux, et de lui faire une peine d'avertissement de 2 mois avec sursis. L'avocat de la défense, Me Baba Diop, dira au tribunal que la police avait voulu rendre service à leur collègue Abasse Sarr, adjudant dans l'armée, mais qu'il n'y pas eu de preuve ni de pièce comptable. « Le faux et usage de faux n'étant pas avéré, reste le délit d'abus de confiance, à propos duquel Ismaïla Diémé était prêt à payer le manquant. Je demande au tribunal de le relaxer, tout au moins au bénéfice de doute », plaide-t-il. Le jugement est mis en délibéré pour demain, 31 octobre.

Source: L'office

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Mardi 30 Octobre 2007

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