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L'INTEGRALITE DU DISCOURS DE OUSMANE TANOR DIENG AUX USA: « Il a fallu huit années au régime de Wade pour ôter à notre système démocratique tous ses attributs… »

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Aux, Usa depuis quelques jours pour assister à l’investiture de Barack Obama comme candidat démocrate à la présidentielle américaine, le Secrétaire général du Parti socialiste du Sénégal, Président du Comité Afrique de l’Internationale Socialiste, Vice - Président de l’Internationale Socialiste, M. Ousmane Tanor Dieng y a traité du sujet : "Le Sénégal à l’épreuve d’une impasse historique : quelles solutions de sortie de crise ?". A cet effet, il a prononcé le samedi 30 août 2008 au Harlem Tae kwon Do (No 236 West 116 Street entre la 7eme et la 8eme Avenue), New York, USA. Voilà son discours intégral



L'INTEGRALITE DU DISCOURS DE OUSMANE TANOR DIENG AUX USA: « Il a fallu huit années au régime de Wade pour ôter à notre système démocratique tous ses attributs… »
« Mes chers compatriotes, mes chers camarades Chers amis, chers invités

Je voudrais avant tout vous dire la joie immense et le plaisir intense que j’éprouve à me retrouver parmi vous. J’imagine les sacrifices qui ont été les vôtres pour rendre cette rencontre possible. Mais je sais aussi qu’en dépit de l’éloignement, vous portez un intérêt tout particulier à l’actualité du pays que vous passez votre temps libre à scruter sur internet.

J’aurais tellement souhaité vous apporter des nouvelles rassurantes du pays. Hélas comme vous le savez sans doute, le Sénégal baigne dans une crise sans précédent tant par sa nature que par son ampleur, une crise qui perdure et installe inexorablement notre pays dans une impasse historique. L’impasse absolue est, en effet, le seul repère pour mesurer la séquence inédite que nous vivons.

Dans notre pays où le ciel est si bas, si chargé, où le présent est tellement lourd, le futur tellement loin, tous nos compatriotes sont saisis du sentiment d’une véritable descente aux enfers, j’allais dire d’un vide sidéral.

Le brouillard, alimenté par la furie et la folie destructrices qui inspirent le régime libéral, a atteint un niveau de densité tel que les dérives dans la conduite des affaires publiques et dans les rapports avec les citoyens sont devenues monnaie courante.

Il faut le savoir, ce qui est en cause, c’est moins le naufrage du régime dit de l’alternance et les échecs de ses politiques iniques et cyniques mais plus problématique encore, c’est la hargne avec laquelle ce pouvoir promeut une gouvernance politique à rebrousse poil des référents institutionnels, démocratiques, éthiques et une gestion économique et financière à rebours des normes de transparence et de l’intérêt général.

La perversion primordiale qui caractérise le régime libéral qui pense qu’il peut aller loin avec pour unique balise un socle d’anti-valeurs, est la cause principale de la banqueroute qui meuble notre quotidien et s’offre désormais comme seule perspective pour notre pays.

Il y a, pour conforter ce qui n’est plus une simple perception mais une réalité accablante, un seul critère de vérité, ce sont les faits, rien que les faits. Or, à l’exception des membres du clan libéral qui profitent des libéralités et des prébendes et qui, d’ailleurs, ne savent ni comment, ni pourquoi ils sont devenus subitement riches, les faits vécus par l’écrasante majorité des Sénégalais, prennent le chemin de la tragédie économique, sociale et politique.

Les faits, ce sont ces indicateurs au rouge qui démontrent clairement la béance de la crise économique et financière qui frappe notre pays, avec des fondamentaux chahutés par les violations devenues banales des critères de bonne gestion des ressources et du patrimoine publics. Les manifestations de cette régression résultent de la détérioration inquiétante du cadre macro économique caractérisé par un taux de croissance, hier élevé et constant, aujourd’hui instable et en chute libre, une inflation non maîtrisée et en hausse continue après une baisse contrôlée jadis jusqu’à un niveau proche de zéro, un déséquilibre chronique de la balance commerciale avec la baisse drastique de notre autonomie commerciale passée de près de 80 % à un peu plus de 40 %, sans compter avec le niveau préoccupant d’un déficit budgétaire insoutenable que confirme le phénomène d’accumulation des arriérés de paiement avec un effet « boule de neige » sur tous les segments de notre économie.

