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L’après Bongo : tempête ou orage ?

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L’Afrique est en deuil. Doyen dans la fonction de chef d’Etat africain, le président gabonais El hadji Omar Bongo au pouvoir depuis 41 ans, n’est plus. Avec sa disparition fortement médiatisée, le Continent perd un de ses « sages » et la France un de ses « conseillers » parmi les plus écoutés depuis l’époque des indépendances africaines. Ses amitiés connues avec tous les présidents que la France a connus depuis 1960, faisaient de cet homme à la repartie facile, pragmatique à souhait, un pilier incontournable de la coopération franco africaine. Du temps où la grande messe franco africaine devenue France Afrique était le rendez-vous le plus couru et le lieu privilégié où se réglait la plupart des conflits, rien ne se faisait en ce qui concerne l’Afrique sans son avis. Au grand jour comme dans les coulisses, on faisait appel à son expertise, à la sagacité et au sens presque inné de ce grand dignitaire de la France Afrique pour tout ce qui concerne la realpolitik africaine. Au delà de son leadership que personne n’a voulu de son vivant lui contester au risque de se voir priver de soutiens précieux dont celui de la France, et du respect qu’ inspirait ce dinosaure allié indéfectible de la France, se pose le problème crucial de sa succession. « L’après Bongo » n’ayons pas peur de le dire, ne sera pas facile. Les mois qui ont précédé la maladie fatale, sont à ce titre révélateurs. Comme l’est le lieu où il a confié ses dernières mémoires (l’Espagne). Le voile pudique dont on entoure nos vieillards, s’était quelque peu déchiré. Sous l’effet conjugué de plaignants mettant en cause son patrimoine immobilier et sa fortune. La France qui a salué la « perte d’un ami » et qui avait habitué ce pays et son chef à une certaine indulgence, laissait faire. Convoquant le droit, les engagements internationaux, la non ingérence et pliant sous l’effet des organisations de lutte contre la corruption. Il n’en fallait pas plus pour qu’on crie au « lâchage » d’un allié des temps difficiles et dont les conseils étaient jusqu’à une époque récente, jugés précieux. La « Suisse de l’Afrique centrale » réalise aujourd’hui ce qu’elle doit à l’auteur de « Blanc comme Nègre » qui a survécu à de nombreuses épreuves et fait du Gabon un pays stable, ignorant les affres de la guerre et des coups d’Etat au milieu des tempêtes de cette partie de l’Afrique. Pays à la trajectoire atypique, habitué aux gouvernements d’union nationale issus de « consensus à la gabonaise », saura t-il naviguer en douceur pour gérer l’après Bongo alors que le rêve pétrolier s’est évanoui ? Si son propre fils, Ali Bongo, l’actuel ministre de la défense, semble avoir la faveur des pronostics dans la course pour le fauteuil, il faudra sans nul doute compter avec les autres prétendants à l’intérieur comme hors du cercle familial ou du sérail. Les ministres de l’intérieur, de la communication comme celui de finances, sont pointés du doigt comme de fortes personnalités et des plus influentes du sérail. La scission qui s’est opérée au sein de l’appareil d’Etat aux lendemains de la présidentielle de 2005 avec une jeune garde aux dents longues, laisse entrevoir des soubresauts internes. En indiquant trente neuf ans après son accession au palais « je serai candidat en 2012 si Dieu m’en donne la force » Omar Bongo Odimba révélait déjà son incapacité à designer un successeur.



L’après Bongo : tempête ou orage ?
De la tentative de renversement du président Léon Mba par un coup d’Etat militaire aux lendemains électoraux chaotiques de 1994, le Gabon a toujours su faire la « paix des braves » et dans un élan patriotique, sauver ce pays de l’aventure. Des figures emblématiques comme celles de Zacharie Myboto, le transfuge, Augustin Mousavou King Christain Serge Maroga, le radical Pierre Mamboudoundou, de Pierre Louis Agondjo Okawe mais aussi des membres influents de la société civile comme Georges Mpaga, Marc Ona essangui, Gregory ngbwa vont sans nul doute figurer au rang de ces prétendants au pouvoir devenu depuis quelques semaines, vacant pour raison de maladie du légitime et unique occupant du palais depuis le General De Gaulle ou depuis Senghor. Les derniers nommés, sans être de la trempe des leaders historiques de l’opposition, sont des militants de la transparence des revenus du pétrole. Le « réflexe consensuel » suffira t-il cette fois ci pour gérer « la crise politique et éviter à la « Suisse de l’Afrique centrale » des lendemains tumultueux assimilables à une tempête ? « ils parlent, moi je rigole » aimait souligner « Petit Piment » ou plutôt le « mollah Omar » qui a tiré sa révérence.

Par Amadou Gaye
Source Le Soleil

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Mardi 9 Juin 2009





1.Posté par malik le 09/06/2009 08:43
ct un voleur, jespere on rendra largent d biens immobilier au pays

2.Posté par alymichele le 09/06/2009 13:18

Bongo est mort un point final. Adieu le père!

laissez des supputations et que le peuple décide enfin de qui va le diriger.

utopie car les dents des crocodiles sont dressées tant au gabon qu'aupès de ceux qui pillent le gabon depuis des années pour qui levera la tête.

et s'il y avait opposition !!! qui ne pourra rien faire car baricardé par les traitres policiers et militaires qui sont partout guettant le moindre mouvement.

et la constitution qui pouvait permettre la reorganisation des elections dans 45 jours mais là encore les apetits depasserons les espérance et le peuple dans tout ce vacarme.

que dieu benisse le peuple gabonnais car l'issue est floue et très conditionnée

MICHI

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