Les faits, c’est cette double panne de stratégie et de politique qui frappe l’agriculture, l’élevage et la pêche et qui plonge le monde rural dans un désarroi sans précédent, amplifié par un déficit vivrier effarant et par une pauvreté croissante. Cette crise du monde rural pousse des milliers de nos compatriotes à emprunter le chemin de l’exode à la recherche de moyens de subsistance, vers les centres urbains ou même vers l’étranger souvent dans des conditions inhumaines et dramatiques. Pour toute réponse au drame des paysans, pasteurs et pêcheurs, Abdoulaye Wade sort de son catalogue de plans fantaisistes une supercherie ubuesque et burlesque, sous une formule pompeuse qui élude les hypothèses techniques sous-jacentes, les sources de financement du programme d’autosuffisance alimentaire sans compter la stratégie de spoliation foncière qui se cache derrière.

Les faits, c’est l’état de décomposition avancée de notre tissu industriel et la perte de compétitivité de notre économie. Les entreprises du secteur privé, asphyxiées par le goulot de la dette intérieure et exposées à l’arbitraire de la puissance publique, connaissent des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois. Elles subissent également une persécution dont la finalité est de les obliger à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés au régime libéralo-affairiste.

Les faits, ce sont encore les tourments d’un quotidien de plus en plus insupportable pour des millions de Sénégalaises et de Sénégalais englués dans la flambée vertigineuse des prix des denrées, produits et services de base (le riz, la viande, le poisson, les légumes, l’huile, le lait, la farine, le gaz, le transport, l’eau, l’électricité, le loyer, j’en passe). L’aveuglement suicidaire du régime libéral, sans aucune fibre, ni sensibilité sociale, laisse présager des lendemains sombres pour le pouvoir d’achat et pour les consommations courantes des ménages.

Les faits, c’est l’augmentation des prix du carburant à la pompe, qui se répercute sur tous les autres prix des produits et services de consommation courante. Les faits, ce sont les délestages intempestifs de la SENELEC, les coupures de la SDE qui ont fini par faire de l’électricité et de l’eau des produits rationnés.

Les faits, c’est cette absence de perspective pour la jeunesse doublement éprouvée par la crise chronique du système éducatif et par le chômage endémique, une jeunesse qui ne demande pourtant qu’à être intégrée dans le tissu social, par l’éducation et la formation, et sur le marché du travail.

Les faits, c’est cette inquiétante crise des valeurs suscitée, encouragée, récompensée, par le pouvoir de l’argent et avec l’argent du pouvoir, et accentuée par le vacarme des scandales et de la corruption qui rythment le quotidien de l’Etat. La meilleure illustration étant l’énorme forfaiture dans la gestion budgétaire qu’Abdoulaye Wade s’est empressé de circonscrire au dépassement budgétaire pour tenter de masquer l’ampleur du préjudice financier. Il ne faut d’ailleurs pas se laisser abuser parce que cette énième affaire confirme la mal gouvernance, la légèreté et l’irresponsabilité avec lesquelles les finances publiques sont gérées pour entretenir une délinquance financière institutionnalisée. J’imagine que beaucoup d’entre vous se demandent comment ces dérapages budgétaires ont pu se faire dans un système où il existe des mécanismes de contrôle. Il faut savoir que c’est Abdoulaye Wade qui est le cerveau de ces dépenses hors budget et que, ce faisant, il neutralise tous les mécanismes de contrôle administratif, juridictionnel et parlementaire.

Les faits, c’est cette impasse politique caractérisée par la rupture du dialogue politique, par l’absence de crédibilité de notre système électoral, par l’illégitimité et l’instrumentalisation partisane des institutions issues des élections présidentielle, législatives et sénatoriales, par les manipulations politiciennes à profusion de la Constitution ainsi que par la panne de notre modèle démocratique.

Les faits, ce sont les dérives totalitaires d’un pouvoir belliqueux qui, dans un amalgame malsain, associe la répression policière et les méthodes du « milieu », pour tenter d’enfermer nos libertés dans un écrin. Les faits, ce sont ces menaces et ces violences que les journalistes ont si justement désigné sous son visage hideux de monstre qui veut instituer une police des idées chargée de traquer, de casser et d’écraser tous les citoyens qui émettent des opinions contraires à la propagande officielle.

Au total, nous sommes loin du Sénégal paradisiaque que s’échinent à nous dépeindre des laudateurs, payés à la tâche et programmés pour glorifier ce qui tient lieu de vision d’Abdoulaye Wade, une vision qu’il faut le dire n’a ni queue, ni tête. Aujourd’hui, cette méthode de gouvernance, grosse de périls, a trouvé ses limites face au mur des réalités, faites de déceptions, de souffrances, de colère des populations contre un régime qui excelle dans la prédation et l’irresponsabilité.

Il est donc temps d’en prendre l’exacte mesure, d’arrêter cette machine infernale qui pourrait nous conduire au bord du précipice et de reprendre en main notre destin confisqué par une minorité mal pensante et mal agissante. La question interpelle tous les Sénégalaises et Sénégalais, qu’ils appartiennent à la classe politique ou qu’ils s’en démarquent, qu’ils soient des villes ou des campagnes, travailleurs ou sans emploi, qu’ils soient au pays ou à l’étranger. Les hommes et les femmes de tous âges, de toutes conditions, de toutes ethnies, de toutes religions, sont interpellés par ces urgences qui taraudent notre quotidien et qui attendent d’être efficacement traités.

Dès lors, il est nécessaire, qu’ensemble nous fixions le cap sur l’avènement d’un nouveau cap, porteur de nouveaux instruments et de nouveaux mécanismes et porté par les forces vives du pays, pour définir, dans des termes aussi précis que possible, le dessein que nous formons pour le peuple sénégalais si éprouvé par les frasques et échecs du régime libéral.

Voilà qui donne sens aux Assises Nationales, conçues et perçues par l’écrasante majorité de nos concitoyens qui y voient le symbole le plus abouti de l’exception sénégalaise, une exception qui a toujours permis à notre Nation de puiser dans le génie propre de son peuple pour trouver les ressorts nécessaires afin de traverser les épreuves sans violence, ni effusion de sang.

Les Assises Nationales constituent, dans la forme, un grand exercice de méthode et, dans le fond, un salutaire exercice de sauvetage de notre pays qui permettra aux différents acteurs de la vie nationale d’examiner ensemble, de manière sereine et méthodique, les moyens de remettre à flots nos fondamentaux institutionnels, démocratiques, économiques et sociaux. Ce dont il est donc question, c’est de parvenir, au moyen des ces Assises et en s’appuyant sur le pluralisme et le consensus, à trouver, dans le très court terme, des solutions à la tyrannie de la crise actuelle et à définir, dans les moyen et long termes, les réformes structurelles nécessaires à la viabilité et à la pérennité de l’Etat, de la République et de la démocratie et à l’efficacité de nos politiques économiques et sociales.

Les Assises Nationales sont un moment très fort dans la vie de notre Nation, où renouant avec la tradition du dialogue, les différents segments de la société vont disséquer avec sérieux les problèmes du Sénégal. Je reste persuadé, au regard de la qualité des participants, du respect qu’ils inspirent et à la dignité qu’ils représentent dans leur domaine, qu’elles nous donneront les clefs pour redresser le Sénégal et pour restaurer l’espoir chez les Sénégalais.

La méthode participative et le consensus qui en sont les éléments moteurs, exigent que les organisations représentatives des différents segments de la Nation, les citoyens de tous bords qu’ils vivent parmi nous ou à l’étranger à travers les consultations citoyennes et le forum sur internet, s’y investissent pleinement.

C’est pourquoi, je vous invite, chers compatriotes, à vous engager dans le mouvement et à vous investir dans cette dynamique novatrice et inédite qui donne une chance à priori aux solutions policées pour sortir de cette crise infernale.

Avant de conclure, je souhaite brièvement partager avec vous sur un sujet qui me tient à cœur : c’est la régression démocratique en Afrique dans une ambiance préoccupante d’atteintes aux normes démocratiques. Je le ferai en mettant le curseur sur quatre pays qui, à mon sens, représentent les contre indications à la prescription démocratique.

D’abord le Sénégal que je connais le mieux où il a fallu huit années au régime d’Abdoulaye Wade pour ôter à notre système démocratique tous ses attributs et tout son substrat, entravant du coup, la construction démocratique entamée depuis plusieurs décennies. Cette liquidation des acquis démocratiques a pris des formes inouïes : la révision à profusion de la Constitution, la modification unilatérale des règles consensuelles du processus électoral, la manipulation du fichier électoral, des fraudes électorales à grande échelle qui a consacré des institutions illégitimes, les reports incessants des élections, la dissolution illégale de certaines collectivités locales dirigées par l’opposition….

Ensuite, le Kenya où le bilan macabre de la crise post électorale de janvier 2008 démontre que le détournement du suffrage populaire peut aboutir à une tragédie humaine. Là également, ce sont des doutes sérieux sur la sincérité des résultats proclamés après le scrutin présidentiel qui ont été à l’origine de la mort de milliers de citoyens. En outre, le Zimbabwé qui constitue une parfaite illustration des tyrannies pseudo-démocratiques qui perdurent par des méthodes sordides, ne craignant même pas la réprobation et l’indignation des démocrates.

Enfin, la Mauritanie dont l’élan démocratique vient d’être brisé net par un coup d’Etat perpétré par des officiers de l’armée qui, visiblement, ne s’accommodent pas du rôle et de la place dévolus aux militaires dans un système démocratique.

Si j’ai tenu à évoquer ces différentes situations, c’est pour souligner que la construction démocratique en Afrique reste encore fragile même si quelques raisons d’espérer nous viennent de quelques pays. C’est également pour montrer que le regain des pratiques de perversion des normes démocratiques et des atteintes graves à la liberté et à la dignité humaines est source de danger pour notre continent en ce qu’elles obligent les citoyens à adopter des formes de radicalisation préjudiciables à la stabilité politique, à la paix civile et à la cohésion nationale.

L’absence de définition d’un processus électoral transparent, maîtrisé, consensuel et d’un ancrage pérenne dans un système de libertés, fait le lit à l’implosion du tissu social et entrave le développement économique et social du continent.

Cependant, en dépit de la sévérité du tableau, il ne faut pas céder au fatalisme du désespoir. Il faut, au contraire, mettre le métier sur l’ouvrage pour faire échec au péril despotique qui guette le continent africain. Il faut renouer avec le projet démocratique en mobilisant les élites et les populations africaines dans la construction d’une véritable conscience démocratique.

Voilà quelques réflexions formulées à grands traits que je souhaitais partager avec vous en vous remerciant pour la chaleur de votre accueil et pour m’avoir offert cette opportunité précieuse d’échanger avec des compatriotes, qui même loin du pays, ne manquent jamais l’occasion de démontrer leur patriotisme.

Merci de votre aimable attention ».

Alassane DIALLO

Source: Ferloo.com

Article Lu 1777 fois

Lundi 1 Septembre 2008





1.Posté par abdelth le 01/09/2008 09:12
c'est la faute de Wade

2.Posté par PAPIS NDAO OUEST FOIRE le 01/09/2008 09:20
WA PS VOUS CROYEZ QUE LE PEUPLE EST DEJA AMNESIQUE OU KOI .LES SOUFFRANCES DONT NOUS VIVONT SONT D1 PART OCCASIONNEES PAR VOTRE INCOMPETENCE PENDANT 40 ANS A POUIVOIR TROUVER DES SOLUTIONS IDOINES A LONG TERME TOUS CE K VOUS AVEZ FAIT C DE COLLEMATER PARE CI PAR LA SANS PENSER AUX GENERATIONS FUTURES C DAILLEURS POURKOI LE TRAVAIL DE WADE EST GARGANTUESQUE ET ARDI CAR IL LUI FAUT RECOMMENCER A ZERO POUR POUVOIR BATIR KELK CHOSE DE SOLIDE POUR LES GENERATIONS FUTURES ALORS NE CROYEZ PAS QUE VOUS POUVEZ PROFITER DE CE PTIT MOMENT DE FLOTTEMENT POUR TENTER DE NOUS RECONQUERIR ON VOUS A TOURNE LE DOS ET POUR AU MOINS 40 ANS

3.Posté par PAPIS NDAO OUEST FOIRE le 01/09/2008 09:20
WA PS VOUS CROYEZ QUE LE PEUPLE EST DEJA AMNESIQUE OU KOI .LES SOUFFRANCES DONT NOUS VIVONS SONT D1 PART OCCASIONNEES PAR VOTRE INCOMPETENCE PENDANT 40 ANS A POUIVOIR TROUVER DES SOLUTIONS IDOINES A LONG TERME TOUS CE K VOUS AVEZ FAIT C DE COLLEMATER PARE CI PAR LA SANS PENSER AUX GENERATIONS FUTURES C DAILLEURS POURKOI LE TRAVAIL DE WADE EST GARGANTUESQUE ET ARDI CAR IL LUI FAUT RECOMMENCER A ZERO POUR POUVOIR BATIR KELK CHOSE DE SOLIDE POUR LES GENERATIONS FUTURES ALORS NE CROYEZ PAS QUE VOUS POUVEZ PROFITER DE CE PTIT MOMENT DE FLOTTEMENT POUR TENTER DE NOUS RECONQUERIR ON VOUS A TOURNE LE DOS ET POUR AU MOINS 40 ANS

4.Posté par Apolitik le 01/09/2008 09:54
Tous pareils. Ils ne pensent qu'a eux et leurs poches leurs bides aussi tous des thiakhane kate. Indigne mais on verra LUNDI.

5.Posté par milk le 01/09/2008 13:13
PAPIS NDAO TU MENT. IMBECILE QUE TU ES

6.Posté par elbiazo paris le 02/09/2008 01:47
Enfin un politicien qui, au moins, à défaut résoudre par des actes les problèmes de nos concitoyens, sache faire un discours clair, relatant les vraies proccupations des senegalaises. Plutot rassurant de voir qu'il ya encore des intellectuelles dans notre pays, même dans l'opposition.

7.Posté par 007 REPONSE A MILK le 02/09/2008 05:31
papis il a raison yaw MILK SA DAYOU ND.E.YE. DOMARAM CE SONT CES GENS DU PS QUI ONT BOUSILLE LE PAYS AVANTDE FOUTRE LE CAMP ET TU OSE LES DEFENDRE.JATTEND AVEC IMPATIENCE TA REPONSE.ET JE TAPPRENDRIS DE NOUVELLES INSULTES.
BRAVO PAPIS POUR TON PERTINENCE

8.Posté par 007 REPONSE A MILK le 02/09/2008 05:31
papis il a raison yaw MILK SA DAYOU ND.E.YE. DOMARAM CE SONT CES GENS DU PS QUI ONT BOUSILLE LE PAYS AVANT DE FOUTRE LE CAMP ET TU OSE LES DEFENDRE.JATTEND AVEC IMPATIENCE TA REPONSE.ET JE TAPPRENDRAIS DE NOUVELLES INSULTES.
BRAVO PAPIS POUR TON PERTINENCE

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